Côte d’Ivoire : «séparation de corps» entre Ouattara et Bédié ?

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Les ciels de la région de la Mé et celle d’Iffou resteront peut-être longtemps sans être traversés par un hélicoptère tonitruant transportant le président Alassane Ouattara pour consulter sur des dossiers chauds son aîné et allié Henri Konan Bédié dans sa ville de Daoukro. Les informations sur les relations entre les deux hommes semblent tristes, comme celles d’un couple en séparation de corps.

Certes l’un d’entre eux aurait cherché à donner de l’ombrage à l’autre dans le couple, en tissant des accointances avec quelques aspirants de l’échéance 2020, principal postulat au sein du RHDP (coalition au pouvoir sous l’hégémonie des RDR et PDCI, partis dirigés respectivement par Ouattara et Bédié).

Qui serait le fautif ? Certainement Bédié, qui a multiplié des interviews et rencontres ces temps-ci à Paris, et était à la fois incapable de taire les sorties de certains cadres du parti dont il est leader incontesté, sorties nuisibles pour leur Union sacrée.

Au fait, les informations tristes que nous apprenons sur le président Ouattara et le Sphinx de Daoukro, Bédié, ne peuvent pas trop affecter une union sacrée, s’il s’agit de manque de communication entre les concernés, qui peut reprendre sans l’ingérence d’un entremetteur. Or c’est ce que Jeune Afrique nous révèle dans cet article qui suit, publié sur son site officiel ce lundi 24 juillet, et intitulé :

Côte d’Ivoire : silence radio entre Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié

Leur dernière conversation téléphonique remonte à début juillet. Depuis, Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié, le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), son allié, ne se sont pas parlé.

Pourtant, à la suite de la victoire de la coalition du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP, mouvance présidentielle), en novembre 2010, le chef de l’État consultait ou du moins informait le « Sphinx de Daoukro »f avant toute prise de décision importante. Or Bédié, en vacances à Paris depuis plus d’un mois, a été tenu à l’écart du réaménagement technique du gouvernement, survenu ce 19 juillet. Deux cadres et élus du PDCI ont dû céder leur portefeuille : Alain-Richard Donwahi (Défense) et Pascal Kouakou Abinan (Fonction publique). Ils héritent de ministères moins importants (Eaux et Forêts pour le premier, Modernisation de l’administration et Innovation du service public pour le second).

Une semaine plus tôt, Bédié avait appris, comme tout le monde, le limogeage de l’un de ses protégés, Emmanuel Niamien N’Goran, de la tête de l’Inspection générale d’État (IGE) et son remplacement par Théophile Ahoua N’Doli, un proche du vice-président Daniel Kablan Duncan.

Kouroukanfouganews avec Jeune Afrique

Côte d’Ivoire / 8e Jeux de la Francophonie : vingt-quatre écrivains « s’affrontent » en littérature

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Vingt-quatre écrivains, dont une Ivoirienne, sont en compétition dans la catégorie littérature, dans le cadre des 8e Jeux de la Francophonie qui se déroulent depuis vendredi dans la capitale ivoirienne, Abidjan, nous rapporte l’AIP.

La Côte d’Ivoire, le pays hôte, est représentée par Carine N’Da Adjo Josiane Kangah avec son oeuvre, intitulée « A l’aube d’une vie nouvelle ».

Elle se présente face à d’autres écrivains originaires du Canada, de la Suisse, du Sénégal, du Tchad, du Cameroun, de Madagascar, du Liban, du Bénin, du Burkina, de l’Areménie , du Québec, du Gabon, de la Belgique, du Maroc, du Niger et du Togo, a-t-on noté.

Les nouvelles écrites en une seule page sont exposées à la Bibliothèque nationale au Plateau où sont organisées également la lecture publique et une présentation jury.

Le jury est composé de cinq personnalités du milieu de la littérature et de différentes nationalités.

Les critères d’évaluation sont, entre autres, l’originalité et l’accessibilité de l’œuvre, la cohésion entre le texte et l’émotion suscitée, la portée du texte, la maitrise syntaxique.

Les lauréats de cette compétition seront connus mardi et obtiendront en plus de diplôme de participation, une médaille en or pour le premier, l’argent, pour le deuxième et une médaille en bronze le troisième.

Les VIIIèmes jeux de la Francophonie qui s’achèvent le 30 juillet prochain, enregistrent la participation de près de 4000 athlètes issus 54 pays membres de la zone francophone, rappelle-t-on.

Kouroukanfouganews avec AIP

Libye: mais où est passé Saïf al-Islam Kadhafi?

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Quarante jours après sa libération officielle, le 9 juin dernier, et après quelques mois en liberté surveillée à Zintan, dans l’ouest de la Libye, Saïf al-Islam Kadhafi n’est toujours pas réapparu. Son discours qu’il devait faire lors de la fête de fin de ramadan est ajourné à une date inconnue, et les informations sur le lieu où il se trouve restent dans le cadre des spéculations. Saïf al-Islam attend un jour meilleur pour réapparaître.

Véritable détenteur des secrets de son père Mouammar Khadafi, qui en dérangent plus d’un, Saïf al-Islam, craignant pour sa sécurité, n’est plus réapparu depuis sa libération officielle. Un fait qui a alimenté les spéculations sur le lieu où il peut se trouver. Les informations ont tout d’abord fait état de son départ à Bayda, dans l’est libyen. Cette ville est celle des oncles maternels de Saïf al-Islam. Sa mère Safia y a récemment construit une villa. Cependant, d’autres informations excluent cette possibilité, car à Bayda, Saïf al-Islam n’y sera pas en sécurité.

Puis les spéculations ont porté sur le Sud, Saïf al-Islam serait dans l’oasis d’Oubari, chez le Touareg. Un indice : l’aéroport de la ville a rouvert pratiquement au moment de sa libération. Ses sympathisants brouillent les pistes en diffusant d’anciennes vidéos de Saïf al-Islam, faisant croire que ces vidéos sont récentes. Une vidéo le montre justement à Oubari, mais cela remonte à avant 2011.

Malgré les divisons qui touchent les brigades de Zintan, qui sont pour une partie avec le maréchal Khalifa Haftar pour une autre avec les islamistes, certains préfèrent croire que Saïf al-Islam est toujours dans la ville. Depuis un mois, à deux reprises, des vidéos le montrant ont été diffusées. Ces vidéos n’étaient pas datées, mais laissaient penser qu’elles étaient actuelles. Elles ont été partagées par des milliers d’internautes.

Vers un retour en politique ?

Quoi qu’il en soit, Saïf al-Islam essaie d’exister. Deux tentatives pour lancer une chaîne de télévision, menées par ses amis au Caire et à Tunis, ont échoué après l’intervention des autorités de deux pays. Finalement, la chaîne « La Libyenne » doit être lancée à partir de la Libye, mais à ce jour, on attend toujours le discours qui devait accompagner sa mise en ondes.

Même les avocats de Saïf al-Islam ignorent où il se trouve. Très peu de personnes sont réellement en contact direct avec lui. Cependant, Saïf al-Islam espère réintégrer le paysage politique libyen. Il entretient en effet des relations fortes avec les tribus du Sud et du Centre, mais aussi de l’Ouest. Il jouit aussi d’une grande popularité en Libye, surtout après l’échec de la révolution et la mainmise des islamistes sur l’Etat libyen.

Il semble vouloir lancer une initiative politique. Il pourrait être partie prenante lors des élections générales prévues l’année prochaine même si d’énormes obstacles lui barrent le chemin pour le moment.

Source: http://www.rfi.fr/afrique/20170719-libye-mais-est-passe-saif-al-islam-kadhafi

Côte d’Ivoire : la stratégie de Guillaume Soro

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Le président de l’Assemblée nationale ivoirienne et ex-chef de la rébellion Guillaume Soro lance un appel à la réconciliation nationale, demande pardon au pays et à son ex-adversaire du passé, l’ancien président Laurent Gbagbo. Un communiqué qui laisse sceptique, mais qui intervient dans un contexte de tension dans le pays où les récentes mutineries ont dégradé l’image de la Côte d’Ivoire et ulcéré l’actuel chef de l’Etat Alassane Ouattara. Des mutineries derrière lesquelles ses détracteurs voient la main de l’actuel président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro.

Au-delà de l’appel au pardon et à la réconciliation qui est toujours de bon aloi dans un pays qui depuis 15 ans n’arrive pas à oublier les crises passées, on se demande bien quel peut être la logique de ce communiqué de Guillaume Soro.

Des observateurs expliquent qu’avec le récent limogeage par décret présidentiel de certains fidèles comme Meité Sindou ou Issiaka Fofana, Guillaume Soro sent l’étau se resserrer autour de lui et de son équipe pour mieux asseoir l’autorité du chef de l’Etat.

Pari sur l’avenir politique

La nomination d’un homme comme Hamed Bakayoko en tant que ministre d’Etat à la Défense confirme un peu plus que « l’Ado solution » pour remettre de l’ordre dans l’armée ne tolérera plus les cafouillages qu’on a pu observer lors des dernières mutineries.

Aussi, avec cet appel, Soro laisse-t-il entendre qu’il a bien entendu le message et de plus il offre au pays le visage de l’humilité et du rassemblement au-delà de tous les clivages politiques qui sont de plus en plus nets en ce moment. Une sorte de pari sur l’avenir politique où en 2020 la Côte d’Ivoire devra se trouver un champion aussi rassembleur que possible.

Guillaume Soro se rêverait sans doute un destin à la « Jupiter » en jouant les dégagistes de la vieille classe politique comme vient de le faire Emmanuel Macron. Mais Abidjan n’est pas Paris et en ce moment celui qui fait parler la foudre et tonner le ciel, il semble que ce soit encore l’actuel pensionnaire du palais présidentiel.

Ces déclarations n’appellent pas de commentaires parce que ce ne sont que des propos. Nous on attend des actes, tranche Franck Kouassi, secrétaire national du FPI tendance Sangaré, la branche résolument pro-Gbagbo.

Par RFI | 22-07-2017

Côte d’Ivoire / Guillaume Soro prévient: « Je vous en conjure, ne nous divisons pas. La division ne pourra que nous mener à la catastrophe »

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L’auteur du slogan « Je suis un homme de mission, non d’ambition », Guillaume Kigbafori Soro, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne et l’ex-meneur de la rébellion de 2002 qui a désarçonné le régime Gbagbo, est de retour d’une « longue mission en Europe ».

Mais l’homme le plus médiatique en Côte d’Ivoire, à peine a-t-il foulé le sol de sa patrie jeudi 20 juillet, qu’il a fait amende honorable aux Ivoiriens pour tout ce qu’il leur aurait infligé comme mal, « consciemment ou inconsciemment ». Aux président de la République Alassane Ouattara, du PDCI-RDA Henri Konan Bédié, et à l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, rebelote !

Et dans un contexte où certaines langues se délient pour l’impliquer lui et ses proches d’avoir tiré les ficelles lors de ces dernières mutineries qui ont secoué la Côte d’Ivoire, afin de se positionner confortablement dans la présidentielle de 2020, et d’autres veulent que ses agissements de théoricien du chaos au sein de la coalition dirigeante, surtout au sein du RDR, soient sévèrement condamnés, l’ex-chef rebelle semble prévenir: « Je vous en conjure, ne nous divisons pas. La division ne pourra que nous mener à la catastrophe ».

Bref, nous mettons à votre disposition l’intégralité de son allocution que nous prélevons sur sa page Facebook, afin que nous puissions diagnostiquer ensemble la sincérité de ses propos, ou ses subterfuges:

Mesdames et Messieurs les journalistes,

Je reviens d’une longue mission en Europe, mission qui m’a conduit respectivement en Belgique, au Luxembourg et en France. D’abord, en Belgique j’étais en visite officielle au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles où j’ai signé une convention entre nos deux institutions parlementaires.

Ensuite, au Luxembourg où j’ai été élu 1er Vice-Président de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie et où j’ai pu rencontrer les plus hautes autorités de ce beau pays.

Enfin, j’ai été à Paris, à l’Assemblée nationale française où j’ai été reçu par mon homologue, M. François de RUGY, et où j’ai pu nouer des contacts politiques importants.

De retour en Côte d’Ivoire, j’ai pu noter des signes d’agitations. En tant qu’acteur politique et au nom de la responsabilité qui est la mienne, je voudrais lancer un appel au calme, à la pondération et à la retenue aux uns et aux autres. Personne n’a intérêt à jouer contre la tranquillité, la sérénité et la stabilité de la Côte d’Ivoire.

Notre pays attend de chacun de nous de la mesure et de la modération. Vous vous en souviendrez, le 3 avril 2017, j’ai placé la première année de cette législature sous le triple sceau de la Repentance, du Pardon et de la Réconciliation. Je note aussi que l’année pastorale a pour thème : « toi, laisse-là ton offrande, et va te réconcilier avec ton frère … » Tout ceci nous invite tous, tous les acteurs politiques sans exceptions, à faire preuve d’humilité et de grandeur.

Pour ma part, j’ai décidé de demander, une fois de plus, pardon aux Ivoiriens, pour tout ce que, depuis 2002, j’ai pu consciemment ou inconsciemment commettre comme offenses à ce peuple qui a tant souffert. J’adopterai la même approche du Pardon et j’irai demander Pardon à mes aînés les présidents Henri Konan BEDIE, Alassane OUATTARA et aussi Laurent GBAGBO pour tous les torts, manquements ou offenses que moi-même ou mes proches ont pu causer à chacun d’entre eux spécifiquement.

Je demeure convaincu que toutes les filles et tous les fils de ce pays doivent résolument emprunter le chemin de la vraie repentance et de la vraie réconciliation. En ce qui me concerne j’ai déjà pardonné et je suis désormais sans rancune ni colère.

Je vous en conjure, ne nous divisons pas. La division ne pourra que nous mener à la catastrophe. Rassemblons-nous ! C’est cette mission de rassemblement par le pardon et la réconciliation que je me suis assigné et rien ne devrait m’en détourner. Je m’engage à travailler davantage, et plus que par le passé, pour reconstruire l’union de toutes les filles et tous les fils de la Côte d’Ivoire.

Guillaume Kigbafori Soro

Fait sur sa page Facebook, le 20/07/2017

Kouroukanfouganews

Tchad : situation difficile pour les retournés de la RCA (SYNTHESE)

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Plus de trois ans après leur arrivée de la République centrafricaine (RCA) où ils avaient fui les violences entre les groupes Séléka et anti-Balaka, les 73.000 retournés tchadiens vivant au sud du pays et dans la capitale font face à un risque de détérioration de leurs conditions de vie, selon le dernier bulletin humanitaire publié par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) au Tchad, en collaboration avec les partenaires humanitaires.

Le retrait progressif, faute de financements, de plusieurs acteurs humanitaires des sites de retournés du sud depuis 2015, couplé à l’absence de programmes de développement et de solutions durables, a entraîné la réduction des standards humanitaires minimums dans tous les secteurs, particulièrement dans les sites de retournés.

De 57 organisations humanitaires présentes au sud en 2015, seuls 24 acteurs y travaillent encore. De plus, la durée de mise en œuvre des projets en cours ne dépasse pas les six prochains mois. De nombreux projets se terminent en juin 2017, notamment ceux de l’allocation du Fonds central de réponse d’urgence sous le chapitre des urgences sous-financées.

Les résultats d’une évaluation conjointe multisectorielle, conduite en mai dernier par les acteurs humanitaires, sous la direction de l’OCHA, dans le département de la Grande Sido (au sud du Tchad frontalier avec la RCA), révèlent que des besoins importants persistent dans tous les secteurs. Alors que la saison des pluies bat son plein au sud, les abris d’urgence construits en 2014 pour une durée de six mois sont aujourd’hui délabrés, après environ trois ans. Les retournés n’ont pas accès aux matériaux de construction et la dégradation des abris les exposent aux intempéries et maladies.

En termes de sécurité alimentaire, le niveau de vulnérabilité des retournés est très élevé. Plus de 166.000 personnes sont en insécurité alimentaire dont plus de 6.000 dans la phase sévère dans la région du Moyen Chari, selon les données du Cadre harmonisé de mars 2017. A ces personnes s’ajoutent plus de 34.000 retournés.

En 2016, les distributions de coupons alimentaires avaient seulement couvert six mois de l’année et, de janvier à fin mai 2017, les retournés ont bénéficié de seulement deux distributions de coupons. « L’accès à la terre pourrait permettre aux retournés de pratiquer l’agriculture et renforcer ainsi leur sécurité alimentaire d’autant que le département de la Grande Sido est l’une des zones agropastorales du Tchad par excellence », indiquent les agences humanitaires. L’augmentation de la population due à l’arrivée des réfugiés centrafricains et des retournés tchadiens dans la zone a ainsi accru la pression sur les ressources naturelles qui sont insuffisantes.

L’éducation souffre également, de façon indirecte, des conséquences de la réduction de l’assistance alimentaire. Sans nourriture, il est difficile pour les parents de maintenir leurs enfants à l’école. De plus, le manque d’enseignants qualifiés, de matériels didactiques et d’infrastructures scolaires ainsi que la grève des enseignants depuis le début de l’année scolaire ont des conséquences néfastes sur l’éducation des enfants. En guise d’exemple, l’école primaire de Maïngama compte près de 2.000 élèves (dont 773 filles) avec seulement quatre enseignants formés et huit maîtres communautaires.

Des cas de protection sont rapportés dans les zones d’accueil des retournés. Des stratégies néfastes d’adaptation sont régulièrement rapportées telles que la prostitution, le mariage précoce et le travail des enfants. A ces cas de protection s’ajoutent l’absence de documents d’état-civil ou d’identité et les abus y relatifs.

Néanmoins des progrès ont été réalisés : sur les 73.000 retournés tchadiens vivant au sud du pays, environ 6.300 ont été enregistrés par le HCR afin d’obtenir des papiers officiels d’identité et 17.195 extraits de naissance ont été délivrés aux retournés et communautés hôtes. Le gouvernement s’est saisi de cette problématique d’obtention de documents d’identité via la constitution d’un Comité interministériel.

Pour ce qui est de la nutrition et de la santé, l’on note une faible prise en charge des patients due à la rupture des médicaments et intrants et à l’absence de structures et ressources humaines et matérielles nécessaires. Au village d’accueil de Sido où il y a deux centres de santé, des guérisseurs et accoucheuses traditionnels essaient de répondre aux besoins sanitaires de plus de 17.000 personnes. Les problèmes tels que ruptures fréquentes de médicaments et l’absence de chaîne de froid ont amoindri les capacités des services de santé. Certains centres de santé, tel que celui de Maïngama, construit en bâche durant la phase d’urgence, nécessitent des réhabilitations, en plus du manque de personnel qualifié. Plus de 60 cas de malnutrition aigüe sévère ont été enregistrés entre janvier et février dans ce centre de santé.

« Sans donner aux retournés la capacité de répondre par eux-mêmes à leurs besoins prioritaires, les conditions de vie de ces personnes continueront à se détériorer », prévient l’OCHA. Le gouvernement tchadien avait initié, en collaboration avec les acteurs humanitaires, un Plan de réponse global en faveur des retournés tchadiens de la RCA (2015-2019) dont l’objectif était de « passer de l’assistance humanitaire à une autonomisation durable ».

Mais la mise en œuvre de ce plan na pas été effective, faute de lancement officiel et donc de financement, alors qu’il constitue un document clé pour entamer les solutions durables. La mise en place de ces solutions durables, dont la création et le renforcement des moyens d’existence, est capitale pour sortir les retournés de la dépendance actuelle à l’assistance humanitaire. Dans ce cadre, l’accès à la terre est essentiel afin de garantir l’autosuffisance et les opportunités économiques pour ces populations ayant perdu leurs moyens d’existence. L’accès aux services essentiels est également une priorité pour les populations du Sud.

De plus, la fermeture de la frontière affecte sérieusement toutes les régions frontalières avec la RCA. En guise d’exemple, plus de 660 opérateurs économiques étaient recensés à Sido et généraient environ 100 millions de FCFA par semaine dans les caisses de l’État avant la crise. Aujourd’hui, seulement une cinquantaine d’opérateurs économiques sont présents dans la localité. La réouverture de la frontière pourra bénéficier non seulement aux retournés et réfugiés désirant retourner en RCA mais permettra également de revitaliser les circuits économiques entre les deux pays.

Si une assistance humanitaire est nécessaire pour apporter de l’aide vitale, une programmation intégrée entre acteurs humanitaires et acteurs de développement, en partenariat avec le gouvernement, est nécessaire, plaide le document de l’OCHA.

« Les bailleurs de fonds sont encouragés à accompagner cette dynamique qui permettra à la fois de répondre aux besoins urgents et de lancer des activités de résilience en renforçant le développement local. Cela bénéficiera aux réfugiés, aux retournés et aux populations locales », conclut-il.

Par Xinhua | 20-07-2017

États-Unis : le sénateur républicain John McCain atteint d’un cancer du cerveau

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Le sénateur républicain d’Arizona, John McCain, a fait savoir mercredi 19 juillet qu’il est atteint d’un cancer du cerveau, a-t-on appris des sources concordantes.

Cette tumeur a été découverte après une intervention pour retirer un caillot de sang situé au-dessus de son œil gauche.

« Les options de traitement peuvent inclure une combinaison de chimiothérapie et de rayonnement », a déclaré son médecin.

L’homme a déjà souffert de mélanomes dans les années 1990 et 2000, dont il s’était remis.

John McCain, 80 ans, est un ancien pilote prisonnier de guerre au Vietnam où il a vécu l’enfer pendant cinq ans en 1973.

Il a été candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2008 contre Barack Obama qui a compati à sa douleur avec le plus bel humour sur son compte Twitter.

« John McCain est un héros américain et l’un des battants les plus courageux que je connaisse. Le cancer ne sait pas à qui il a affaire. Fais-lui vivre un enfer, John », a tweeté Barack Obama.

Kouroukanfouganews