Bénin : projet de loi contre le gaspillage dans les cérémonies

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Au Bénin, une proposition de loi vise à réprimer les dépenses excessives à l’occasion des cérémonies familiales.

Initiée par le député Nazaire Sado, ce projet dispose en son article 2 qu’en cas de décès, « le montant total des dépenses en denrées, boissons et services de toute nature (achat de fosse, de cercueil, habillement de la personne décédée, frais de morgue…), effectuées tant par l’organisateur que par les participants, ne peut être supérieur à 500.000 FCFA ».

Invité d’une émission dans une télévision privé, l’initiateur de la proposition annonce aussi que la consommation de l’alcool sera strictement interdite et que seule l’eau sera autorisée.

Au cours des funérailles, tout rassemblement ayant pour effet des réjouissances à cette occasion sera également interdit, d’après cette loi.

« Les décès et inhumations ne peuvent donner lieu à aucun rassemblement autres que ceux prescrits par les rites religieux ou tendant à manifester l’affliction, causée par la disparition du défunt. La consommation de boissons alcoolisées au cours des rassemblements autorisés ou non autorisés est strictement interdite. », indique le projet de loi.

Le texte interdit aussi les longues visites de soutien aux personnes éplorées.

« Les personnes dont la présence n’est pas indispensable aux proches parents du défunt ne peuvent séjourner plus de vingt-quatre heures consécutives après l’enterrement dans la maison mortuaire ou dans ses dépendances ».

Par ailleurs, la proposition de loi précise que le corps de la personne décédée ne doit plus excéder 5 jours à la morgue car une cotisation de la famille permettra très rapidement de mobiliser les 500.000F CFA pour l’enterrement.

A en croire l’honorable Nazaire Sado, la mise en oeuvre effective de cette loi en gestation dépend de chaque citoyen. « Une simple dénonciation d’un individu suffit pour que la police se déploie sur le lieu pour constater » a-t-il précisé.

Le non-respect de cette loi entrainera des sanctions une fois la loi votée.

A en croire l’honorable Nazaire Sado, les sanctions vont d’un payement d’une amende de 100.000 FCFA à un 1 Million de FCFA et 01 mois à 06 mois d’emprisonnement.

Par BBC Afrique | 31-07-2017

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Côte d’Ivoire / Alternance 2020: de retour d’un séjour de 3 mois à Paris, Bédié semble ne pas lâcher prise

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Aimé Henri Konan Bédié, président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, l’un des poids lourds de la coalition au pouvoir RHDP) était de retour à Abidjan hier dimanche 30 juillet d’un séjour de 3 mois à Paris, à bord de l’avion présidentiel ivoirien qui a atterri à l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny à 15h20, selon plusieurs sources, dont le site pdcirda.ci

Le Sphinx de Daoukro était accueilli par plusieurs haut dignitaires du plus vieux parti politique de Côte d’Ivoire, notamment le Vice-président de la République de Côte d’Ivoire (par ailleurs vice-président du PDCI), Daniel Kablan Duncan, les ministres Jeannot Ahoussou Kouadio, Amédé Koffi Kouakou, Jean-Louis Billon, Siandou Fofana, Rémi Allah Kouadio ; ainsi que par un bain de foule des sympathisants du PDCI.

L’homme dont les décisions pèsent lourdes au sein de la coalition au pouvoir au bord de l’implosion, qui était tant attendu au pays pour recadrer les sorties hasardeuses de certains cadres de son parti spéculant sur l’échéance 2020, a eu à échanger avec la presse au salon d’honneur du Pavillon présidentiel de l’aéroport, juste après avoir été caressé par un vent avenant.

Bédié tient beaucoup à la survie du RHDP dont il veut le renforcement.

« Nous travaillons tous dans le cadre du RHDP en ce moment. Nous voulons renforcer le RHDP », a-t-il déclaré devant la presse.

Comme pour balayer tout soupçon autour de différentes rencontres qu’il a eues à Paris avec certains personnalités politiques ivoiriennes, notamment son double tête-à-tête avec le président de l’Assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro, qui ont fait beaucoup de bruits en Côte d’Ivoire, à causes des aspirations mal interprétées de ce dernier, HKB s’est frayé un chemin pour revenir sur ces rencontres, ou accointances parisiennes.

« Pendant mon séjour, j’ai reçu beaucoup de personnalités comme je le fais d’ailleurs quand je suis ici ou à Daoukro et là, nous avons abordé tous les sujets d’actualité qui nécessitent une communication de la part du président du PDCI-RDA. Sur ces différents problèmes, j’ai donné mon point de vue grâce aux interviews à Jeune Afrique et à TV5. Vous connaissez ma position sur les différents problèmes. Point n’est besoin de revenir là-dessus pour cet accueil », a-t-il avoué.

Pour l’ex-président ivoirien déchu par un coup d’État militaire le 24 décembre 1999, 2020 n’est pas négociable, d’autant plus que cette échéance est inscrite dans la Constitution ivoirienne.

« C’est l’année de l’élection présidentielle, par conséquent, c’est une date obligatoire. Le philosophe dirait, c’est nécessaire donc vous le savez et c’est pour cela que se trouvent actuellement sur le terrain les militants de nos instances qui font un travail pour lequel je les félicite. Un travail qui sera terminé en septembre lorsqu’ils nous en verront le bilan », a-t-il répondu à la presse, en évitant de mettre l’accent sur l’alternance 2020, ou l’appel de Daoukro, pomme de discorde au sein de la coalition au pouvoir RHDP. Ce qui semble dire qu’il ne fera pas marche-arrière sur ce qu’il a affirmé lors de son interview avec Jeune Afrique, concernant l’alternance 2020.

Henri Konan Bédié entamait un séjours dans la capitale française, Paris, depuis trois mois dans son vaste appartement du 16e arrondissement.

Le 26 juin passé, il avait pris part à la remise du Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix décerné à la maire de Lampedusa (Italie), Giuseppina Nicolini, et à l’ONG « SOS Méditerranée » pour leurs efforts déployés pour venir au secours des réfugiés et des migrants et de les accueillir avec dignité.

Il avait également accordé une interview au journal panafricain Jeune Afrique, dans laquelle il avait flatté Soro d’être son protégé, et que ce dernier lui a dit qu’il ne se porterait pas candidat en 2020, mais que, pour lui Bédié, le candidat du PDCI serait celui de 2020, donc l’unique candidat du RHDP, selon l’appel de Daoukro.

« Oui. L’alternance, c’est bien ce que dit l’appel de Daoukro. {…} Oui. Le PDCI aura un candidat en 2020. Ce sera le candidat unique du RHDP. Il faut qu’Alassane Ouattara et moi nous entendions sur ce point pour que cette alternance ait lieu. Mais il est trop tôt pour en parler », avait-il répondu.

Concluons qu’avec tous ces honneurs qu’a reçus le Sphinx de Daoukro après sa descente flegmatique de l’avion présidentiel, il n’y aurait pas matière à croire que le président Ouattara s’était pleinement arrogé le droit de prendre ses distances avec son aîné qu’il consultait dans des moindres dossiers chauds, à cause de peut-être ses récentes multiplications d’interviews et de rencontres politiquement calculées et incorrectes.

La toute dernière révélation de Jeune Afrique concernant les deux hommes, était que la dernière conversation téléphonique entre eux remontait à début juillet ; que Bédié, avait été tenu à l’écart du réaménagement technique du gouvernement, survenu le 19 juillet, où deux cadres et élus du PDCI ont dû céder leur portefeuille : Alain-Richard Donwahi (Défense) et Pascal Kouakou Abinan (Fonction publique).

Kouroukanfouganews

Moscou contre-attaque: 755 diplomates US devront quitter le sol russe

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Après l’adoption par le Sénat américain de nouvelles sanctions antirusses, le Président russe a enjoint 755 diplomates US de quitter la Russie, ajoutant que Moscou disposait d’un large éventail de mesures pour répondre aux Etats-Unis mais n’entendait pas pour l’heure en appliquer d’autres.

La Russie n’entend pas rester passive face aux récentes décisions de Washington, a affirmé dimanche Vladimir Poutine. 755 diplomates américains devraient quitter le territoire russe, a indiqué le Président, précisant qu’il s’agissait d’une réduction «sensible» du nombre des membres du personnel diplomatique américain en Russie.

«Du point de vue du fonctionnement de la mission diplomatique américaine, ce sera très sensible. Parce que plus de 1.000 employés, diplomates et membres du personnel technique, ont travaillé et travaillent toujours en Russie, et 755 d’entre eux devront cesser leurs activités en Fédération de Russie», a déclaré M.Poutine dans une interview au présentateur de la chaîne russe Rossiya-1 Vladimir Soloviev.

Le chef du Kremlin a ajouté que, bien que Moscou ait à sa disposition des mesures de rétorsion diverses et variées et puisse appliquer en retour de nouvelles sanctions, il n’y aura pas recours parce que cela aura un impact négatif sur les relations russo-américaines.

«Certes, nous pouvons riposter et imposer des restrictions dans les domaines de notre activité conjointe, restrictions qui seront sensibles pour la partie américaine. Mais je crois qu’il ne faut pas le faire, cela nuira au développement des relations internationales.»

«En théorie, on peut imaginer qu’arrive le moment où les dommages causés par les tentatives d’exercer des pressions sur la Russie seront comparables aux conséquences négatives liées à certaines restrictions dans notre coopération. Mais, si cela survient un jour, nous pourrons alors considérer d’autres options de riposte. Mais j’espère que cela n’ira pas jusque là. Pour le moment, j’y suis opposé», a résumé le dirigeant russe.

Le Sénat américain a approuvé jeudi la proposition de loi portant sur de nouvelles sanctions contre la Russie, l’Iran et la Corée du Nord. Le document a été soutenu par 98 voix contre deux. Le texte sera ensuite envoyé au Président Donald Trump, qui pourrait toutefois y opposer son véto.

Par Sputnik News | 30-07-2017

Législatives au Sénégal: les électeurs appelés aux urnes ce dimanche

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Après une campagne tendue, un peu plus de 6 millions de Sénégalais sont appelés aux urnes ce dimanche 30 juillet. Les électeurs sénégalais auront à départager un nombre record de listes pour ces élections législatives : 47 contre 24 en 2012. Face au camp du chef de l’Etat Macky Sall qui espère conforter sa majorité, l’opposition avance divisée avec comme têtes de liste principales Abdoulaye Wade et le maire de Dakar, Khalifa Sall. L’épilogue d’une campagne marquée par des tensions et de gros problèmes d’organisation.

L’an dernier, en décidant de dépoussiérer le fichier électoral, Macky Sall tablait sur 4 millions d’électeurs, mais ce sont finalement 6,2 millions de Sénégalais qui se sont inscrits. Par manque de temps, plus de 10% des cartes d’identité qui permettent de voter n’ont pas été fabriquées.

Une situation qui a provoqué la colère de l’opposition. Doudou Ndir, le président de la Commission électorale nationale autonome (CENA) appelle tous les acteurs politiques au calme. « Comme il y a plus de 6 millions d’inscrits, il faut prendre en compte le rush. Il faudrait que la sérénité regagne les rangs », réclame-t-il.

Le vote sera donc possible avec les anciennes cartes d‘identité, de vote et les passeports. Avec cet afflux d’électeurs supplémentaires, le nombre de bureaux a également été revu à la hausse pour éviter un chaos électoral. « Tout cela participe bien entendu à une bonne organisation pour éviter toute contestation postélectorale qui ne serait pas de nature à assurer la sécurité et la stabilité du pays », explique Doudou Ndir.

Les bureaux de vote seront ouverts de 8h à 18h (TU) avec la possibilité de prolonger si tous les électeurs n’ont pas eu le temps de voter. Les premiers résultats de ce scrutin à un tour sont attendus dans la nuit de dimanche à lundi.

Par RFI | 30-07-2017

Côte d’Ivoire : la gendarmerie de Fresco attaquée par des hommes armés

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La gendarmerie de la localité ivoirienne de Fresco, ville côtière située à une centaine de km à l’ouest d’Abidjan (sud), a été attaquée par des hommes armés dans la nuit de vendredi à samedi sans faire de victimes, selon des habitants.

« Huit hommes habillés en tenues militaires et lourdement armés ont séquestré les gendarmes et pris des armes et un véhicule » a raconté un habitant, joint au téléphone depuis Abidjan par l’AFP .

Ces assaillants non identifiés ont ensuite « attaqué la trésorerie et deux banques locales », a précisé la même source.

Un « renfort militaire » venu de la ville voisine de Sassandra effectue actuellement des patrouilles dans la localité qui « s’est réveillée dans la stupeur », a expliqué un autre habitant, soulignant que le « calme est revenu ».

Un officier de gendarmerie ayant requis l’anonymat a « confirmé l’attaque » qui intervient une semaine après celle d’Azaguié (sud-est) avec le même mode opératoire. Il y a une dizaine de jours, l’école de police du quartier Cocody à Abidjan avait été attaquée, faisant un mort parmi les forces de l’ordre.

Mardi, la police avait annoncé l’arrestation de cinq hommes dont trois militaires dans le cadre de l’attaque de l’école de police.

Ces incidents sont intervenus alors que le gouvernement ivoirien a mobilisé plus de 10.000 hommes pour assurer la sécurité des 8èmes jeux de la Francophonie, qui ont débuté le 21 juillet et doivent s’achever dimanche dans la capitale économique ivoirienne Abidjan.

Principale économie de l’Afrique de l’Ouest après le Nigeria, la Côte d’Ivoire accueille, avec ces jeux de la Francophonie, son premier grand événement international après une décennie de troubles politico-militaires (2002-2011), et entend faire de cet évènement, programmé jusqu’au 30 juillet, une vitrine de son attractivité retrouvée.

Par VOA avec AFP | 29-07-2017

PS: le titre original de cet article, est: Attaque contre une gendarmerie en Côte d’Ivoire

Côte d’Ivoire / Michel Gbagbo se méfie de la confession de Soro: «Je n’oublie pas qui est ce monsieur, je n’oublie pas qu’il a été porteur d’une culture de mort…»

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Le fils de l’ex-chef d’État ivoirien Laurent Gbagbo jugé par la Cour pénale internationale (CPI) à la Haye pour des crimes contre l’humanité, Michel Gbagbo, qui a fait des cas des prisonniers civils et militaires pro-Gbagbo son cheval de bataille, affirme accueillir politiquement la récente demande de pardon du président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Kigbafori Soro, dont il dit connaître bien la nature.

Dans une interview qu’il a accordée le 27 juillet au journal Marianne, publiée sur son site officiel et intitulée « Les Jeux de la Francophonie ne cachent pas l’échec de Ouattara en matière de réconciliation nationale », Michel Gbagbo, à laquelle question de savoir ce que les récentes déclarations de Guillaume – portant sur la réconciliation notamment la libération des prisonniers politiques – lui inspiraient, a répondu d’une façon sceptique et méfiante.

« Je les accueille politiquement… Elles confirment ce que nous répétons sans cesse : seule cette libération {des prisonniers pro-Gbagbo, ndlr} et celle du président Laurent Gbagbo permettront d’enclencher un authentique processus de réconciliation nationale et une stabilité durable », a-t-il dit.

Et de renchérir pour supputer les intentions réelles de l’ex-chef rebelle, en se souvenant des années noires où ce dernier s’est soulevé contre son père : « Mais je n’oublie pas qui est ce monsieur, je n’oublie pas qu’il a été porteur d’une culture de mort et qu’il est prêt à tous les revirements pour assouvir sa soif de pouvoir. Il pense évidemment à 2020 et se dit qu’il aura besoin des électeurs du FPI… C’est un profil de politicien animé par la seule ambition, malheureusement très courant en Côte d’Ivoire comme dans de nombreux pays de l’Afrique francophone…». Fin de citation.

Cette sortie de Michel Gbagbo contre l’homme qui se proclame à tout bout de champ «Je suis un homme de mission, non d’ambition», mais auquel il attribue le « profil de politicien animé par la seule ambition », prouve une fois de plus que Soro est toujours dans le viseur du fils de l’ex-homme fort de Côte d’Ivoire.

Le fils de Laurent Gbagbo et de sa première épouse française Michel Gbagbo, avait déposé une plainte en juin 2012 devant la justice française contre Guillaume Soro et dix anciens comzones – les chefs de l’ex-rébellion pro-Ouattara– pour « enlèvement, séquestration, traitement inhumain et dégradant ». Car, lors de la chute de régime de son père avec qui il se trouvait au Palais présidentiel, Soro était le Premier ministre et ministre de la Défense de Côte d’Ivoire.

Cette plainte a été mise en exécution lors d’un séjour de Guillaume Soro à Paris début décembre 2015, par la juge d’instruction Sabine Khéris, qui lui avait lancé un mandat d’amener pour l’entendre en tant que témoin assisté.

Soro, bénéficiaire d’une immunité parlementaire, ayant échappé belle aux griffes de Mme Khéris, avait à son tour déposé une plainte à Paris en décembre 2015 contre Michel Gbagbo pour « dénonciations calomnieuses », mais classée ensuite sans suite le 13 janvier 2016.

L’annonce de la décision de la justice française intervenait quelques jours après que les deux hommes s’étaient fait une accolade de Juda, à l’occasion des célébrations des 20 ans de carrière du groupe zouglou, Yodé et Siro, le 16 avril 2016 ; accolade qui avait enflammé la toile et offensé les Gors (les Gbagbo ou rien), ces partisans d’une tendance radicale du Front populaire ivoirien (FPI), qui prime la libération de Gbagbo sur tout processus de réconciliation et de paix interivoirien, dont Soro se fait le virtuose chantre.

Rappelons que Guillaume Kigbafori Soro, était de retour d’une « longue mission en Europe », le jeudi 20 juillet 2017.

Mais l’homme le plus médiatique en Côte d’Ivoire, à peine avait-il foulé le sol de sa patrie, qu’il avait demandé pardon aux Ivoiriens pour tout ce qu’il leur a infligé comme mal, « consciemment ou inconsciemment ».

Il avait fait amende honorable, également, personnellement, aux président de la République Alassane Ouattara, du PDCI-RDA Henri Konan Bédié, et à l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo. En ce qui concerne ce dernier, il s’était dit prêt à aller, s’il le faut, lui demander pardon dans sa prison de Scheveningen.

Et dans un contexte où certaines langues se délient pour l’impliquer lui et ses proches d’avoir tiré les ficelles lors de ces dernières mutineries qui ont secoué la Côte d’Ivoire, afin de se positionner confortablement dans l’échéance de 2020, et d’autres veulent que ses agissements de théoricien du chaos au sein de la coalition dirigeante, surtout au sein du RDR, soient sévèrement condamnés, l’ex-chef rebelle avait dit, comme pour prévenir: « Je vous en conjure, ne nous divisons pas. La division ne pourra que nous mener à la catastrophe ».

Kouroukanfouganews

Mali: une vingtaine de morts et plusieurs blessés dans des affrontements entre Gatia et CMA près de Kidal

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Au nord Mali, les affrontements des mercredi et jeudi entre le Groupe d’autodéfense touareg des Imerades et alliés (Gatia), loyal au gouvernement malien, et la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), qui lui est hostile, ont fait une vingtaine de morts et plusieurs blessés, répartis entre les deux groupes, nous rapportent des sources concordantes.

Les blessés ont été évacués à Gao et Kidal. Ceux du Gatia ont été évacués vers la ville de Gao, tandis que les blessés de la CMA ont été évacués dans un hôpital de la ville de Kidal, forteresse dont l’accès est interdit aux Forces armées du Mali, contrairement aux forces françaises de Barkhane et de la Minusma. Ce qui fait grincer les dents au Mali.

Ce vendredi, il y a de l’accalmie dans cette zone près de Kidal, considérée comme la principale base de Gatia, depuis qu’il s’est retiré de la capitale des Azawadiens, zone qui vient de connaitre les combats les plus meurtriers entre les deux groupes, jamais enregistrés au cours de ces derniers mois.

Difficile de repartir justement le nombre des victimes, la CMA étant connue pour la dramatisation de ses chiffres.

Selon BBC, Ilad Ag Mohamed, porte-parole de la CMA, a annoncé que dix combattants du Gatia ont été fait prisonnier, alors que l’on a appris par RFI que les ex-rebelles de la CMA affirment de tenir des dizaines de prisonniers et demandent même au comité international de la Croix rouge de venir leur rendre visite.

Fahd Ag Al Mahmoud, secrétaire général du Gatia n’a pas donné de bilan chiffré leur concernant. Selon lui, la CMA compte deux morts et cinq blessés dans ses rangs.

Les deux groupes se battent pour le contrôle de la localité stratégique de Kidal, aux mains des ex-rebelles de la CMA qui y fait le maitre des lieux au point que cette ville semble un petit État indépendant qui surveille ses frontières. Ni la mission de l’Onu, Minusma, ni le gouvernement n’exercent aucune autorité sur la CMA.

Selon BBC Afrique, de même ces derniers affrontements n’ont non plus été condamnés ni par la Minusma, ni par Bamako. Or RFI affirme que cette nouvelle violation du cessez-le-feu inquiète plusieurs des partenaires du Mali, notamment la France par exemple.

Selon elle, le président Emmanuel Macron a même parlé au téléphone après les évènements avec son homologue malien, le président Ibrahim Boubacar Keïta. Quant aux représentants à Bamako de l’ONU, de l’Union africaine ou encore de la Cédéao, ils réclament de leur côté des sanctions contre les groupes armés qui ont violé le cessez-le-feu, conclut son article.

Quoiqu’il en soit, il faut reconnaitre que ces affrontements retardent la mise en œuvre de l’accord de paix dans le Nord Mali, et exacerbent les tensions intercommunautaires entre les membres de tribus des deux belligérants. Et les cartons jaunes de l’ONU ne pourraient arrêter la machine de guerre. À quand le carton rouge ?

Le 6 juillet passé, lors de violents combats près d’Aguelhoc, l’ONU avait évoqué la violation du cessez-le-feu, tiré la sonnette d’alarme et menacé de sanctions la CMA et le Gatia.

« Je sais que les problèmes communautaires sont des problèmes très complexes, mais je les appelle toujours à être vigilants et à considérer qu’il n’y a pas d’autre alternative aujourd’hui que la paix », avait prévenu Mahamat Saleh Annadif, le représentant spécial de l’ONU Au Mali. Mais vaines seront toujours les objurgations des représentants de la Minusma, quant aux bravades de la CMA.

Kouroukanfouganews