Côte d’Ivoire : des individus armés attaquent un commissariat de police d’Abobo et s’emparent des armes

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Des hommes armés ont attaqué mardi vers les 14h00 (GMT et heure locale) un commissariat de police et se sont emparés d’armes dans le quartier populaire d’Abobo, dans le nord d’Abidjan, ont appris de source sécuritaire plusieurs sources concordantes, dont l’AIP et l’AFP.

« Des individus armés ont attaqué le commissariat du 34e arrondissement à Abobo sans faire de dégâts corporels (pas de blessés). Ils ont mis les policiers en fuite. Ils se sont emparés d’armes », a affirmé à l’AFP cette source sous le couvert de l’anonymat.

Pourtant des témoins interrogés à proximité du commissariat n’ont rien remarqué. « On était là. On n’a pas entendu de coups de feu ni rien. C’est après qu’on nous a dit qu’il s’était passé quelque chose », a dit un homme dont le commerce est situé en face du commissariat. « On nous a dit que des jeunes étaient venus en moto et se sont emparés des armes ».

Cette nouvelle attaque intervient quelques semaines seulement après que le gouvernement ivoirien a accusé début septembre des proches de l’ex-chef de l’État ivoirien Laurent Gbagbo de tenter de déstabiliser le pays à travers une série d’attaques contre des postes de police et de gendarmerie perpétrées ces derniers mois.

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Sidiki Diakité, avait qualifié d’“instigateurs” d’un “projet de déstabilisation” Stéphane Kipré, gendre de l’ex-président, et Pickas Damana, un ex-responsable des “Jeunes Patriotes”, un mouvement pro-Gbagbo accusé de nombreuses violences pendant la période de crise en Côte d’Ivoire (2002-2011). Mais les accusés ont nié leur implication dans ces attaques.

La Côte d’Ivoire a été secouée par plusieurs mutineries des militaires qui réclamaient des primes de 12 millions de francs CFA depuis le début de l’année, et depuis le 19 juillet, deux jours avant l’ouverture des 8emè Jeux de la Francophonie, des commandos lourdement armés prennent pour cible les bâtiments des forces de sécurité et les institutions financières du pays.

Au mois d’août, plusieurs évasions de prisonniers ont également eu lieu, notamment à Gagnoa une ville du centre du pays, et à Abidjan où une vingtaine de personnes se sont évadés lors de leur déferrement au au palais de justice.

Au lendemain de la célébration de la fête de Tabaski, des hommes armés ont attaqué la brigade de gendarmerie de Songon (une collection de plusieurs villages Ébriés situés à une vingtaine de km d’Abidjan et à l’ouest de Yopougon), et à Katiola (une ville située à 55 km au nord de Bouaké, épicentre des mutineries) une centaine de prisonniers se sont évadés de la prison de la ville.

Les autorités ivoiriennes ont adopté une nouvelle stratégie pour se prémunir contre ces attaques et mutineries récurrentes, lors du Conseil national de sécurité qu’a présidé le président Alassane Ouattara avant de s’envoler pour la France à l’occasion de ses congés annuels. L’opération Ceinture y a vu le jour.

L’opération Ceinture consiste à surveiller étroitement les localités (Bouaké, Korhogo, Fresco, Adzopé, etc.) où les attaques et mutineries se sont concentrées ces derniers mois et, surtout, à mobiliser toutes les forces (militaires, gendarmes et policiers) susceptibles de patrouiller en permanence dans un rayon de 100 km autour d’Abidjan.

Kouroukanfouganews

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Togo : Faure Gnassingbé peut-il tenir encore longtemps?

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Jamais, depuis son arrivée contestée au pouvoir, le président Gnassingbé n’avait fait face à une telle fronde. D’abord surpris, mais conscient de ce qui se joue, le gouvernement resserre les rangs…

Mardi 12 septembre. Il est 20 heures à Lomé. Sur la place de l’Indépendance, les lampadaires éclairent les mines graves des militaires. Les pick-up sont surmontés de mitrailleuses. Depuis que, le 6 septembre, des manifestants de l’opposition ont défilé en masse dans les rues de la capitale togolaise et dans les grandes villes du pays, les soldats sont visibles partout, de jour comme de nuit. Devant les banques, devant les centres commerciaux, les stations d’essence et – bien sûr – devant les sièges des institutions.

Il faut dire que jamais depuis son arrivée au pouvoir dans des conditions chaotiques, en avril 2005, Faure Gnassingbé n’avait été aussi malmené par ses adversaires. Jamais autant de manifestants n’avaient réclamé son départ immédiat. Jamais l’opposition, éreintée par cinquante ans de manœuvres politiques, ne s’était sentie aussi ragaillardie. « Ce sont les premières manifestations d’ampleur dans le pays depuis vingt ans, confirme un journaliste togolais. Les opposants crient “Faure, dégage !” Ils se mobilisent à Lomé, mais aussi à l’intérieur du pays et jusqu’en France et en Allemagne, où vit une importante diaspora. C’est du jamais-vu ! » Ce qui est inédit aussi, ce sont ces manifestations qui ont touché Kara, bastion jusque-là imprenable des Gnassingbé.

Riposter à la riposte

Le chef de l’État a bien conscience de ce qui est en train de se jouer. Il a peut-être renoncé à se rendre en Côte d’Ivoire, début septembre, mais il a déjeuné avec Alassane Ouattara quelques jours plus tôt dans sa résidence de Mougins, dans le sud de la France. Faure, qui peut compter sur les conseils et la bienveillance de son aîné, n’ignorait pas que le président ivoirien devait rencontrer Emmanuel Macron quatre jours plus tard…

Si, les premiers temps, le gouvernement a paru dépassé par l’ampleur de la contestation, il s’est depuis ressaisi. « Nous prenons la situation très au sérieux », assure Payadowa Boukpessi. Le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales fait partie de la garde rapprochée du président togolais. Avec Gilbert Bawara, son collègue à la Fonction publique, au Travail et à la Réforme administrative, il est en première ligne de la riposte – y compris dans les médias.

Bousculer les règles de l’opposition togolaise

Face à eux, un homme : Tikpi Salifou Atchadam, 50 ans. Proche de la gauche radicale, le président du Parti national panafricain (PNP) est un ancien leader estudiantin bien introduit dans les milieux associatifs, où l’on loue son art oratoire et son pouvoir de persuasion. Inconnu du grand public il y a encore quelques semaines, Atchadam se rêve en révolutionnaire. Avec son timbre de voix aigu à la Patrice Lumumba, il émaille ses discours d’allégories et soulève les foules, surfant sur les frustrations d’une jeunesse exaspérée par le manque d’emplois et la corruption des élites.

Surtout, Atchadam a fait éclater la géopolitique d’un pays traditionnellement régi par des considérations d’ordre géographique et,.. Lire la suite http://www.jeuneafrique.com/mag/474989/politique/togo-faure-gnassingbe-peut-il-tenir%e2%80%89-encore-longtemps/

Les citoyens tchadiens sont désormais interdits d’accès au territoire américain

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Les citoyens tchadiens sont depuis dimanche 24 septembre interdits d’accès au territoire américain, de même que les citoyens nord-coréens, vénézuéliens, a-t-on appris des sources concordantes, dont AFP.

Leurs pays respectifs sont accusés de manquements à la sécurité sur leurs voyageurs et de manque de coopération avec Washington. Le Soudan n’y figure pas.

Le président américain Donald Trump avait soutenu début 2017 avoir besoin d’une période de 90 jours d’interdiction d’arrivée des ressortissants de six pays musulmans (Syrie, Libye, Iran, Soudan, Somalie et Yémen), ainsi que de 120 jours d’interdiction des réfugiés du monde entier, afin de mettre en place des nouveaux filtres d’admission.

Après cinq mois de contentieux devant les tribunaux, une version amendée du décret est entrée en vigueur le 29 juin. Sa durée d’application s’achevait ce dimanche.

Le nouveau texte interdit ou limite l’entrée aux Etats-Unis des ressortissants étrangers de huit pays au total : l’Iran, la Libye, la Syrie, la Somalie et le Yémen, le Venezuela, la Corée du Nord, deux pays récemment villipendés par le président Trump, et le Tchad.

L’ajout de la Corée du Nord et du Venezuela montre que les restrictions ont été décidées sur des questions de sécurité et que le décret ne visait pas expressément les musulmans, comme l’ont affirmé ses détracteurs.

« Ces gouvernements (Caracas et Pyongyang) ne se conforment simplement pas à nos demandes de base en matière de sécurité », a expliqué un haut responsable gouvernemental.

Les mesures de restriction sont différentes selon les pays. Tous les citoyens de Corée du Nord et du Tchad sont interdits d’accès au territoire américain, alors que pour le Venezuela, l’interdiction se limite aux membres d’une longue liste d’instances gouvernementales et à leur famille.

« Rendre l’Amérique sûre est ma priorité numéro un. Nous n’accepterons pas dans notre pays ceux que nous ne pouvons pas bien contrôler », a affirmé le président américain Donald Trump dans un message sur Twitter.

Le Soudan, l’un des six pays musulmans visés par le précédent décret, a été retiré de la liste. L’Irak, dont le niveau de vérification est pourtant très faible, n’a pas été inclus car c’est un allié proche qui accueille un nombre important de militaires et de civils, a poursuivi le haut fonctionnaire américain.

Le régime Déby pourrait s’en être frustré, lui qui se veut être l’un des acteurs clés de la lutte contre le terrorisme dans la bande sahélo-saharienne, après sa prouesse contre les groupes armés au nord du Mali.

Ces restrictions contre les ressortissants tchadiens, interviennent aussi dans un moment où le président Idriss Déby Itno, a multiplié des sorties contre la communauté internationale dans des interviews qu’il accordées à plusieurs médias mainstreams, ces derniers temps.

La semaine dernière, précisément le 19 septembre, il s’est fait grand absent à la 72ème assemblée générale de l’ONU, à New York, où ses pairs africains ont bénéficié d’une tribune pour s’exprimer, dont Robert Mugabe qui a comparé Donald Trump à Goliath.

Ce refus était, d’après plusieurs sources, l’un des effets d’un mécontentement contre la communauté internationale qui, pour lui Déby, hésite de mettre la main dans la poche pour financer G5 Sahel, composé par son pays, le Tchad, et les quatre autres pays, le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie et le Niger.

Kouroukanfouganews avec AFP

Mugabe se moque de Trump : « le retour du géant Goliath »

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Le président du Zimbabwe Robert Mugabe s’est moqué de Donald Trump lors de son discours à l’Assemblée générale des Nations Unies.

Il a comparé le président américain au géant biblique « Goliath ».

« Certains d’entre nous étaient… embarrassés, sinon effrayés, par ce qui semblait être le retour du géant biblique Goliath. Avons-nous un retour de Goliath au milieu de nous, qui menace l’extinction d’autres pays? Et puis-je dire au président des États-Unis, monsieur Trump, souffler votre trompette de manière musicale pour la marche vers les valeurs de l’unité, de paix, de dialogue, que nous avons toujours défendues et qui sont bien écrites dans notre très sacré document, la Charte des Nations Unies  » a déclaré Robert Mugabe à l’attention du président américain.

Lors de son discours, Donald Trump avait menacé de détruire totalement la Corée du nord.

M. Mugabe a également critiqué le retrait de l’accord de Paris sur le climat annoncé par Donald Trump, rappelant que notre propre existence dépendait de cela.

Écouter le discours via ce lien: http://www.bbc.com/afrique/region-41361551

Par BBC Afrique

Insolite: un voleur guinéen félicite la police

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En Guinée, un voleur arrêté samedi par les forces de sécurité, n’a pas tari d’éloges sur la police qu’il a vivement félicitée.

Boubacar Diallo, étudiant à l’Institut Supérieur de Technologie de Mamou, et son présumé complice Thierno Amadou Sow, mécanicien, ont avoué sans ambages avoir volé la somme de 50 millions de GNF dans une boutique de téléphonie à Mamou, dans le nord-ouest de la Guinée.

Devant la presse, l’étudiant présumé voleur a plaidé pour l’octroi de moyens à la police.

« La direction nationale de la police judiciaire doit être félicitée. Je voulais aussi dire que la DPJ mérite d’être équipée parce qu’ils ont des agents qui sont bien formés. Franchement », a indiqué Diallo face aux journalistes quelques minutes après son arrestation.

Selon lui, ses félicitations s’expliquent par le fait qu’il n’imaginait pas un seul instant que la police pouvait procéder aussi rapidement à son arrestation.

Il indique regretter son geste et promet de ne plus s’adonner au vol.

La vidéo de son interview postée sur Youtube fait le buzz sur les réseaux sociaux.

Par BBC Afrique | 20-09-2016

Kim Jong-Un promet de faire « payer cher » à Trump ses menaces contre la Corée du Nord

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Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un a ironisé ce vendredi 22 septembre sur le président américain Donald Trump qu’il a qualifié de « mentalement dérangé », affirmant vouloir lui faire « payer cher » ses menaces contre son pays devant l’ONU.

« Je ferai payer cher à l’homme à la tête du commandement suprême aux Etats-Unis son discours appelant à la destruction totale » de la Corée du Nord, a-t-il affirmé, selon l’agence d’Etat KCNA.

Cette déclaration intervient après que Donald Trump a menacé mardi, dans son premier grand discours aux Nations unies de « détruire totalement » la Corée du Nord, un « régime vicieux » et « corrompu », si les Etats-Unis ou leurs alliés étaient confrontés à une attaque de Pyongyang.

Ce discours intervenait après des mois de tensions avec le régime de Pyongyang, qui continue de développer son programme balistique en dépit des sanctions prises par la communauté internationale.

Kim, que Trump a qualifié d' »homme-fusée » en raison de ses ambitions nucléaires, s’est également interrogé sur la santé mentale du locataire de la Maison Blanche.

Arsenal de sanctions renforcé

Le dirigeant coréen a dénoncé l' »attitude mentalement dérangée d’un président des Etats-Unis qui a ouvertement exprimé devant l’ONU sa volonté non éthique de ‘détruire totalement’ un Etat souverain ».

Isolée sur le plan international, la Corée du Nord affirme avoir besoin de la force de dissuasion nucléaire pour se protéger de la politique agressive des Etats-Unis.

Les remarques de Donald Trump « plutôt que de me faire peur ou de m’arrêter, renforcent mes convictions, sur le fait que la voie que j’ai choisie est la bonne et que c’est celle que je dois continuer à suivre », a ajouté Kim.

Cette déclaration intervient après que les Etats-Unis ont renforcé jeudi l’arsenal de sanctions économiques visant des personnes et des entreprises accusées d’apporter leur aide au programme militaire nord-coréen.

Le président américain a donné son feu vert à d’éventuelles sanctions contre des « personnes et sociétés qui financent et facilitent les échanges avec la Corée du Nord » dans les domaines de la construction, de l’énergie, les secteurs industriels, médicaux, miniers, du textile et du transport.

Par Le Huffington Post | 22-09-2017

Nouvelles marches prévues à l’appel de l’opposition au Togo

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De nouvelles marches étaient prévues jeudi à l’appel de l’opposition au Togo, où des milliers de personnes s’étaient déjà rassemblées à travers tout le pays la veille pour réclamer le départ du président Faure Gnassingbé.

Une coalition de 14 partis d’opposition a appelé les Togolais à descendre dans les rues de la capitale Lomé, mais aussi à travers tout le pays afin de ne pas relâcher la pression sur le pouvoir après les marches historiques des 6 et 7 septembre, qui avaient rassemblé plus de 100.000 personnes.

« Les gens pensent que nous seront fatigués. Mais ils se trompent. Nous irons jusqu’au bout de la lutte », a proclamé mercredi le chef de file de l’opposition Jean-Pierre Fabre, appelant à d’autres mobilisations populaires les 26, 27 et 28 septembre.

L’internet mobile était coupé depuis plus de 24 heures dans le pays jeudi matin, tandis que le wifi fonctionnait par intermittence.

​A Mango, dans l’extrême-nord du pays, un enfant de 9 ans a été tué lors d’une manifestation qui n’avait pas été autorisée, selon le ministre de la Sécurité Yark Damehame, qui a accusé les manifestants de l’opposition d’avoir attaqué des cadres du parti présidentiel, l’Unir, et incendié des maisons.

« Malgré les déclarations des autorités en faveur de l’apaisement, la répression des manifestations par les forces armées continue au Togo », a déploré François Patuel, chercheur pour l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International, dans un communiqué publié dans la nuit.

Amnesty « appelle à l’ouverture d’une enquête indépendante et impartiale sur les circonstances de sa mort et l’usage excessive de la force par les forces de sécurité ».

Violences

La répression continue à Mango, où des boutiques de jeunes supposés proche de l’opposition ont été incendiées par des militaires. L’opposition appelle le pouvoir à prendre ses responsabilités avant que cela ne dégénère, a expliqué Brigitte Adjamagbo, présidente CAP2015 à VOA Afrique.

D’autres incidents violents ont émaillé les manifestations dans plusieurs villes du nord du pays, comme à Dapaong et à Bafilo, où les forces de l’ordre ont tiré avec des balles en caoutchouc, faisant quatre blessés, selon une ONG locale. A Kara, fief de la famille du président Gnassingbé, la manifestation a été dispersée avant même de commencer.

Les marches organisées mercredi ont rassemblé 10.000 à 15.000 personnes à travers le pays, selon les chiffres de la police obtenues par l’AFP. L’opposition a revendiqué « des dizaines de milliers de manifestants » rien qu’à Lomé, selon Eric Dupuy, le porte-parole du principal parti d’opposition, l’Alliance nationale pour le changement (ANC).

Mardi, l’opposition a boycotté le vote au Parlement d’un projet de révision constitutionnelle soumis par le gouvernement, prévoyant notamment de limiter à deux le nombre de mandats présidentiels.

L’opposition refuse ce texte qui n’est pas rétroactif et permettrait au président Faure Gnassingbé, hériter d’une famille au pouvoir au Togo depuis 50 ans et lui-même à la tête du pays depuis 2005, de se représenter en 2020 et en 2025.

Par VOA Afrique avec AFP | 22-09-2017