Cinq militaires ivoiriens radiés après l’attaque de l’école de police

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Cinq militaires ont été radiés de l’armée ivoirienne après l’attaque de l’Ecole de police d’Abidjan, perpétrée la semaine dernière, deux jours avant l’ouverture des jeux de la Francophonie en Côte d’Ivoire, a annoncé le chef d’état-major général des armées mercredi.

« A la suite de l’attaque perpétrée contre les installations du Centre de Coordination des Décisions Opérationnelles (CCDO) situées à l’École Nationale de Police, les investigations menées par les Forces de Sécurité et de Défense ont permis pour l’heure d’identifier formellement des individus ayant pris part à cette action. Au nombre de ceux-ci, figurent cinq membres des Forces Armées de Côte d’Ivoire », a déclaré le général Sékou Touré dans un communiqué.

« En conséquence (…) ils sont définitivement radiés des effectifs des Forces Armées de Côte d’Ivoire », poursuit le texte.

Il s’agit du « maréchal des logis Bohoussou Wassa Toussaint, du maréchal des logis Pekoula Mathias, du maréchal des logis Séri Brice Arnaud Joël, du maréchal des logis Mel Akrekou Nasseré Sylvestre, et du brigadier-chef Séry Doua Alain ».

Tous ces militaires « seront mis à la disposition de la justice pour répondre de leurs actes », a précisé le général Touré, ajoutant « sa détermination à extirper des rangs tous ceux qui n’honorent l’institution militaire ».

Des centaines de coups de feu avaient été tirés à Abidjan pendant la nuit de mercredi à jeudi derniers par des membres des forces de sécurité en colère à moins de 48 heures de l’ouverture des jeux de la Francophonie dans la capitale économique ivoirienne.

Les assaillants de l’Ecole de police étaient notamment repartis en emportant des armes et des munitions, qui « ont toutes été récupérées », selon la police ivoirienne.

Cinq hommes, dont trois militaires, ont été arrêtés, avait indiqué mardi le chef de la police Youssouf Kouyate lors d’une conférence de presse au ministère de la Défense à Abidjan.

Mi-juillet, trois soldats avaient été radiés de l’armée ivoirienne au lendemain de troubles dans deux camps militaires à Abidjan et Korhogo (nord), où trois militaires avaient été tués.

Par VOA avec AFP | 27-07-2017

Au Bénin, Peace Delaly Nicoué décroche le Bac à 11 ans

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Peace Delaly Nicoué, pourrait battre tous les records des enfants surdoués au monde ayant décroché le précieux sésame, le bac, qui ouvre la voie aux études supérieures.

Selon plusieurs sources, dont BBC Afrique, le plus jeune candidat au Baccalauréat 2017 au Bénin, est Peace Delaly Nicoué, admis aux épreuves à l’âge de 11 ans.

Il se dit  »content » et  »soulagé » après la proclamation des résultats.

Et pourtant cet enfant prodige avait été empêché de composer à la session normale, en raison de son âge de môme, mais autorisé à prendre part à la session de remplacement.

Il a fallu la mobilisation de ses parents entre l’Office du baccalauréat et la Présidence de la République pour qu’une dérogation lui soit accordée.

Peace avait obtenu le Brevet d’études du premier cycle, BEPC, à 9 ans.

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Un parcours atypique que son père, Parfait Afoutou Nicoué, Instituteur, explique à la BBC :  »Quand il avait 4 ans, il pouvait écrire parfaitement le français sans faute et l’anglais, alors j’avais décidé de l’inscrire dans une école bilingue ».

Delaly a été admis en classe de 4e à l’âge de 7 ans.

Le rêve de notre petit ange prodige est connu désormais: poursuivre ses études dans un pays anglophone.

Kouroukanfouganews BBC Afrique

Côte d’Ivoire: les cinq personnes arrêtées après l’attaque de la base du CCDO de Cocody, sont-ils des « Gors » ?

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C’est la plus célère et efficace des investigations réalisées par les forces de sécurité de Côte d’Ivoire, après une attaque perpétrée par des hommes armés. En l’espace de quelques jours seulement, la police ivoirienne a mis la main sur cinq individus dont plusieurs ont déjà reconnu leur participation à l’opération de la semaine passée, qui avait pris pour cible la base du Centre de coordination des décisions opérationnelles (CCDO) de l’école de police de Cocody (Abidjan). Mais qui sont-ils ? Quels étaient les mobiles de leur attaque?

Plus d’un de nous avait pu spéculer sur l’identité des assaillants et sur les mobiles de l’attaque, juste après l’attaque contre cette École de police située à Cocody.

Dans des forums, certains disaient que c’était un acte de jalousie des Soroïstes suite à la nomination de Hamed Bakayoko à la Défense, comme certains qui pensaient à une vengeance des militaires, dont trois des leurs ont été tués dans un camp militaires à Korhogo, dans la nuit de vendredi 14 à samedi 15 juillet, lors des échanges de tirs ; d’autres croyaient que c’étaient des soldats démobilisés qui avaient promis de poursuivre leur mouvement d’humeur pendant ces 8e Jeux de la Francophonie qui se déroulent actuellement à Abidjan ; comme d’autres qui avaient la pleine certitude que c’étaient des Gors (acronyme de Gbagbo ou rien), ces militants extrémistes de tendance Sangaré du Front populaire ivoirien (FPI), qui ont fait l’éternelle allégeance à l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, jugé pour des présumés crimes contre l’humanité à la CPI.

Il faut dire que les arguments non corroborés de ceux qui identifiaient les assaillants comme des Gors, se portaient sur la dernière sentence de la Cour pénale internationale (CPI), sentence rendue le mercredi 19 juillet passé et qui avait prolongé le séjour de Laurent Gbagbo à la prison de Scheveningen. Arguments qui n’étaient pour autant pas à minimiser, car l’attaque contre la base du CCDO, survenait quelques heures seulement après la sentence rendue contre la libération provisoire de Gbagbo.

Aujourd’hui encore, pour les mêmes personnes, tout porte à croire que ce sont des Gors. Pour elles, leurs patronymes ne trompent pas. Et même cela va de soi avec la déclaration du ministre de l’Intérieur, interrogé sur les mobiles des attaques, bien à citer ici, mentionnée à la fin de l’article de l’AFP qui suit: « Malgré tous les efforts pour que les souvenirs des moments difficiles soient derrière nous (…) malgré tous les appels à la réconciliation du chef de l’Etat (Alassane Ouattara), il y a des personnes qui n’ont encore rien compris, qui sont nostalgiques des moments de soubresauts ».

Côte d’Ivoire: cinq arrestations pour l’attaque de l’Ecole de police

Cinq hommes dont trois militaires ont été arrêtés dans le cadre de l’attaque de l’Ecole de police d’Abidjan, perpétrée la semaine dernière, deux jours avant l’ouverture des jeux de la Francophonie en Côte d’Ivoire, a annoncé la police mardi.

Les centaines de coups de feu tirés en plein centre de la métropole ivoirienne puis dans un quartier populaire avaient suscité des interrogations sur la sécurité des jeux auxquels participent 3.600 athlètes et artistes de 43 pays.

Deux sergents servant dans un bataillon blindé des CCDO, force mixte police-gendarmerie armée, et un militaire servant dans un bataillon blindé d’un camp militaire d’Abidjan ont été arrêtés, ainsi que deux civils, a précisé le chef de la police Youssouf Kouyaté lors d’une conférence de presse au ministère de la Défense à Abidjan.

« Les investigations se poursuivent pour retrouver tous ceux qui ont pris part à cette attaque », a-t-il ajouté, se refusant toutefois à préciser combien d’autres personnes étaient recherchées.

Le ministre de l’Intérieur Sidiki Diakité a refusé de dévoiler la date, le lieu et les circonstances des arrestations mais a indiqué que les images vidéo récupérées à l’Ecole de police avaient aidé l’enquête de manière déterminante.

Un membre des forces de sécurité a été tué et un autre blessé dans les fusillades, a confirmé le ministre.

« Toutes les armes et les munitions » dérobées par les assaillants ont été récupérées, a assuré le ministre, mais le chef de la police a lui parlé de « la quasi-totalité ».

Selon le ministre, les assaillants de l’Ecole de police, le 19 juillet, sont sans doute les mêmes que les hommes armés qui ont attaqué la gendarmerie d’Azaguié (localité située à une quarantaine de kilomètres au nord d’Abidjan) deux jours plus tard, dans la nuit de vendredi à samedi. Lors de cette attaque, des hommes armés avaient enfermé les gendarmes dans leur poste avant de braquer la Trésorerie des impôts et une entreprise d’hévéa, emportant plusieurs milliers d’euros.

« Tout porte à (le) croire », a-t-il déclaré.

Près de 10.000 militaires, gendarmes et policiers sont mobilisés pour la sécurité des jeux de la Francophonie, qui se déroulent jusqu’au 30 juillet.

Il s’agit du premier grand événement international organisé par la Côte d’Ivoire depuis son retour à la paix civile en 2011, après une décennie de troubles politico-militaires.

La première puissance économique francophone d’Afrique de l’Ouest espère faire de ces jeux une vitrine de son attractivité retrouvée. Mais de l’avis général, les tensions issues de la décennie de troubles sont loin d’être apaisées.

« Malgré tous les efforts pour que les souvenirs des moments difficiles soient derrière nous (…) malgré tous les appels à la réconciliation du chef de l’Etat (Alassane Ouattara), il y a des personnes qui n’ont encore rien compris, qui sont nostalgiques des moments de soubresauts », a déclaré le ministre de l’Intérieur, interrogé sur les mobiles des attaques.

La Côte d’Ivoire a été secouée par plusieurs mutineries dans l’armée depuis le début de l’année. Le nouveau ministre de la Défense Hamed Bakayoko s’est fixé comme une de ses priorités de ramener la discipline dans ses troupes.

Kouroukanfouganews avec AFP

Côte d’Ivoire: rapport de la Banque mondiale sur la parité du genre

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Le Premier Ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly engage le gouvernement à renforcer les politiques et les actions en faveur des femmes.

Intervenant à une cérémonie de présentation du 5ème rapport de la Banque mondiale sur la situation économique de la Côte d’Ivoire le 24 juillet 2017 à Abidjan, le Premier Ministre, Ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat, Amadou Gon Coulibaly, a engagé le gouvernement à renforcer et à soutenir les actions en faveur des femmes afin de booster la croissance économique.

Le rapport fait état d’une sous-représentation des femmes dans l’administration et dans les instances de décision politique. De même, le niveau de scolarisation reste largement en défaveur des femmes, tout comme celles-ci perçoivent des salaires moins importants que ceux des hommes.

« Le gouvernement ivoirien est conscient du besoin de renforcer et de soutenir les actions en faveur de l’équité des genres en Côte d’Ivoire. Car, plus qu’une nécessité économique, l’équité des genres est un droit humain fondamental », a-t-il dit .

L’objectif du gouvernement étant la baisse significative de la pauvreté chez les couches les plus vulnérables, notamment les femmes et les jeunes.

Les actions du gouvernement s’articulent autour de trois axes majeurs, à savoir l’accroissement des opportunités économiques des femmes en vue de leur autonomisation socio-économique ; l’amélioration des statuts légaux des femmes et de leurs droits ; et le renforcement de la participation et de l’inclusion des femmes dans les processus décisionnels.

Par Primature | 25-07-2017

Mali: un célèbre activiste blessé par balles à Bamako

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« Maréchal Madou », Madou Kanté, de son vrai nom, était au volant de sa voiture vers 01H00 du matin lorsqu’un inconnu muni d’une arme à feu a tiré sur lui », a-t-il expliqué depuis l’hôpital de Bamako où il a été admis.

« On vient de m’enlever la balle du corps (…) J’étais dans ma voiture à Bamako quand quelqu’un a tiré sur moi. J’ai été touché à la poitrine », a ajouté le jeune homme de 30 ans.

« L’opération est terminée et une balle a été extraite du corps de M. Kanté », a confirmé un membre du corps médical sous couvert de l’anonymat.

Le bloggeur est connu pour dénoncer la corruption, le népotisme et d’autres travers de dirigeants politiques et religieux dans ses chroniques diffusées sur Youtube.

L’auteur du « Madou Ka Journal » a lancé un appel au calme en signalant qu’il n’accusait personne.

« Je ne veux pas que des actions soient menées en mon nom. J’aime le Mali », a-t-il insisté.

Par BBC Afrique | 25-07-2017

Plus d’images : http://www.bbc.com/afrique/region-40721676

Le général Haftar et Fayez al-Sarraj s’accordent sur un cessez-le-feu sous conditions

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Le premier ministre libyen Fayez al-Sarraj et le général Khalifa Haftar, ont accepté mardi, près de Paris, le principe d’un cessez-le-feu sous conditions. Emmanuel Macron a salué « le courage historique » des deux hommes.

C’est un peut-être un premier pas vers la paix en Libye. Six ans après la chute de Mouammar Kadhafi, le chef du gouvernement d’union nationale Fayez al-Sarraj, soutenu par l’ONU, et le général Khalifa Haftar, qui contrôle l’est du pays, ont adopté, pour la première fois, une déclaration commune, à la suite de leur rencontre à l’initiative du président Macron, mardi 25 juillet, au château de la Celle-Saint-Cloud.

La déclaration, agréée mais non signée par les deux parties, entérine un cessez-le-feu sous conditions ainsi que l’organisation d’élections au printemps 2018.  « Nous nous engageons à un cessez-le-feu » et « nous prenons l’engagement solennel d’œuvrer pour la tenue des élections présidentielle et parlementaires dès que possible », ont convenu Fayez al-Sarraj et Khalifa Haftar.

« En lisant la déclaration finale, on trouve des éléments qu’il y avait déjà dans la résolution de l’ONU. La vraie nouveauté réside dans la partie concernant les élections », explique Mattia Toaldo, expert au Conseil européen des relations étrangères.

« Courage historique »

Emmanuel Macron a salué « le courage historique » des deux rivaux. « Je crois qu’aujourd’hui la cause de la paix en Libye a fait un grand progrès, je veux vraiment vous remercier pour le travail fait », a déclaré le président français à l’issue de la rencontre. La déclaration conjointe trace la « feuille de route d’une réconciliation nationale », a-t-il poursuivi. « La guerre civile n’a rien d’inéluctable », […] « beaucoup a été accompli mais beaucoup reste à faire ».

Fayez al-Sarraj et Khalifa Haftar ont souligné pour leur part que la solution à la crise libyenne ne peut être que politique et passer par un processus de réconciliation nationale associant tous les Libyens.

Les précédentes tentatives de parvenir à une déclaration commune s’étaient jusqu’à présent heurtées aux divisions internes et aux rivalités entre groupes armés qui se disputent le contrôle du pays depuis la chute de Mouammar Kadhafi.

Cette déclaration commune reste « un succès de visibilité pour la France, […] un succès dans les relations entre la France et les puissances régionales, estime encore l’expert Mattia Toaldo. Le défi de la France consiste maintenant à maintenir de bonnes relations avec l’Égypte et les Émirats qui soutiennent Haftar mais aussi la Tunisie et l’Algérie, qui se méfient de sa tendance autoritaire. »

Par France 24 | 25-07-2017

Mali : l’armée dénonce une violation du cessez-le-feu

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Selon l’armée malienne, des combattants de l’ex-rébellion de la CMA ont tiré sur l’un de ses véhicules dans le centre du pays.

 »Les assaillants ont ensuite tenté de jalonner le convoi et de l’entraîner dans un guet-apens », a indiqué un communiqué de l’armée.

 »La riposte a fait fuir les assaillants laissant derrière eux un panneau solaire, des batteries, des sacs de couchage et des chargeurs de pistolet », poursuit le communiqué.

De son côté, la CMA explique qu’il s’agit  »d’un convoi de l’armée qui a laissé son trajet habituel pour se retrouver sur l’itinéraire de la CMA ».

 »Nos éléments ont fait des tirs de sommation », a indiqué à la BBC, Illad Ag Mohamed, l’un des porte-paroles de la Coordination des Mouvements de l’Azawad.

Il n’y a pas eu de victimes.

La semaine dernière le gouvernement a accusé la CMA et la Plateforme d’avoir délibérément mis en échec le plan de retour de l’État à Kidal qui était prévu le 20 juillet.

Par BBC Afrique | 24-07-2017