Burkina : la contre-expertise n’a pas confirmé les restes supposés du capitaine Thomas Sankara

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La contre-expertise sur les restes de l’ancien président burkinabé Thomas Sankara (1983-1987) n’a pas permis de confirmer les restes supposés qui lui sont attribués, a indiqué Me Bénéwendé Stanislas Sankara, l’un des avocats de la famille, dans une adresse à des médias locaux, a-t-on appris de l’APA.

Me Bénéwendéqui s’exprimait lundi soir à la Radiodiffusion télévision du Burkina et à Omega-FM (privé), a indiqué que le juge d’instruction du Tribunal militaire de Ouagadougou a donné aux familles et aux inculpés les résultats de l’expertise sur les restes de Thomas Sankara.

Il faut dire que les experts commis à la contre-expertise n’ont pas pu formellement identifier à l’aide d’analyses ADN les restes supposés appartenir à l’ancien président Thomas Sankara.

«Nous allons rendre compte aux familles et ces dernières vont aviser, le juge d’instruction reste maître de sa procédure», a expliqué Me Bénéwendé Sankara.

Selon certains analystes, ce résultat qui vient d’être livré jette le doute sur la tombe qui avait été désignée au cimetière de Dagnoen (centre-est de Ouagadougou, Ndlr) comme étant celle du chef de file de la révolution burkinabè le capitaine Thomas Sankara, qui a dirigé le pays de 1983 à 1987, avant d’être assassiné froidement lors d’un coup d’État le 15 octobre 1987 qui a porté Blaise Comparaoré au pouvoir dont il est chassé fin octobre 2014.

Rappelons que les corps présumés de Thomas Sankara et de ses 12 compagnons tués avec lui ont été exhumés, à la demande de la famille du capitaine, fin mai 2015, en vue de déterminer avec certitude leur identité et lever le voile sur les circonstances de leur mort.

Les premiers résultats de ces tests, réalisés en France, indiquaient que les ADN n’étaient pas « détectables » et ne permettaient pas d’identifier à coup sûr les victimes.

Cette contre-expertise pourrait inquiéter une fois de plus l’ex-président déchu Blaise Comparé qui jouit d’un exil doré en Côte d’Ivoire où il a été naturalisé en début de son exil. Dans le cadre de l’instruction judiciaire en cours, un mandat d’arrêt international a été émis contre lui.

Pour l’instant au moins six personnes sont inculpées dans cette affaire dont le général Gilbert Diendiéré (actuellement en prison pour une autre affaire) et Gabriel Tamini, ex-conseiller en communication du président Compaoré.

Kouroukanfouganews avec APA

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Auteur : Charles Coulibaly Nountché

Écrivain, poète, blogueur

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