Côte d’Ivoire : le gouvernement clarifie les conditions d’élection des sénateurs

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Une ordonnance prise par le chef d’Etat Alassane Ouattara précise les conditions d’élection des membres du Sénat, une nouvelle institution qui va former avec l’Assemblée nationale le Parlement ivoirien, a-t-on appris lundi.

Selon l’ordonnance en date du 14 février, les sénateurs de la mandature 2018-2020 sont élus par les députés, les conseillers régionaux, municipaux et de districts en exercice.

Le scrutin est organisé par la Commission électorale indépendante (CEI) et les sénateurs sont élus « à la majorité relative sur une liste bloquée à tour ».

La date du scrutin n’a pas encore fixée par le gouvernement.

Chaque région ou chaque district autonome est représenté par deux sénateurs.

La Côte d’Ivoire comprend 31 régions et deux districts autonomes (Abidjan et Yamoussoukro), ce qui devrait donner un total de 66 sénateurs élus.

Conformément à la Constitution ivoirienne, les deux tiers des sénateurs sont élus et un tiers est nommé par le président de la République.

Les sénateurs sont élus pour cinq ans mais la mandature de 2018 prendra fin en 2020, selon les dispositions transitoires et exceptionnelles de la Constitution de mars 2016.

L’ordonnance du 14 février précise que tout Ivoirien, âgé de 35 ans révolus à la date de l’élection, qui a la qualité d’électeur peut se présenter dans toute circonscription électorale de son choix pour être élu au Sénat.

Sont inéligibles, les personnes ayant acquis la nationalité ivoirienne depuis moins de 10 ans, les présidents de conseil et conseillers régionaux, les maires, adjoints au maire et conseillers municipaux, démis d’office pour malversation, même s’ils n’ont pas encouru de peine privative de droits civiques.

Sont également inéligibles, les membres du Conseil constitutionnel et des juridictions suprêmes, les magistrats, les agents comptables centraux et départementaux, les présidents et directeurs d’établissements ou d’entreprises à participation financière publique, les fonctionnaires, les militaires et assimilés en exercice.

« Ils ne peuvent être acceptés que s’ils font une demande de mise en disponibilité pour une durée exceptionnellement égale à celle du mandat », souligne l’ordonnance qui ajoute qu’en cas de non-élection ou de non-réélection, ces personnes réintègrent « de plein droit » leur emploi d’origine.

Par Xinhua | 20-02-2018

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Quand la Grande-Bretagne aidait Kadhafi à « enlever » ses opposants

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De nouveaux liens suspects entre le Royaume-Uni et le régime de Mouammar Kadhafi révélés dans des documents secrets trouvés récemment à Tripoli.

La Grande-Bretagne de Tony Blair s’est pliée aux exigences de Mouammar Kadhafi, le défunt guide de la Jamahiriya libyenne. C’est en tout cas ce que révèlent des documents classés secrets et remis récemment à la justice libyenne, rapporte The Guardian.

Dans ces documents, il est indiqué que le guide libyen aurait reçu l’aide des services secrets britanniques pour mettre la main sur ses opposants en exil. Il est notamment fait mention des membres du Groupe islamique combattant libyen (GICL)

Un intérêt pas tout à fait anodin du gouvernement britannique pour les affaires libyennes. En effet, Kadhafi aurait personnellement écrit au Premier ministre britannique d’alors, Tony Blair, en 2003, pour lui émettre cinq demandes en échange de l’abandon par la Libye de son projet d’armes nucléaires.

Ces cinq demandes n’ont pas été explicitées dans les documents découverts. Mais toujours est il que quelques semaines plus tard, en octobre 2003, Moussa Koussa, ancien chef des renseignements libyen a écrit à son homologue britannique du MI6 pour qu’il l’assure de l’exécution des cinq demandes sus-évoquées.

Kadhafi et sa menace nucléaire totalement éradiquée

En février 2004, une mission informelle du MI6 était diligentée en sol libyen. Les renseignements britanniques auraient alors convenu de partager avec leurs confrères libyens toutes les informations sur les “éléments dangereux”.

Coïncidence ou non, trois semaines plus tard, le chef du GICL, Abdel Hakim Belhaj, et sa femme enceinte étaient arrêtés à Bangkok et “rendus” à Tripoli. La détention Abdel Hakim Belhaj a duré six ans durant lesquels il assure avoir été torturé à maintes reprises.

L’opération s’est ensuite étendue à un second dirigeant du GICL, Sami al-Saadi, qui a également été enlevé et “rendu” à Tripoli plus tard ce mois de février-là, avec sa femme et ses quatre enfants âgés de six à 12 ans. En 2012, l’opposant a retiré sa plainte contre le gouvernement britannique après avoir perçu 2,2 millions de livres sterling dans le cadre d’un règlement à l’amiable.

Ces documents viennent remettre au goût du jour le soutien tant déploré par les Africains, des puissances occidentales aux régimes autoritaires. En dépit de ces liens informels, la Grande-Bretagne, de même que la France, ont été à la pointe de l’opération militaire de l’Otan qui a fait chuter le régime de Mouammar Kadhafi lors de la révolution de 2011. Depuis maintenant sept ans, ce pays nord-africain sombre dans une impasse qui a des répercussions sur sa sécurité, son économie et son fonctionnement politique.

Source: http://fr.africanews.com/2018/02/20/quand-la-grande-bretagne-aidait-kadhafi-a-enlever-ses-opposants/

Aboudramane Sangaré: «Pour ramener la confiance, il faut une élection crédible»

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Alors que les élections municipales et régionales doivent avoir lieu d’ici la fin de l’année 2018 en Côte d’Ivoire, l’opposition réclame une concertation avec le gouvernement afin de modifier la Commission électorale indépendante. La frange la plus radicale du Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo dirigée par Aboudramane Sangaré demande, en outre, le départ du président de la commission, Youssouf Bakayoko, et la révision des listes électorales. Un FPI fractionné en deux mouvements, mais qui se retrouve sur ces points. Reste à savoir s’ils participeront ou pas au prochain scrutin. Aboudramane Sangaré, qui se présente comme président par intérim du FPI, répond aux questions de Frédéric Garat.

Quelles sont les conditions que vous posez pour participer aux prochaines élections locales ?

Aboudramane Sangaré : Disons que nous demandons seulement que les conditions soient transparentes, inclusives, justes pour qu’on puisse aller en chantant aux élections. Pour amener la confiance en Côte d’Ivoire, on a besoin d’élections crédibles. C’est vraiment cela notre préoccupation aujourd’hui. Depuis 2011, nous ne cessons d’interpeller le pouvoir, des conditions crédibles pour aller aux élections. Chaque fois, le FPI boycotte les élections. Mais là où il y a les effets, il y a la cause.

Ces conditions, c’est une refonte de la Commission électorale indépendante, la CEI, c’est une révision des listes électorales, le redécoupage pour les scrutins locaux. Cela fait beaucoup de choses d’ici la fin de l’année ?

Nous sommes obligés d’aller aux élections n’importe comment. Les conditions, c’est d’abord comme on a dit ?? la Commission électorale indépendante. Le président n’est pas crédible. Nous ne voulons pas de ce président-là. Il faut quand même que nous allions aux élections en chantant, avec la réconciliation des esprits et des cœurs. Mais cela passe aussi par la libération du président Laurent Gbagbo, la première dame Simone Ehivet, de Charles Blé Goudé, de tous nos prisonniers, de tous les Ivoiriens contraints à l’exil.

Ces conditions, vous les aviez déjà déposées en préalable lors des dernières présidentielles, lors des législatives. Et vous savez bien que le pouvoir en place n’a pas donné suite à vos requêtes. Qu’est-ce qui ferait que ça changerait ? Et si cela ne change pas, vous allez boycotter une fois de plus les élections ?

Il faut déjà avoir la vertu pédagogique. L’opposition est dans la proposition. A chaque fois, nous proposons depuis 2011. Et pour la Côte d’Ivoire, ça ne sera jamais suffisant, il faudra à chaque fois dire que la où on va, ce n’est pas bon pour la Côte d’Ivoire. Le pouvoir aussi doit tenir compte de l’actualité. Il doit tenir compte des forces en présence, il doit tenir compte de l’état des populations.

Mais vous voyez bien que le pouvoir s’entête. Lorsqu’on lui parle par exemple de l’avis rendu par la Cour africaine des droits de l’homme, il dit faussement que c’est un avis consultatif. Lorsque vous parlez de la composition de la CEI, ils vous disent que des membres de l’opposition sont représentés dans cette CEI. Donc on voit bien que c’est un discours de sourds en fait, que personne ne veut écouter personne ?

Oui, seulement je pense aussi que le discours de sourd là aussi peut conduire à la perte d’un pouvoir, parce que le pouvoir aussi je crois, ce n’est pas le pouvoir pour le pouvoir, c’est pour satisfaire la population. Soyons sérieux, une décision de la Cour africaine s’impose aux parties. La Côte d’Ivoire était partie à ce procès, la Côte d’Ivoire a plaidé. La Côte d’Ivoire a perdu. Ce n’est pas bien. Ni un Etat hors-la-loi, ce n’est pas bien.

Oui, mais on voit bien que cela ne change rien vis-à-vis des autorités ?

Dans l’état actuel, je suis d’accord avec vous. Mais moi, je ne reste pas dans l’état actuel. Je ne rentre pas déjà dans le programme de boycott ou pas de boycott. Je demande au pouvoir de s’asseoir et discuter.

Que pensez-vous de la récente visite de Pascal Affi N’Guessan, le président du Front populaire ivoirien (FPI), chez Henri Konan Bédié au Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) où il a laissé entendre qu’il pouvait y avoir des alliances entre lui et Konan Bédié dans le cadre des prochaines élections. Que pensez-vous de ces manœuvres ou de ces visites politiques ?

Il n’y a rien à penser. Ce monsieur suit son chemin, il va vers son destin. Ça ne m’intéresse pas ce qu’il fait. Ce n’est pas le plus important pour moi. Chacun connaît ses forces en Côte d’Ivoire. Chacun se connaît en Côte d’Ivoire. C’est sa vision de la politique. Moi, je n’ai pas encore emprunté cette voie-là. On ne sait jamais, mais vraiment ce n’est pas le plus important ce que fait ce monsieur, ce n’est pas le plus important pour moi.

En 2020, il faudra bien que le FPI ait un candidat d’« union », on va dire, de l’opposition ?

Oui, mais ça ne sera pas n’importe comment. On nous a dit 2018, mais pas 2020. Ce sont les élections qui préparent la présidentielle. C’est la présidentielle anticipée. On ne peut pas laisser passer 2018 n’importe comment, et dire que nous allons attendre 2020. Mais ce n’est pas une fatalité que le pays prenne parti par n’importe quelle élection. Ce n’est pas une fatalité. Moi j’ai du respect pour ceux qui parlent de la politique de la chaise vide. Mais quand la chaise est bancale, c’est difficile de s’asseoir dessus.

Cela veut que puisque vous voulez aller à 2020 que vous allez effectivement participer aux élections de 2018. Ça veut dire ça ?

(Rires) Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Je reverrai RFI pour donner la position finale du FPI. Il n’y aura pas de problème. Moi, aujourd’hui je vais parler au pouvoir, j’attends de voir. Et après on se retrouvera encore pour savoir ce que nous allons faire.

Un dernier commentaire sur ce qui se passe dans le parti de la Majorité, Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie en Côte d’Ivoire (RHDP). On voit bien, on sent bien que cela ne fait pas l’unanimité cette idée, ce concept de parti unifié. Vous observez cela de quelle manière ? Et quels commentaires pouvez-vous faire là-dessus ?

Vous savez, moi j’aime parler de ce que je connais. Il y a ce que dit la presse, ce qu’on rapporte. J’observe. Je bois mon petit lait, c’est possible. J’attends de voir jusqu’où ça peut aller. Quand le pouvoir nous unit, et le compromis qu’on peut faire pour le pouvoir aussi. Et quand l’opposition c’est le démon si jamais il vient, il va nous achever, nous exterminer, on finira peut-être par s’entendre. Mais nous ne sommes pas habités par un tel esprit. Nous sommes des enfants de Laurent Gbagbo. On n’a pas de haine. On n’a pas de vengeance. Donc laisser chacun vraiment régler ses petits problèmes. Le RHDP est suffisamment fort pour régler ces problèmes. Le FPI a ses problèmes, nous sommes en train de les régler. La Côte d’Ivoire a ses problèmes. Si on peut se mettre ensemble pour régler les problèmes de la Côte d’Ivoire, pourquoi pas. Pourquoi pas.

Par RFI | 19-02-2018

Islande : un imam défend la circoncision

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Un chef musulman d’Islande condamne les mesures visant à interdire la circoncision masculine dans ce pays, accusant leurs auteurs de commettre une atteinte à la liberté de culte.

Ahmad Seddeeq, un imam du Centre culturel islamique d’Islande, a dit à la BBC que la circoncision masculine était une pratique fondamentale de l’islam.

« La circoncision est pratiquée depuis des siècles. Elle est profondément enracinée dans les traditions culturelles et religieuses », a-t-il déclaré, ajoutant que « les avantages de cette pratique dépassent de loin ses risques ».

Des membres de la communauté juive européenne ont également dénoncé l’interdiction de cette pratique.

Le parlement islandais prépare une loi faisant de la circoncision masculine un délit passible d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à six ans.

Les partisans de cette loi affirment que la circoncision est une atteinte à l’intégrité physique des garçons comme les mutilations génitales féminines.

Par BBC Afrique | 19-02-2018

Togo: les contours du dialogue dévoilés

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Au Togo, le comité préparatoire a fini ses travaux dimanche 18 février, après de longues discussions. Un document est rendu public et servira de feuille de route pour le déroulement du dialogue.

C’est un document de quatre pages qui va servir de règlement intérieur pendant les pourparlers entre les acteurs politiques du pouvoir et de l’opposition. Sept délégués de chacune des deux parties sont conviés à la table de discussion sous la houlette du facilitateur ghanéen.

Les pourparlers devront durer une dizaine de jours. Ce dialogue a trois objectifs : trouver un accord aux questions spécifiques à l’origine de la crise actuelle, s’entendre sur des mesures concrètes à même de rétablir la confiance entre les acteurs sociopolitiques de la crise et l’établissement d’un mécanisme de mise en œuvre de l’accord issu de ces discussions et de son suivi.

« Esprit de compromis »

C’est un dialogue qui se veut « constructif, de bonne foi et dans un esprit de compromis », précise le document. A l’ordre du jour, douze points recensés de commun accord. On peut citer pêle-mêle le rétablissement de la Constitution de 1992, l’implication du rétablissement de cette Constitution de 1992, l’organisation du référendum portant révision de cette même Constitution et l’inclusivité du dialogue.

Les mesures d’apaisement et de confiance placées au premier point de l’ordre du jour du dialogue seront examinées de manière prioritaire par les participants, indique le document. Le facilitateur au dialogue, Nana Akufo-Addo, président du Ghana, est arrivé ce dimanche après-midi, le 18 février, dans la capitale togolaise. Il va présider l’ouverture des pourparlers, lundi matin.

« Nous avons établi la liste des résultats-clé escomptés, de même que les principes qui guideront ce dialogue, explique le ministre ghanéen de la Sécurité, Albert Ka-Danpaah qui a présidé les travaux du comité préparatoire. Nous avons identifié les parties impliquées et leurs représentants. Nous avons défini les modalités pratiques pour la conduite du dialogue et nous sommes tombés d’accord sur les principaux points de l’agenda. Le processus de dialogue doit avoir comme objectif principal de permettre aux acteurs politiques togolais de s’entendre sur un document traitant des principaux problèmes soulevés par la crise actuelle, et tout cela de manière pacifique et dans l’esprit, le respect de l’unité nationale ».

Après cet accord, le ministre de la Fonction publique, Gilbert Bawara, se dit plus confiant pour la suite des évènements. « Nous avons toujours été optimistes et confiants que les Togolais, en se parlant entre eux, doivent être en mesure de trouver des solutions qui répondent à la fois à l’intérêt général et au bien commun de tous les Togolais, déclare-t-il. Nous n’allons pas nous départir de cette confiance et de cet optimisme et nous pensons et nous espérons que chacun sera animé par le même esprit ».

« Enième dialogue » ?

Sur les réseaux sociaux, nombreux sont les Togolais qui se montrent sceptiques et qui critiquent la tenue d’un « énième dialogue » dans ce pays gouverné depuis plus de 50 ans par la même famille. L’opposition, elle, se déclare « totalement disponible ».

« Nous sommes totalement disponibles à condition que ce dialogue traite essentiellement du retour à la Constitution de 1992 puisque cette Constitution a été traficotée, manipulée pendant des années pour le seul intérêt du régime, estime ainsi Eric Dupuy, chef de la délégation de l’opposition dans le comité préparatoire. Si on arrive à revenir à la Constitution de 1992 dans sa version originelle, qui dit qu’en aucun cas, nul ne peut faire plus de deux mandats, on posera la question à Faure Gnassingbé à savoir que s’il a déjà fait deux mandats, il part. S’il a déjà fait deux mandats, il faudrait qu’il en tire les conséquences ».

Pense-t-il pouvoir arriver à un accord dans les dix prochains jours ? « Nous sommes pleins de bonne volonté mais nous sommes décidés à aller de l’avant. S’il y a blocage, si le rég

Par RFI | 19-02-2018

Gambie : un an après, Adama Barrow hésite à limiter son mandat

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Colère dans les rangs de l’ex-coalition qui l’a porté au pouvoir. Alors que la Gambie célèbre ce dimanche le 53ème anniversaire de son indépendance tout comme l’investiture d’Adama Barrow, le débat fait rage. Le président de la Gambie post Yahya Jammeh cultive le doute et l’ambigüité sur sa promesse de ne faire que 3 ans au State House, le palais présidentiel. Le flou est aussi total sur la limitation du nombre de mandats.

Un an jour pour jour. Rentré d’un exil éphémère au Sénégal le 18 février 2017, Adama Barrow était investi des pleins pouvoirs pour diriger la « Nouvelle Gambie » après une crise post électorale qui aura tenu le monde entier en haleine. Une investiture faste pour rattraper la pâleur d’une prestation de serment dans l’enceinte exiguë de l’Ambassade de Gambie à Dakar.

Un voile opaque d’incertitudes sur une présidentielle anticipée

Un an après, les dix mois d’anxiété passés, Adama Barrow a rejoint le State House, le palais présidentiel que l’on disait miné -mystiquement aussi- par son fantasque prédécesseur. Alors, lorsque la Gambie célèbre ce dimanche les 53 ans de son indépendance arrachée à l’Angleterre, beaucoup s’attendaient à un discours d’Adama Barrow pour évoquer son avenir politique, un an après son investiture. Mais, c’est un voile opaque d’incertitudes qui accompagne les promesses politiques d’avant son élection.

Fin 2016, lors d’un congrès exceptionnel pour l’époque, sept partis d’opposition décident d’affronter Yahya Jammeh avec un candidat unique. En l’absence d’Usainu Darboe, opposant historique emprisonné du Parti démocrate unifié (UDP), Adama Barrow, son trésorier est choisi. Le congrès d’opposants décide que s’il est élu, le candidat de l’opposition ferait un mandat de trois ans avant d’organiser une présidentielle anticipée pour remettre tous les partis sur la ligne de départ de la course au palais. Adoubé presque par ovation, Adama Barrow accepte.

Plus d’un an après, une fausse note semble s’être glissée dans la symphonie du désormais président de la Gambie. Adama Barrow élude la question de la présidentielle anticipée. Le goût pour les sirènes du pouvoir ? Au sein de la majorité présidentielle, l’on pose l’argument d’une violation de la constitution gambienne par un président qui déciderait de limiter de lui-même son mandat en convoquant une présidentielle anticipée.

Adama Barrow, sur les pas de Jammeh?

A vrai dire, entre le marathon de la formation de son gouvernement avec la nomination anticonstitutionnelle de sa vice-présidente, la traque des biens et proches de Yahya Jammeh, les législatives, la sécurisation du pays et la refonte de l’armée Adama Barrow n’a pas vraiment eu le temps de gouverner la Gambie. Sans expérience politique, le nouveau président s’est contenté d’un rôle presque représentatif sans mesures fortes. Un argument que reprend à son compte son camp pour indiquer qu’Adama Barrow devrait poursuivre ses chantiers pour les 5 ans gravés dans la constitution.

Colère dans les rangs des autres partis de la coalition. Pour ceux-ci, le non-respect de la promesse de la présidentielle anticipée est synonyme d’une trahison politique de l’accord entre opposants par l’ex-candidat. Pour prolonger le raisonnement, d’autres font remarquer que celui qui ne s’est pas pressé à inscrire dans la constitution, le verrou de la limitation du nombre de mandat, ne serait pas… Lire la suite sur https://afrique.latribune.fr/politique/2018-02-18/gambie-un-an-apres-adama-barrow-hesite-a-limiter-son-mandat-768964.html

Côte d’Ivoire: un gendarme lynché dans une émeute à Bloléquin, après la mort d’un jeune de la ville

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Un gendarme à été lynché à mort ce samedi à Bloléquin, localité située à l’ouest de la Côte d’Ivoire, après la mort d’un jeune de la ville dans une honteuse affaire qui a dégénéré en une émeute, a-t-on appris de l’AFP citant une source sécuritaire.

La population de Bloléquin est sortie de ses gonds ce samedi suite à une tragédie qui a emporté l’un des leurs tombé sous les balles d’un gendarme, en saccageant la gendarmerie, a annoncé à l’AFP une source sécuritaire.

Les résidences du préfet et du sous-préfet ont été également mis à sac par la population furieuse contre les gendarmes, selon cette source.

Une tentative de racket du gendarme à un barrage contre un jeune habitant, samedi matin vers 09H00, est à l’origine des incidents. Le jeune refusant de payer, il y a eu un échange de coups et « le gendarme a tiré à bout portant sur le jeune, le tuant sur le coup », selon la même source.

« Le gendarme a été lynché à mort par la population », qui s’est ensuite attaquée à la caserne de gendarmerie, où logent une quarantaine d’hommes, ainsi qu’aux résidences du préfet et du sous-préfet. Un gendarme et un civil ont été légèrement blessés, selon la source sécuritaire.

Des renforts militaires sont arrivés des régions voisines samedi après-midi et des médiations se déroulaient pour ramener le calme dans la ville, selon la source.

Les bavures policières, ou des forces de l’ordre, liées aux rackets sont une monnaie courante en Côte d’Ivoire, mais qui ont rarement dégénéré en des émeutes suivies des saccages des bâtiments administratifs publics, comme ce qu’on constate ces dernières années.

Fin mars 2017, une femme a été malencontreusement tuée à Abobo-baoulé par un policier du 34ème arrondissement alors qu’il ouvrait le feu sur un homme à moto prenant la fuite. En représailles, les habitants avaient tenté d’incendier le commissariat.

Kouroukanfouganews