Mauritanie/ l’expert de l’ONU sur l’extrême pauvreté: « Les Haratines et les Négro-Mauritaniens sont {…} absents de toutes les positions de pouvoir réel… »

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Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme, Philip Alston, a déclaré aujourd’hui que la stabilité continue de la Mauritanie dans une région volatile risquerait d’être compromise à moins que les bénéfices de la croissance ne soient plus équitablement répartis.
« Le gouvernement doit fournir davantage d’efforts pour tenir sa promesse de lutter contre les séquelles de l’esclavage, et doit aller au-delà d’une approche de charité pour aller vers une approche qui reconnaît que chaque Mauritanien a un droit fondamental à l’eau, aux soins de santé, à l’éducation, et à l’alimentation », a déclaré M. Alston à la fin de sa première visite officielle* dans le pays.
Le Rapporteur spécial a décrit la Mauritanie comme un pays riche en ressources naturelles, et dont le système juridique n’accepte plus l’esclavage, qui a pu maintenir sa stabilité, et a, comparativement, bénéficié d’un niveau élevé d’aide internationale pour le développement.
Il a reconnu que des réalisations importantes ont été faites au cours de ces dernières années, en particulier en ce qui concerne les zones urbaines. Cependant, il a averti que 44% de la population rurale continuait à vivre dans une pauvreté écrasante dans des régions comme le Gorgol, le Brakna et le Trarza, qu’il a visitées.
« Pour beaucoup de personnes, le seul impact tangible des politiques de développement du gouvernement jusqu’à présent a été l’expropriation de leurs terres et leur attribution aux investisseurs à grande échelle et cela sans aucune compensation », a noté M. Alston.
« Les Haratines et les Négro-Mauritaniens sont systématiquement absents de toutes les positions de pouvoir réel et sont continuellement exclus de nombreux aspects de la vie économique et sociale », a dit l’expert. « Ces groupes représentent plus des deux tiers de la population, mais diverses politiques servent à rendre leurs besoins et leurs droits invisibles. »
Le Rapporteur spécial a noté qu’une reconnaissance officielle que des biens et de services tels que l’eau, les soins de santé, l’éducation, et l’alimentation sont des droits de l’homme « pourrait commencer à transformer la façon dont sont formulées et mise en œuvre les politiques de développement ».
« Au lieu de construire une école semblable au Taj Mahal pour 84 millions d’ouguiyas à Dar el Barka, l’Agence nationale de lutte contre les séquelles de l’esclavage, d’insertion et de lutte contre la pauvreté (Tadamoun) aurait pu entreprendre la construction de salle de classes additionnelles et de toilettes et soutenir le personnel des écoles périphériques qui sont tant dans le besoin », a noté M. Alston.
Mr. Alston a également souligné que « trop de programmes de développement social du gouvernement sont ad hoc et répondent davantage aux intérêts des circonscriptions électorales puissantes qu’aux besoins réels ». Il a appelé à la création d’un groupe des Amis de la Mauritanie, qui rassemblerait les principaux bailleurs de fonds, pour discuter des priorités en amont de leurs réunions régulières avec le gouvernement.
« Les bailleurs de fonds internationaux n’ont pas réussi à encourager le gouvernement à fonder son approche sur des principes, ni à être systématique dans son approche, et ont ainsi consacré beaucoup trop peu d’attention au type de coordination qui renforcerait considérablement leur impact combiné », a-t-il souligné.
Au cours de sa visite de dix jours en Mauritanie, l’expert des droits de l’homme a rencontré le gouvernement central et les autorités locales, les organisations non-gouvernementales, des représentants d’organisations internationales, et des personnes vivant dans l’extrême pauvreté à Nouakchott et dans différentes régions du pays.
Le Rapporteur spécial présentera un rapport complet avec la totalité de ses conclusions et recommandations au Conseil des droits de l’homme en juin 2017.

Mercredi 11 mai 2016, par  Webmaster

PS: le titre original de cet article, est: La Mauritanie risque l’instabilité si ses richesses ne sont pas mieux réparties : l’expert de l’ONU sur l’extrême pauvreté

Source: http://eveilhebdo.info/La-Mauritanie-risque-l-instabilite

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L’UEMOA et la lutte anti-terroriste: Hamed appelle ‘’à la vigilance à tous les niveaux’’.

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Le Ministre d’Etat ivoirien en charge de l’intérieur et de la sécurité, Hamed Bakayoko a souligné jeudi, à Grand-Bassam que la lutte contre le terrorisme constitue un ‘’défi majeur qui appelle une réponse collective et coordonnée des Etats de l’Union économique et monétaire ouest- africain (UEMOA)’’.

‘’La lutte contre le terrorisme constitue un défi majeur qui appelle une réponse collective et coordonnée de la part des Etats membres de l’Union’’, a insisté le ministre d’Etat ivoirien à l’ouverture d’une rencontre régionale sur la mise en œuvre des chantiers de développement territorial dans l’espace UEMOA.

Cette rencontre se tient dans la cité balnéaire de Grand-Bassam (20 km au Sud d’Abidjan) théâtre, d’une attaque terroriste qui a fait officiellement 22 morts le 13 mars dernier.

A cette occasion Hamed Bakayoko a ‘’salué la franche collaboration et la coopération avec les autorités maliennes qui a permis l’arrestation de plusieurs personnes impliquées’’ dans les attaques de cette ville classée patrimoine de l’Organisation des Nations-unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), tout en appelant ‘’à la vigilance à tous les niveaux’’.

Pour lui, cette rencontre de Grand-Bassam, permettra de ‘’consolider le dynamisme général mis en œuvre en matière de développement territorial, de décentralisation, de gouvernance et de participation citoyenne dans l’optique de l’atteinte des objectifs de développement durable’’.

Augustin Tompieu-Zouo du Département de l’aménagement du territoire communautaire et des transports (DATC) de la Commission de l’UEMOA a quant à lui fait remarquer que les pays de l’UEMOA évoluent dans un ‘’environnement marqué par de fréquentes mutations qui font apparaitre des défis sociaux et le développement sans cesse changeant et diversifiant’’.

En guise d’anticipation, une politique d’aménagement du territoire communautaire de l’UEMOA a été élaborée et prévoit un outil de gestion de l’espace communautaire.

‘’Il s’agit notamment du schéma de développement de l’espace régional, l’observateur régional d’analyse spatial du territoire communautaire, l’étude relative au foncier urbain … ‘’, a cité Augustin Tompieu-Zouo.

A en croire le Commissaire de l’UEMOA, ces outils permettront à la commission, aux Etats et aux partenaires techniques et financiers de disposer de données appropriées de gestion de l’espace communautaire d’optimiser l’exploitation des ressources disponibles pour corriger les disparités régionales.

Le Maire de la commune de Treichville, Albert François Amichia, par ailleurs, président du Conseil des collectivités territoriales de l’UEMOA CCT/UEMOA a salué ‘’l’engagement de la commission qui nous a permis de nous positionner aujourd’hui comme un organe opérationnel sûr et surtout autour duquel les leviers du développement territorial peuvent se déployer’’.

Des actions ont permis, a poursuivi le ministre ivoirien des sports Albert François Amichia, de ‘’mobiliser d’importants partenaires au développement dont l’appui nous permet de figurer dans l’agenda des 21 solutions pour la lutte contre le changement climatique et le mécanisme communautaire de financement des collectivités territoriales qui sont entrain d’être mis en place’’.

‘’Ce mécanisme a pour objectifs de mobiliser les financements additionnels pour la mise en œuvre des politiques d’accès au service publics locaux, lutter contre le changement climatique dans une zone qui compte plus de 3000 collectivités territoriales’’, a-t-il situé tout en réitérant la demande aux Etats de la zone d’allouer au moins 21% de leurs ressources afin de répondre aux attentes de développement des populations.

L’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) a été créée par le traité signé à Dakar (Sénégal), le 10 janvier 1994 par les chefs d’Etat et de gouvernement des huit pays de l’Afrique de l’Ouest ayant en commun l’usage du francs CFA.

Il s’agit du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée Bissau, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Togo.

Par APA | 13-05-2016

PS: le titre de cet article, est: La lutte contre le terrorisme, un défi majeur pour l’UEMOA, selon Hamed Bakayoko

Jean Ping menacé de poursuites pour avoir parlé de « cafards » dans le contexte de la présidentielle au Gabon

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Le gouvernement gabonais a dénoncé les propos de l’opposant Jean Ping, candidat à la présidentielle de 2016, selon lesquels il voulait « se débarrasser des cafards » et l’a menacé de le poursuivre en justice.

Dans un extrait vidéo datant de mars, qui a créé une large polémique dans la presse gabonaise, et relayé il y a quelques jours par la télévision nationale (proche du pouvoir), l’opposant lance: « Quand on s’en va dans une bataille comme celle-là (ndlr: la présidentielle), on va au cimetière, on dit aux morts ‘On s’en va à la guerre, levez-vous et accompagnez-nous!' »

« Il s’agit d’une véritable expédition pour nous débarrasser des cafards », a-t-il poursuivi.

Les partisans de M. Ping, ancien président de la Commission de l’Union africaine, ont qualifié la vidéo, tournée lors d’une rencontre en province avec des villageois, de « montage grossier ».

Pour le gouvernement, M. Ping « appelle clairement à la guerre civile et à l’élimination d’une partie de la population gabonaise, qualifiée de cafards ».

« M. Ping emploie des termes guerriers (…) Ce sont des termes sans équivoque, qui rappellent certaines tragédies de l’histoire de l’humanité », précise le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Alain-Claude Bilie By Nzé, qui n’hésite pas à rapprocher ces propos à Hitler et au génocide rwandais.

« Adolf Hitler traita les Juifs de cafards (…) Plus près de nous, au coeur de l’Afrique centrale, des extrémistes hutu insultèrent les Tutsi de cafards: il y eut le génocide rwandais ».

Le gouvernement « condamne avec la plus grande fermeté » ces propos, qui « sont l’expression d’une violence verbale sans précédent dans notre pays ».

« Ces propos prouvent également les limites d’une opposition en manque de projets et de crédibilité, qui n’a que la guerre et le chaos à proposer aux populations gabonaises », a ajouté le porte-parole, précisant que le gouvernement « explore toutes les voies de droit pour donner une suite judiciaire à ces propos ».

L’élection présidentielle, qui doit avoir lieu entre août et octobre, opposera le président sortant Ali Bongo Ondimba, candidat à un deuxième mandat, à plusieurs personnalités de l’opposition comme Jean Ping, l’ex-président de l’Assemblée nationale, Guy Nzouba Ndama, ou l’ex-Premier ministre Raymond Ndong Sima.

Par VOA avec AFP | 13-05-2016

La seconde mort de Nelson Mandela

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L’ancien président sud-africain Nelson Mandela, héros de la lutte anti-apartheid, est décédé pour la première fois le 5 décembre 2013. D’une mort naturelle qui a suscité une émotion planétaire. Cinq jours plus tard, lors d’un hommage international à Johannesburg, l’Américain Barack Obama et le Cubain Raul Castro échangeaient une poignée de main historique. Pas moins de 51 autres chefs d’Etat et de gouvernement avaient assisté à cet ultime adieu à l’ancien pensionnaire de la tristement célèbre prison de Robben Island.

Mandela vient à nouveau de mourir. Cette fois symboliquement. Tué par les siens qui ont fait sauter toutes les digues morales qu’il avait posées dans l’exercice du pouvoir politique, en tant que premier président noir de l’Afrique du Sud post-apartheid.

A peine sorti de prison en février en 1990, le Prix Nobel de la paix 1993 avait fait le tour de la planète pour remercier ceux qui l’avaient soutenu pendant ses vingt-sept années de détention, mais aussi pour lever les fonds nécessaires à la préparation de l’arrivée aux affaires de l’African National Congress (ANC).

De l’Australie au Zimbabwe, de l’Indonésie au Nigeria, Mandela avait ramené d’énormes sommes d’argent qu’il a intégralement versées aux caisses de l’ANC. Jamais l’idée de s’en servir pour transformer sa villa de Johannesburg ou sa maison natale de Qunu ne lui avait traversé l’esprit. Fait totalement inédit sur le continent, le héros de la lutte anti-apartheid avait choisi de renoncer au pouvoir après un seul mandat de cinq ans (1994-1999). Il estimait alors avoir suffisamment balisé le chemin pour son successeur, Thabo Mbeki, et ceux qui viendront bien plus tard.

La trahison des héritiers

Il n’est donc nul besoin d’être prophète pour deviner que, de là où il se trouve désormais, Mandela ne peut qu’être révolté et attristé par les frasques de Jacob Zuma, son second successeur à la tête de la nation « arc-en-ciel » qu’il a bâtie de ses mains. Quel gâchis.

A l’opposé de celui qui fut son mentor, Jacob Zuma, ancien chef des services de renseignement de l’ANC, a puisé dans les caisses de l’Etat pour effectuer de luxueux travaux dans sa ferme privée de Nkandla, faisant passer la construction d’une piscine et d’un poulailler pour des dépenses de sécurité. Sans aucune gêne, il s’était accroché à cette pitoyable explication jusqu’à ce que la Cour constitutionnelle lui donne tort, le 31 mars, et ordonne le remboursement des dépenses indues sous quarante-cinq jours.

A regarder de près la gestion de Zuma depuis le putsch contre Thabo Mebki qui lui a permis devenir président en 2009, l’affaire Kraal NKandla n’est pas la seule casserole qu’il traîne. Le président sud-africain pourrait en effet être rattrapé par une vieille affaire de corruption liée à un contrat d’armement impliquant le groupe français Thalès. Condamné en 2005 à quinze années de prison, l’homme d’affaires Schabir Shaik a toujours soutenu avoir versé près de 160 000 euros de pots-de-vin à Jacob Zuma, vice-président sud-africain au moment des faits.

Quels que soient les développements judiciaires sur ce nouveau front, il y a fort à parier que Jacob Zuma ne démissionnera pas. Il n’a pas la grandeur d’âme de Mandela, ni la même adhésion que lui aux valeurs d’exemplarité, d’éthique et de rigueur.

Gare à la sanction politique

Que Jacob Zuma emprunte le chemin qu’il a choisi face à la répétition des scandales, cela peut s’expliquer par l’instinct de s’accrocher aux délices du pouvoir. Mais qu’il soit soutenu quasi unanimement par les instances de l’ANC paraît moins compréhensible. Disons-le sans ambages : il s’agit là d’une dérive collective en porte-à-faux avec les idéaux portés par Mandela et les « historiques de l’ANC » que sont Olivier Tambo, Walter Sisulu, Albert Lutuli, Ahmed Kathrada, Stive Biko et bien d’autres. Cette posture est d’autant plus risquée politiquement que la société sud-africaine a sociologiquement évolué depuis la fin de l’apartheid en 1994. Une partie des Sud-Africains, principalement ceux qui vivent en zone rurale, continue de voter massivement pour l’ANC, y voyant surtout le parti de la libération de la « domination raciale ».

En revanche, une autre partie de la société est de moins en moins sensible à cette « dette morale ». Elle attend plutôt des réponses concrètes à ses problèmes quotidiens : le chômage qui atteint jusqu’à 40 % chez les jeunes des townships, l’accès au logement, à l’électricité, aux services de santé, à l’école publique…

A quelques mois seulement des élections locales du mois d’août, « le parti historique » doit craindre de devoir payer dans les urnes les frasques de Jacob Zuma. On observe ainsi parmi les indices de ce probable vote-sanction la progression des adversaires de l’ANC dans les enquêtes d’opinion : l’Alliance démocratique ou les Combattants pour la liberté économique (EFF) de Julius Malema. L’autre signe de la mauvaise passe de l’ANC, ce sont ses difficultés à remplir les stades lors de ses derniers meetings.

De là à envisager que les héritiers de Mandela perdent, le 3 août, des villes emblématiques telles que Johannesburg et Port Elizabeth, il n’y a qu’un pas que de nombreux analystes n’hésitent plus à franchir. Jacob Zuma a déjà fait perdre à l’Afrique du Sud, en 2014, sa place de première puissance économique d’Afrique au profit du Nigeria. Ira-t-il jusqu’à entraîner la perte pour l’ANC de la bien nommée ville de Nelson Mandela Bay ?

Seidik Abba

Le Monde | 12-05-2016

Seidik Abba, journaliste et écrivain, auteur de La Presse au Niger. Etat des lieux et perspectives (éd. L’Harmattan, 2009).

Source: http://mobile.lemonde.fr/afrique/article/2016/05/12/la-seconde-mort-de-nelson-mandela_4918130_3212.html

Séduction des femmes africaines : voyage dans les secrets envoûtants des Baya

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Les femmes ne manquent vraiment pas d’imagination et d’astuces pour séduire leur partenaire. Outre la lingerie extra sexy, leurs nouvelles trouvailles : le port des perles africaines communément appelées en malinké  »Baya ». Cependant, si cette parure revêt un caractère aphrodisiaque, le côté curatif et protecteur n’est pas exclu. Voyage dans un monde érotique où le beau est le seul maître de la conquête du cœur.

Le  »Baya » est un ensemble ou un collier de perles utilisées par les africaines à titre d’ornement de leur hanche.  »Afflema » en Akan ou  »Baya » en malinké, cette parure a plusieurs objectifs : la séduction, la protection et la santé.

De ses composantes à ses origines

Le  »Baya », tout comme  »L’afflema », est constitué de diverses matières premières telles la porcelaine, le caoutchouc, les excréments d’une espèce rare de papillon, de roche et de bois. Ces perles viennent généralement de l’Indochine, du Maroc et du Liban. En Afrique de l’Ouest, il s’agit du Mali, du Sénégal, du Nigeria et du Ghana. Le  »Baya » est confectionné au Sénégal par les  »Laoubè » qui sont des peuhls.

Les femmes sont des danseuses de fesses. Et parmi eux, il y a des porteurs de chance, des vendeurs de  »Baya  » envoûté. C’est un peuple riche. À côté de tout cela, il y a un arbre qui produit des fruits rouges appelés  »Yiridenen » en malinké et  »Sidem » en Wolof. L’obtention de ce type de  »Baya » requiert un minimum d’effort et d’ingéniosité. Tout d’abord, il faut piler les fruits. Ensuite, les faire sécher, les griller et les polir et enfin proférer des paroles prophétiques dont seules les vieilles  »Laoubè » ont le secret.

Les différents types de  »Baya » et leurs secrets

Il existe plusieurs types de  »Baya » au Sénégal. Entre autres,  »Le Djaldjal », fait de petits colliers et mis en nombre sur les reins. Le  »Ferl », constitué de gosses perles, fait beaucoup de bruits lorsqu’elles se déplacent. Ces bruits ne sont pas fortuits car ils attirent l’attention d’éventuels  » prédateurs ». Le  »Ferl Nanan », de taille moyenne, tient son appellation d’une chanteuse sénégalaise nommée Nanan. Le  »Pêmê » est un collier scintillant, communément appelé  »Baya » lumineux et sert à éclairer la chambre conjugale. Le  »Soupou Candja » signifie sauce gombo en Wolof. Les jeunes filles l’enroulent également autour de leur poignée. Ce type de parure facilite les rapports sexuels. Le  »Môrômôrô » quant à lui est parfumé. Il sert non seulement à parfumer le lit conjugal, mais enivre également le conjoint jusqu’à le transporter au 7ème ciel.

Le  »Baya » comme accessoire de beauté et de séduction

Les femmes ont tout pour être belles. Hormis les boucles d’oreilles, les bracelets, les bagues, etc. le  »Baya » est un accessoire qui retient aussi l’attention des hommes. C’est un élément de mise en valeur de la détermination, de la sensualité et de la féminité. « Il s’agit d’un geste de beauté, tout comme on prend soin de son corps ou de ses cheveux. » C’est en outre un atout de séduction.

« C’est une parure de séduction extrême », souligne Mme Sangaré Aïchata, ménagère. Pour elle, « l’accès à ce bijou est privé. Seule la personne qui partage l’intimité de la femme est habilitée à le découvrir. C’est une parure sensuelle, érotique. » M. Coulibaly S. -enseignant- abonde dans le même sens pour dire : « quand je vois le  »Baya », mon esprit s’oriente vers une zone bien précise. » Et de poursuivre : « je vois les hanches, le bassin et j’admire les mouvements de celle qui le porte. C’est toujours assez intéressant de contempler ces femmes-là.

Ça donne plein d’idées et c’est beau à voir. » La vague des fanas de  »Baya » continue avec Sébastien Kouamé, étudiant à l’Université de Cocody, qui avoue ne pas être insensible à ce type d’ornement. « Les  »Baya » sont très suggestifs. Ils captivent mon attention à leur seule vue. J’avoue que lorsqu’on est en compagnie d’une femme qui les porte, les petits bruits sonores captent l’attention. C’est très excitant rien que d’y penser. Puis, quand on a l’occasion de le toucher, ça en rajoute au jeu amoureux. »

Le  »Baya » peut aussi servir de ceinture pour maintenir les petits pagnes portés en dessous des boubous en guise de sous-vêtements. Quoiqu’il en soit, le  » Baya » est réservé à l’intimité de la femme et du couple en particulier. Réputé pour éveiller les sens de la gente masculine, le  »Baya » fait partie intégrante du corps de la femme, car il ne doit pas être ôté.

Le  »Baya » souligne le corps et la beauté de la femme. Il suggère également ses courbes. À l’exemple du  »Baya », les pagnes courts portés par les femmes permettent d’éveiller l’appétit sexuel des hommes. Ceinture de perles et  »Petits pagnes » participent à l’esthétique propre aux femmes africaines et à l’expression de leur féminité. Pour tout dire, le port du  » Baya » permet à la femme africaine de se tailler une belle forme avec des rondeurs qu’on sait des femmes africaines. Même les nourrissons de deux mois ne dérogent pas à la règle. Des perles pour enfants leur sont portés à la hanche pour  »tailler » leur forme.

Le  »Baya » comme moyen de protection

Le  »Baya » est aussi un accessoire protecteur contre les esprits maléfiques. Pour être à l’abri de tout danger (mauvaises langues, jalousie) certaines femmes portent ces perles autour de leurs reins, lors des cérémonies de réjouissances. Accrochés également dans la maison avec du  »Oussounan » il sert à chasser les mauvais esprits.

Le  »Baya », de l’art curatif au traditionnel

Les Africains ont, eux aussi, les moyens curatifs pour venir à bout de certains maux de leurs progénitures. Il est mis aux reins des nouveaux nés pour calmer les douleurs (diarrhée, fièvre) dues à la poussée des premières dents. Il sert aussi à guérir les maux de reins. C’est ce qui explique son port au niveau des hanches.

Des astuces top secret

Pitié pour les hommes. Toujours à leur chasse, les femmes ont plus d’un tour dans leur sac. Des secrets transmis de mère en fille pour les capturer et les garder dans leurs filets. C’est en cela que le  »Baya » apparaît comme un piège  »mortel » auquel très peu d’hommes échappent. Pour augmenter les pouvoirs mystiques du  »Baya », il est conseillé d’utiliser un parfum le  »Nimmalin » un Oussounan qui signifie en Wolof « Je te saoule. » Il sert à apprivoiser et à retenir son conjoint à la maison. Les femmes sénégalaises et les Maliennes ont leur ultime secret à elles : le  »Baya ».

Que dire alors des femmes akan qui font mettre des  »Baya » en or à leur fille durant les premières semaines de son mariage ? La famille de la mariée, pour mieux séduire leur gendre, orne le corps de leur fille de perles. Les perles rouges sont utilisées pour soutenir le  »Kodjo ». Il y a aussi les perles pour les genoux et les avant-bras. Il est conseillé de porter le  »Baya » avec le « Pindal bêtchô » qui est un morceau de pagne arrivant juste aux genoux. La nouvelle mariée se doit de mettre en exergue ses perles rouges au cours des petites causeries-débats avant les rapports à proprement parler. Toutes ces astuces ont pour seul but de séduire son Jules.

Comment se porte cet accessoire ?

Le  »Baya » se porte généralement sous les robes et les boubous. Mais quand il s’agit des pagnes, le  »Baya » se porte au dessus. Il est donc conseillé de porter les  »Ferl » qui sont de grosses perles. Pour ce qui est des pagnes colorés, les perles qui composent le  »Baya » doivent être visibles pour être beaucoup plus visibles. Le  »Ferl » est conseillé aux femmes en chair. Le port des  »Baya » sous les pantalons est à proscrire, car apparent sous ce type de vêtements. À la limite, une combinaison ferait l’affaire.

Affaire de choix

Comme on le voit, le  »Baya » est aussi un aphrodisiaque qui fait perdre la tête aux hommes. Mais avec la modernisation, cette parure est en train de perdre de sa valeur au profit des chaînes que les femmes utilisent également autour de leur hanche. Toujours dans le seul but de séduire. Là où le bât blesse, c’est que cette parure ne peut égaler le  »Baya » qui revêt plusieurs vertus dont le caractère curatif et protecteur. Alors, entre simple séduction et séduction, protection et santé, quel est le meilleur choix ?

Malijet 

Source: http://www.afriqueconnection.com/article/10-05-2016/s%C3%A9duction-des-femmes-africaines-voyage-dans-les-secrets-envo%C3%BBtants-des-baya

Côte d’Ivoire: mille et une techniques pour se grossir les fesses

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Elles prennent du « grossifesse », onguent miracle au nom révélateur ou se couvrent le derrière de gaines « push-ups »: en Côte d’Ivoire, où « big is beautiful », les femmes rivalisent d’ingéniosité pour élargir leurs formes.

La filiforme Kate Moss et ses égéries n’ont jamais eu la cote à Abidjan. « En Côte d’Ivoire, pour être belle, il faut avoir un beau bassin », observe Sarah, une commerçante de 34 ans. « Les hommes préfèrent les femmes un peu fessues ».

Car les rondeurs sont signe d’opulence et de « bonne santé », explique le politologue Jean Alabro. Elles sont aussi gages de « maternités glorieuses », dont « les fesses sont le siège », poursuit-il.

Tous les artifices semblent donc permis pour épanouir son séant.

Evelyne est vendeuse de « grossifesse », autrement appelé « botcho crème » dans le marché de Treichville, le plus important de la capitale économique ivoirienne. En nouchi, la langue de la rue, « botcho » signifie « vaste arrière-train ».

Cet onguent, produit à base d' »huile de foie de morue », de « miel » ou encore de « beurre de karité », selon sa notice, connaît un succès inégalé. « C’est ma meilleure vente », affirme Evelyne, devant la crème « jolis seins » et la pommade « bazooka », qui sert à « affermir et grossir les membres » des hommes.

Des dizaines de pots s’arrachent chaque jour, à 15.000 ou 25.000 francs CFA (23 ou 38 euros) l’unité, poursuit-elle. Une fortune en Côte d’Ivoire. Dans son petit kiosque, deux gros cartons destinés au marché ghanéen voisin attendent d’être emportés.

– Résultats ‘garantis’ –

Les résultats sont « garantis au bout de 30 jours » et durent, lance Evelyne, « il n’y a pas une seule cliente qui s’est plainte ». « C’est pas comme les comprimés, qui te font gonfler, et ensuite tu perds », ajoute-t-elle.

Des médicaments « élargissants » vendus dans un packaging plus professionnel -la plupart venant de pays anglophones, notamment du Nigeria- sont également proposés aux clientes à Treichville.

Souvent à base de corticoïdes, ils génèrent diabète, hypertension ou infections, pouvant aller jusqu’au coma, met en garde le Pr Fatima Ly, dermatologue-vénérologue à Dakar.

Dans la capitale sénégalaise, ces médicaments, souvent faux, créent un « énorme » problème de santé publique qui affecte des milliers de personnes chaque année, s’alarme-t-elle.

Moins lourdes de conséquences: les « fausses fesses », sortes de culottes rembourrées, que tâte Christine à Abidjan. « C’est pour ma fille », explique cette retraitée de 56 ans.

« Moi, j’ai déjà beaucoup de derrière, c’est lourd à porter », plaisante cette dame en robe jaune, qui refuse de communiquer son nom de famille mais assure préférer le « naturel » à l' »artificiel ». « Ce que Dieu donne, il faut garder », dit-il.

Apparus il y a cinq ans, ces compléments fessiers se vendent comme des petits pains, à 9.000 FCFA (13,7 euros) l’unité, se réjouit Kader Camara, le propriétaire du magasin.

« Avant, on n’avait pas ce genre d’articles. C’était un secret de femmes qui, pour aller danser, se cousaient plusieurs pagnes » afin de gonfler leur derrière, raconte-t-il.

Les insatisfaites de leurs cuisses se voient aussi proposer des rembourrages grossissant le haut des jambes, appelés « pistolets », poursuit le commerçant qui, pour expliquer ce terme, mime le geste d’un cow-boy, les bras le long du corps et rangeant ses révolvers.

– Aromates –

Autre technique d’élargissement, le bouillon cube Maggi, omniprésent dans la cuisine africaine, se verrait détourné de son usage alimentaire…

« J’ai une amie d’amie qui en prenait sous forme de suppositoire pour faire grossir ses fesses », assure Francine, jeune trentenaire. Cette pratique, apparue en RD Congo, a même donné lieu à une chanson dans ce pays. Les femmes « pensent que comme c’est gras, ça va leur faire prendre du volume », observe-t-elle.

« Le bouillon doit être utilisé pour la cuisine », commente sobrement Peggy Diby, communicante pour Nestlé/Maggi en Afrique de l’ouest, qui s’interroge sur la « véracité » de cette pratique.

Pour les plus argentées, reste la solution bistouri, qui passe par une opération hors de Côte d’Ivoire.

Le chirurgien plastique parisien Robin Mookherjee, qui vient chaque mois à Dakar, indique avoir vu passer « des centaines de patientes » ouest-africaines, notamment ivoiriennes, influencées selon lui par la culture négro-latino-américaine. Il cite aussi le cas de Maliennes venues le consulter depuis Tombouctou à la première occasion, dès que les combats ont cessé dans leur pays.

Autant de femmes prêtes à payer 3 à 4.000 euros pour se faire « lipo-injecter » dans les fesses leur propre graisse, prélevée dans leur ventre ou leurs bras.

Joris FIORITI

Par AFP | 12-05-2016
Abidjan (AFP)

Cissé, en passe d’être victime de la sorcellerie numérique ?

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Avec la révolution numérique qui va à pas de tortue et pernicieusement en Afrique subsaharienne, les marabouts, les charlatans, les soma et les sorciers ne gagnent plus leurs pains. Il nous suffit d’avoir à notre solde quelques gugus rompus à être geeks pour survivre piteusement, auxquels on confiera quelques basses tâches, quand on a à en découdre avec un émule plus instruit, plus intelligent, plus assidu, plus chevronné, et même plus jeune et élégant que nous, comme le plus jeune de notre primature chargé auprès du Premier ministre du Budget et du Portefeuille de l’État, Abdourahmane Cissé qui est en passe d’être une des victimes de la sorcellerie numérique.

Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos créé cette fois-ci de toutes pièces par les suppôts de Satan pour nuire à la carrière brillante de ce jeune ministre chargé du Budget et du Portefeuille de l’État, statut tant convoité, suscite beaucoup de questions sur les coups bas et les vengeances viscérales qui incitent à avoir recours aux maléfices vendus des plus grands sorciers secondés par ces petits brouteurs fieffés faciles à être métamorphosés en tueurs à gages.

Ce billet n’a pas pour dessein de demander grâce au Chef de l’État de ne pas infliger cent coups de fouet à notre jeune ministre qu’on accuse d’avoir couru le guilledou avec une miss perfide, car d’après certaines investigations, Séry Dorcas ne connaît pas Cissé et Cissé ne connait pas Séry Dorcas. Mais de vous dessiller les yeux pour méditer beaucoup sur cette nouvelle forme de sorcellerie plus maléfique que la première avec sa magie noire.

Kouroukanfouganews
Publié le 12-05-2016