Mali: l’intervention des forces françaises fait toujours des vagues

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L’intervention des forces françaises du week-end dans le nord du Mali, présentée comme une attaque de positions de terroristes-jihadistes, continue de faire des vagues. Un groupe armé pro-gouvernemental malien affirme que ce sont ses positions qui ont été attaquées. Les deux parties cherchent un terrain d’entente.

Même si chaque camp manifeste la volonté de calmer le jeu, la tension est toujours palpable. Côté armée française, on jure la main sur le cœur que ce sont des positionsdes terroristes qui ont été attaquées dans le Nord. Mais, au même moment, un message clair a été adressé au Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), un groupe armé pro-gouvernemental : « Vous n’êtes pas nos ennemis ».

Côté Mouvement de l’Azawad, on persiste et signe : « Ce sont bien nos positions qui ont été attaquées et c’est une bavure ». Des responsables du MAA parlent de plusieurs de leurs combattants tués et d’autres portés disparus. Et, comme s’ils étaient en colère, ils disent ne pas comprendre que l’armée française refuse de les laisser aller sur les lieux de l’attaque vers la localité de Ménaka.

Par maliweb.net
Le 25/12/2015

Boko Haram «techniquement» vaincu au Nigeria?

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Au Nigeria, le gouvernement s’était fixé jusqu’en décembre pour vaincre Boko Haram, qui est affilié à l’organisation Etat islamique. Jeudi 24 décembre, dans un entretien réalisé par la BBC, le président nigérian, Muhammadu Buhari, martèle que l’armée a « techniquement » vaincu Boko Haram. Un avis diversement apprécié, notamment du point de vue des populations déplacées dont le quotidien reste perturbé par l’instabilité dans le nord-est du pays.

Muhammadu Buhari est clair sur un point : Boko Haram n’est plus en mesure d’organiser des attaques de type conventionnelles. Ses incursions se limitent à l’usage d’engins explosifs, constate le président nigérian. « Les Etats de Yobe, de l’Adamawa et de Borno sont libérés », se félicite-t-il.  « Je pense donc que nous avons techniquement remporté la guerre parce que les gens sont en train de regagner leurs quartiers », conclut, d’un ton serein, Muhammadu Buhari sur la chaîne britannique.

Pour étayer cet optimisme, l’armée diffuse chaque semaine des comptes-rendus de ses victoires et des arrestations de présumés membres du groupe jihadiste.

Mais pour Freedom Onuoha, analyste des questions militaires au National Defense College, « Boko Baram a encore la capacité de coordonner des attentats suicides isolés », en témoignent les récentes attaques à Beninsheikh et Mafa dans le nord-est du pays.

Autre point noir : il existe, selon cet analyste, des poches de résistance, notamment dans la forêt de Sambisa. Ou encore Gwoza, dans l’Etat de Borno. Comme l’explique également Ayuba Bassa, le porte-parole de la communauté chrétienne de Gwoza : « La plupart des insurgés de Boko Haram sont originaires de Gwoza. Ils connaissent très bien le terrain, parce que c’est chez eux. Aujourd’hui, pour l’ensemble du gouvernement local de Gwoza, le seul endroit où on peut réellement se rendre, c’est à l’intérieur de la ville. Et même à l’intérieur de la ville, les insurgés viennent et commettent des crimes. Ensuite, ils partent se réfugier dans les montagnes. »

Dernier paramètre à prendre en compte : les quelque deux millions de personnes déplacées, dont le retour est conditionné à la pacification du nord-est du pays.

Par RFI
Le 25/12/2015

Côte d’Ivoire: liberté provisoire pour un ex-ministre pro-Gbagbo

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Abidjan – Sébastien Dano Djedjé, un ancien ministre proche de Laurent Gbagbo, a bénéficié jeudi d’une mesure de liberté provisoire après sept mois de détention pour avoir affiché son soutien à l’ex-président ivoirien poursuivi par la Cour pénale internationale (CPI), a-t-on appris de sources concordantes.

« Il est à la maison, c’est une liberté provisoire », a indiqué une source judiciaire proche du dossier sans plus de précision. M. Dano Djédjé « est effectivement chez lui depuis cet après-midi », a confirmé Frank Anderson Kouassi, le responsable de communication des « frondeurs » du Front populaire ivoirien (FPI), le parti fondé par Laurent Gbagbo.

Sébastien Dano Djedjé avait été interpellé en mai 2015 en même temps que l’ex-ministre Hubert Oulaye et Justin Koua, un autre cadre du FPI. Les trois hommes avaient participé le 30 avril à une réunion de « frondeurs » du FPI ayant désigné M. Gbagbo « président » du parti, une démarche jugée sans « aucune valeur » par la direction du FPI.

M. Djedjé est poursuivi pour « discrédit sur une décision de justice, violence et voies de faits sur les forces de l’ordre, rébellion et atteinte à l’ordre public ». Laurent Gbagbo est écroué depuis fin 2011 à La Haye, où il doit être jugé par la CPI pour des « crimes contre l’humanité » présumés commis lors de la crise postélectorale de 2010-2011.

Née de son refus de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara à la présidentielle de novembre 2010, la crise a fait plus de 3.000 morts en cinq mois de violences.

eak/cyj
Abidjan.net
Publié le jeudi 24 decembre 2015  |  APA

Pierre Nkurunziza, aussi dur et superstitieux que Gbagbo? Biographie

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Pierre Nkurunziza

Biographie

Pierre Nkurunziza, né le 18 décembre 1963 à Ngozi, est un homme politique burundais, à la tête des Forces pour la défense de la démocratie (FDD). Ancien ministre de la bonne gouvernance et de l’inspection générale de l’État du gouvernement de transition du président Domitien Ndayizeye, il est élu comme nouveau président de la République le 19 août 2005 et réélu en juin 2010 et juillet 2015.

Jeunesse

Son père est gouverneur des provinces de Kayanza et de Ngozi où la famille s’est établie. En 1965, après la chute de la monarchie, il est élu au Parlement de la nouvelle république. Il sera tué en 1972, au moment des massacres qui font près de 100 000 morts en quelques semaines. Pierre n’a que 8 ans et grandit dans un quartier mixte où les deux communautés n’étaient pas encore séparées par les massacres des années 1990. Sportif, il est surnommé Black Panther en raison de son intérêt pour les mouvements d’émancipation des Noirs américains. Ne pouvant devenir officier, il devient en 1991 professeur de gymnastique à l’université.

Rébellion

En 1995, recherché par des tueurs, il rejoint la rébellion des FDD, créée deux ans plus tôt après l’assassinat de Melchior Ndadaye le 21 octobre 1993, le premier président hutu du pays. Après quelques mois de guérilla, il est grièvement blessé mais en réchappe. Il est très croyant depuis lors et son épouse est en relation avec des églises évangéliques américaines et australiennes qui soutiennent financièrement sa cause.

Nkurunziza est condamné à mort en 1996 (1997 ou 1998) par la justice burundaise pour sa responsabilité dans la pose de mines anti-char ayant fait des dizaines de morts dans la capitale Bujumbura en 1995.

Suite aux accords d’Arusha et à l’accord de cessez-le-feu de 2003, Nkurunziza est provisoirement amnistié.

Il s’élève dans la hiérarchie et avec la complicité d’Hussein Radjabu, prend la tête des FDD en 2001.

Nkurunziza fait partie des signataires, avec le président Pierre Buyoya, de l’accord de paix d’Arusha marquant la fin de la guerre civile burundaise en 2000. Le 16 novembre 2003, les FDD signent un accord de cessez-le-feu avec le gouvernement de Domitien Ndayizeye hutu. Les FDD se transforment alors en parti politique.

Président de la République (depuis 2005)

Le FDD remportent les élections législatives du 4 juillet 2005. Lors des élections présidentielle du 19 Août 2005, L’Assemblée nationale et le Sénat réunis en congrès élisent Nkurunziza président pour un mandat de 5 ans rééligible une seule fois, Il prête serment le 26 août. 162 parlementaires votent pour Nkurunziza, 9 contre et 2 s’abstiennent. Ce scrutin constituait l’étape finale du processus de paix.

Un congrès extraordinaire du Conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD) désigne le 24 avril 2010, Nkurunziza comme candidat du CNDD-FDD pour briguer un second mandat à la tête du pays à l’élection présidentielle du 28 juin 2010.

L’opposition burundaise refuse de participer à l’élection présidentielle du 28 juin 2010 et dénonce des fraudes lors des élections municipales de mai (le CNDD-FDD a remporté les municipales avec 64 % des voix et le déroulement de l’élection est jugé correct en regard des standards internationaux par les observateurs de l’Union européenne. La campagne est émaillée d’incidents, plusieurs membres de l’opposition sont arrêtés. Pierre Nkurunziza a été réélu président en 2010 avec plus de 91 % des voix, étant le seul candidat de l’élection. Les candidats de l’opposition s’étaient retirés pour protester contre les irrégularités du scrutin.

Crise politique de 2015

En 2015, Pierre Nkurunziza décide de briguer un troisième mandat à la présidence de la République, ce qui est contraire à l’article 96 de la constitution du Burundi, promulguée en mars 2005. Sa candidature est néanmoins validée par une décision controversée de la Cour constitutionnelle.

Le 25 avril 2015, il s’impose comme candidat à l’élection présidentielle du 26 juin 2015 du Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD), provocant une scission du parti, des heurts et les protestations de l’opposition.

Le 13 mai 2015, Pierre Nkurunziza, en déplacement pour un sommet à Dar es-Salaam sur la situation de crise de son pays, est victime d’une tentative de coup d’État de la part du général Godefroid Niyombare qui annonce depuis une radio privée que le président est destitué de ses fonctions et le gouvernement limogé. Le 15 mai, après de violents combats dans le centre ville de Bujumbura, le chef des putschistes annonce leur reddition et la présidence annonce le retour imminent du président Nkurunziza. Les jours qui suivent voient une répression sanglante de l’opposition de la part du président qui a fait plus de 100 morts et plus de 150 000 réfugiés à l’extérieur du pays. Après plusieurs reports, l’élection présidentielle, jugée illégale et truquée par tous les observateurs de la politique burundaise, se tient finalement le 21 juillet ; le 24 juillet la commission électorale nationale indépendante proclame Nkurunziza vainqueur avec 69,41 % des suffrages.

Distinctions

Docteur honoris causa de l’université latine de théologie de Californie

C.C.N
Source: wikipédia

(Info RFI) RCA: le premier tour des élections présidentielle et législatives reporté au 30 décembre

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(Info RFI) RCA: le premier tour des élections présidentielle et législatives reporté au 30 décembre

Le premier tour des élections présidentielle et législatives qui devait se tenir dimanche 27 décembre est retardé de trois jours. En cause, des difficultés logistiques qui ont besoin de quelques jours pour être réglées. La décision a été prise par la présidente Catherine Samba-Panza à la sortie d’une réunion avec les représentants des institutions de la transition et de la communauté internationale

Par RFI (flash)

Côte d’Ivoire: Ouattara annonce un remaniement ministériel « en janvier »

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Le Président ivoirien, Alassane Ouattara, a annoncé, en plein conseil des ministres un «remaniement du gouvernement en janvier 2016 », a appris APA, mercredi, de sources concordantes dans la capitale économique ivoirienne où une rumeur de « démission » du gouvernement enflait, déjà, l’après-midi.

Selon ces sources, le président ivoirien qui n’a pas apprécié la « gestion » de l’affaire « du mandat d’amener contre Guillaume Soro », notamment, la question de « la commission rogatoire » que le président du parlement affirme n’avoir pas vu.

Alassane Ouattara, très « remonté », dit-on, dans la foulée, a annoncé au gouvernement « un remaniement ministériel en janvier 2016 ».

En début d’après-midi, peu après le conseil des ministres qui a moins duré que d’habitude, des rumeurs de « démission du gouvernement » s’étaient propagées dans la capitale économique ivoirienne.

HS/ls/APA
Abidjan.net
Photo: kouroukanfouganews

Elections/ Centrafrique : le parti de l’ancien président Bozizé appelle à voter Dologuélé

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Le parti politique de l’ex-président centrafricain François Bozizé, Kwa Na Kwa (KNK), a annoncé mardi 22 décembre son soutien à la candidature de l’ancien premier ministre Anicet-Georges Dologuélé à l’élection présidentielle de dimanche.

Né en 1957, Anicet-Georges Dologuélé, qui a été investi comme candidat de son parti, l’URCA (Union pour le renouveau centrafricain), a été à la tête du gouvernement de 1999 à 2001. « Nous allons faire ce que nous pouvons pour que vous remportiez l’élection au premier tour », a promis le secrétaire général du parti de KNK.

Un scrutin test

Le chef rebelle Noureddine Adam, qui a proclamé ce mois-ci l’avènement d’un Etat indépendant dans les territoires sous son contrôle, est par ailleurs revenu sur son opposition à la tenue des scrutins, présidentielle et législatives, de dimanche. « Notre mouvement s’engage à contribuer de manière positive et sincère à un déroulement des élections dans le calme, la sérénité, sans violence, et avec une forte participation », lit-on dans son communiqué, rendu public par la présidence tchadienne, qui a joué un rôle de médiation avec Adam.

Noureddine Adam, qui dirige la faction FPRC de la coalition des ex-rebelles musulmans de la Séléka, avait été désigné « ennemi numéro un » par le gouvernement, qui avait ordonné son arrestation pour ses tentatives de faire échec aux élections.

François Bozizé a été chassé du pouvoir au début 2013 lors de la prise du pouvoir par les rebelles, musulman pour la plupart, de la Séléka en République centrafricaine. Les violences qu’ils ont commises ont entraîné des représailles des milices chrétiennes anti-balaka, plongeant l’ancienne colonie française dans un cycle d’affrontements intercommunautaires.

Bozizé toujours visé par un mandat d’arrêt international

François Bozizé, qui vit en exil en Ouganda la plupart du temps depuis son renversement, a vu sa propre candidature à la présidentielle du 27 décembre rejetée par la Cour constitutionnelle.

Le gouvernement mis en place après sa chute a lancé un mandat d’arrêt international à son encontre en l’accusant de crimes contre l’humanité et d’incitation au génocide lors des dix ans qu’il a passés à la tête du pays. L’intéressé, qui rejette ces accusations, est également visé par une interdiction de voyager et un gel de ses avoirs, décrétés par l’ONU.

Les élections présidentielle et législatives du 27 décembre ont déjà subi plusieurs reports. Un référendum constitutionnel – première étape du processus électoral qui doit rétablir la démocratie après deux gouvernements de transition – s’est tenu le 13 décembre.

Quatre-vingt-treize pour cent des voix se sont portées en faveur de la nouvelle Constitution, ce qui ouvre la voie aux élections présidentielle et législatives, même si le taux de participation au référendum n’a été que de 38 %, a déclaré mardi la Commission électorale nationale.

A New York, le Conseil de sécurité de l’ONU a ajouté deux nouvelles personnes à sa liste noire de personnes qui ont tenté de saper l’autorité du gouvernement de transition centrafricain et incité à la violence contre les musulmans : Haroun Gaye et d’Eugène Barret Ngaikosset, soumis désormais à une interdiction de voyage et à un gel de leurs avoirs.

Le Monde Afrique
Le 23/12/2015