Mali – Ag Acharatoumane réagit à la missive de l’émir de Daech au Sahel : « Al Sahraoui est en position de faiblesse. Nous n’avons pas peur de lui »

image

Dans une missive publiée le début de cette semaine sur sa la page Facebook du groupe terroriste, écrite à la main à l’encre rouge, Abou Walid Al-Sahraoui, l’émir de l’État islamique au Sahel, déclarait la guerre aux communautés Imghad et Idaksahak qu’il accusait de collaborer avec la France.

Deux chefs de groupes armés maliens, Moussa Ag Acharatoumane, du Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA), et le général Gamou, leader du Gatia, étaient particulièrement visés. Mais Acharatoumane, persistait et signait quelques heures: leurs opérations de sécurisation de la région ne s’arrêteront pas.

Encore aujourd’hui, dans un article de Jeune Afrique, Ag Acharatoumane répond au terroriste d’origine sahraoui, actif entre le Mali et le Niger et qui jouait le maitre des lieux dans la région de Menéka, où le premier avec le général AG Gamou organisent, depuis septembre 2016, des patrouilles mixtes, sur le modèle de celles prévues par les Accords d’Alger, pour sécuriser la région :

« Al Sahraoui est en position de faiblesse. Aujourd’hui, il maraude avec quelques bandits de tribus peules, ils font du banditisme {…} Nous n’avons pas peur de lui. Simplement, il rend la vie des populations infernales. Il est faible mais a un pouvoir de nuisance. Nous avons déjà fait passer notre message : ne dérange pas nos communautés. Nous n’irons pas te chercher à l’autre bout du monde, mais si tu nous empêches de vivre, nous te pourchasserons.

{…} Ce n’est pas la première fois que nous sommes menacés. Al Sahraoui a l’habitude de nous promettre le pire {…} Il n’a pas peur de nos seules patrouilles. Il est très énervé de remarquer que ses idées ne passent pas dans la population et dans les tribus. Nos qadis sont à la fois conservateurs et respectés. À chaque fois qu’il émet un discours, ces derniers le démontent point par point. Al Sahraoui ne parvient pas à avoir prise sur la région de Ménaka. »

Kouroukanfouganews

Publicités

Côte d’Ivoire : le procès de Michel Gbagbo pour « divulgation de fausses nouvelles » reporté derechef au 20 octobre

image

Le procès du fils de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, Michel Koudou Gbagbo, pour « divulgation de fausses nouvelles », a été reporté derechef au 20 octobre, ont appris vendredi 30 juin des sources concordantes auprès de son avocat Me Ange Rodrigue Dadjé.

Le fils de l’ex-homme fort de Côte d’Ivoire, jugé à la CPI pour crimes contre l’humanité, commis pendant la crise post-électorale, avait évoqué dans une interview accordée en mai 2016 à Koaci.com, la disparition de prisonniers politiques en Côte d’Ivoire.

Dans cette interview, Michel Gbagbo déclarait qu’ « à la date du 30 mars 2016, 250 personnes étaient encore détenues dans les prisons » ivoiriennes et que « 300 personnes […] inculpées et placées sous mandat de dépôt depuis 2011 étaient portées disparues »

Inculpé fin mai 2016 après cet entretien, il devrait être jugé vendredi 23 juin passé avec Laurent Despas, le directeur général dudit site d’informations. Ce nouveau report est fait d’un accord commun entre toutes les parties.

Kouroukanfouganews

Côte d’Ivoire : décès d’un détenu pro-Gbagbo, le deuxième en un mois

image

Un détenu pour des délits liés à la crise postélectorale de 2010-2011 en Côte d’Ivoire, est mort jeudi dans une prison d’Abidjan, le deuxième décès de prisonniers en un mois, a annoncé une Association, déplorant leurs conditions d’incarcération.

“Bonfils Todé, en détention depuis mai 2012 à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), est mort d’hypertension à l’infirmerie de la prison” a affirmé à l’AFP Désirée Douati, présidente de l’Association des Femmes et familles des détenus d’opinion de Côte d’Ivoire (AFFDO-CI).

Mme Douati a déploré “les conditions inhumaines des détenus de la crise” qui, selon elle, sont “des partisans de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo”. “Les détenus pro-Gbagbo sont privés de droits à la santé” accuse-t-elle.

Le ministère ivoirien de la Justice a reconnu dans un communiqué le décès de M. Todé, soulignant que le “condamné, qui purgerait une peine de dix ans d’emprisonnement pour atteinte à la défense nationale, se serait retrouvé dans un état comateux et a rendu l’âme pendant les formalités d’évacuation”.

Le 20 mai, Jean Kouatchi, un ex-gendarme condamné à 10 ans d’emprisonnement pour “attentat ou complot contre l’autorité”, des faits liés à la crise postélectorale, est décédé dans les conditions similaires, avait rapporté la presse.

Le ministère de la justice avait expliqué avoir “pris les dispositions pour une prise en charge, lorsque l‘état de santé de la victime s‘était subitement dégradé”.

La lenteur des procédures judiciaires ivoiriennes et la longueur des détentions préventives sont régulièrement dénoncées par les familles des détenus comme par la communauté internationale.

La crise postélectorale, causée par le refus de l’ex-président Laurent Gbagbo d’accepter la victoire de son rival Alassane Ouattara à la présidentielle de novembre 2010, a fait plus de 3.000 morts en cinq mois.

Laurent Gbagbo est écroué depuis la fin 2011 à La Haye, où il est jugé par la Cour pénale internationale pour “crimes contre l’humanité” présumés commis lors de la crise post-électorale de 2010-2011.

Par AFP | 30-06-2917

Photo: Des miliciens pro-Gbagbo arrêtés attendent sur le cours de tennis de l’hôtel Golf, à Abidjan, le 13 avril 2011. PHILIPPE DESMAZES/AFP

Remaniement de la hiérarchie militaire au Cameroun

image

Le nouveau chef d’état-major de l’armée du Cameroun s’appelle Tchemo Hector Marie,  Il est général de division. Il remplace le général de division Rémy Ze Meka.

Une série de décrets sur le remaniement dans l’armée camerounaise a été publié à la radio d’Etat.

Les décrets lus à la radio nationale sont signés par le président Paul Biya.

Fait rare au Cameroun, le chef de l’État envoie à la retraite 6 généraux. Parmi lesquels, le général Asso Emane présenté comme l’un de ses fidèles, qui a joué un rôle important pour faire échec au coup d’état du 6 avril 1984.

Selon le communiqué, les 6 généraux ont été admis « en deuxième section « , terme emprunté du jargon militaire signifiant leur mise en retraite.

Le nouveau chef d’état-major de l’armée du Cameroun s’appelle Tchemo Hector Marie. Il est général de division. Il remplace le général de division Rémy Ze Meka.

Paul Biya nomme aussi 11 nouveaux généraux de brigade dans la gendarmerie, l’armée de terre et l’armée de l’air, trois forces de défense impliquées dans la lutte contre le terrorisme au Cameroun.

Ces derniers sont promus upso facto à des postes stratégiques dans l’armée, notamment dans la lutte contre Boko Haram.

Changement notoire dans les rangs des chefs militaires territoriaux notamment dans le secteur où une mutinerie a été enregistrée récemment dans l’extrême nord.

Autre chamboulement, la nomination d’un autre commandant des troupes en guerre contre Boko Haram dans l’extrême nord du Cameroun, le secteur 4, où une quinzaine d’attentats ont été enregistrés durant le mois de juin 2017.

Le général Nka Valère perd sa place. Il assurait depuis quelques mois seulement l’intérim du défunt général Jacob Kodjo, décédé dans un crash d’hélicoptère en janvier dernier de retour d’une mission auprès des troupes au front.

Le week-end dernier, Joseph Beti Assomo, le ministre camerounais délégué à la présidence de la république, chargé de la défense, a sillonné les secteurs militaires en charge de la lutte contre le terrorisme dans l’extrême nord.

Un nouveau conseiller en logistique a été également désigné par le président Paul Biya, auprès du ministère de la défense du Cameroun.

Par VOA Afrique | 29-06-2017

Burkina : incertitudes autour du sort d’Ibrahim Malam Dicko

image

Mardi matin, la page Facebook non authentifiée d’Ansarul islam annonçait que son nouveau chef était désormais Jafar Dicko et sous-entendait qu’Ibrahim Malam Dicko n’était plus en vie. Un message à prendre avec beaucoup de précaution, et qui soulève plusieurs interrogations.

Ibrahim Malam Dicko est-il mort ? Comme pour plusieurs autres chefs jihadistes sahéliens, il est difficile d’apporter une réponse sûre et définitive à cette question, qui revient avec insistance depuis la publication d’un message flou sur la page Facebook non authentifiée d’Ansarul islam, mardi 27 juin. Ce texte annonce que le nouveau chef du groupe jihadiste se nomme Jafar Dicko. En creux, il sous-entend également qu’Ibrahim Malam Dicko, fondateur d’Ansarul islam et responsable de plusieurs attaques meurtrières dans le nord du Burkina, ne serait plus en vie. Une déclaration à prendre avec des pincettes, que les services de renseignement burkinabè cherchent aujourd’hui à vérifier.

« Malam » visé par Barkhane

Les 29 et 30 avril, des militaires français de la force Barkhane avaient mené une opération contre la forêt de Foulsaré, le fief de « Malam » à la frontière entre le Mali et le Burkina Faso. Cette opération, baptisée Bayard, avait mobilisé d’importants moyens : frappes ciblées de Mirage 2000 sur des campements, puis déploiement au sol de commandos appuyés par des hélicoptères d’attaque Tigre.

Selon le ministère français de la Défense, une vingtaine de terroristes avaient été mis « hors de combat » lors de cette opération. Beaucoup d’autres avaient été blessés ou contraints de fuir. Des armes, des munitions et du matériel informatique avaient également été saisis.

Affaibli depuis plusieurs semaines

D’après une source sécuritaire à Ouagadougou, voilà plus d’un mois que les services burkinabè n’ont plus d’information sur Ibrahim Malam Dicko. Selon elle, il serait fortement affaibli depuis l’opération Bayard, notamment à cause du diabète dont il serait atteint. « Il est soumis à une importante pression, avec des opérations militaires régulières qui le forcent à bouger sans cesse et qui l’empêchent de se soigner correctement », explique notre source, qui n’exclut pas que ce chef jihadiste, originaire de la région de Djibo, ait fini par en succomber.

Quant à Jafar Dicko, l’homme présenté comme le nouveau leader d’Ansarul islam, très peu d’informations filtrent sur lui pour l’instant. Selon une source locale dans le nord du Burkina, il s’agirait du frère cadet de « Malam ».

Par Jeune Afrique | 28-06-2017

Lionel Messi se marie ce vendredi d’avec sa compagne Antonnella : Maradona ne fait pas partie des 260 invités

image

Le quintuple Ballon d’or Lionel Messi (né Lionel Andrés Messi Cuccitini), dit Leo Messi, la star de FC Barcelone et l’actuel joueur le plus adulé des Argentins, convolera en justes noces ce vendredi 30 juin avec Roccuzzo Antonnella, une cousine de son ami d’enfance Lucas Scaglia, devenue sa compagne depuis dix ans et la mère de ses deux enfants Thiago et Mateo.

260 invités sont attendus à Rosario (est de l’Argentine), sa ville natale, pour célébrer le mariage de l’homme dont les habitants de cette ville scandait le surnom « El Enano » (en français : « Le nain »), du fait de sa petite taille, dans des matchs très spectaculaires.

Un mariage, dont le coût est évalué à 500 000 dollars, 5 fois plus moins cher que celui de son aîné et prototype Diego Maradona, et qui sera célébré dans le City Hotel, un hôtel situé au sud de Posario, où la sécurité a été renforcée comme pour accueillir un Sommet des Chefs d’État, car l’hôtel où se déroule le mariage se situe près de la favela Las Flores, fief de Los Monos («Les singes», en espagnol), un groupe de trafiquants de drogue.

Rappelons que Maradona s’était marié au Luna Park, mythique stade de Buenos Aires, entouré de 1 300 invités, dont 200 venus d’Italie dans un avion spécialement affrété pour l’occasion, et que la fête avait coûté 2,5 millions de dollars.

Parmi les invités, hormis les amis, les familles et proches, on y compte les 22 coéquipiers de Messi au FC Barcelone, dont Neymar, Luis Suarez, Gérard Piqué et sa compagne, la chanteuse Shakira, mais aussi Angel Di Maria, Sergio Agüero ou encore les Français Samuel Umtiti, Jérémy Mathieu et Lucas Digne.

Seront également de la fête de grands joueurs argentins dont il est proche, comme Di María, Lavezzi et le Kun Agüero, ainsi que le Brésilien Ronaldinho et l’Uruguayen Luis Suárez, avec son épouse Sofía, amie et associée de celle de Messi, Antonella, dans un magasin de chaussures à Barcelone.

Messi, trente ans bien sonnés, et la légende de ballon rond Diego Maradona, entretiennent des relations cordiales, mais ce dernier ne fait pas partie des 260 invités attendus ce vendredi à Rosario. Par contre, est convié Diego Vallejos, l’un des amis d’enfance de Messi, aujourd’hui serveur dans un bar de Rosario (quoi ? Peut-être par amour du métier), qui fait partie désormais de la famille Messi.

Kouroukanfouganews

Côte d’Ivoire : six gendarmes meurtriers des agents de pompes funèbres à Arrah, déférés

image

Six gendarmes qui ont eu la gâchette facile pour tuer six personnes dont cinq agents de la Société ivoirienne de pompes funèbres (Sipofu) dans la nuit de samedi 27 à dimanche 28 mai à Arrah, une localité dans le Centre-Est ivoirien, ont été déférés, a-t-on appris des sources concordantes, dont l’IAIP.

Selon l’AIP, le Commissaire du gouvernement, Ange Kessy Kouamé, a annoncé mardi, l’arrestation de six gendarmes qui seront poursuivis pour ‘’homicide volontaire’’, impliqués dans l’assassinat d’agents de pompes funèbres à Arrah.

‘’L’enquête ouverte est terminée. Les six gendarmes sont déférés depuis ce matin. Ils seront poursuivis pour homicide volontaire’’, a indiqué le commissaire du gouvernement face à la presse et en présence des familles des défunts.

Les vrais braqueurs, comme l’indique le rapport de l’enquête, étaient à pieds après leur forfait au cours duquel ils ont emporté près de 32 millions de FCFA.

‘’Les gendarmes n’étaient pas du tout en légitime défense. Aucune des victimes n’avait une seule arme’’, a-t-il fait remarquer, révélant que l’enquête a démontré une exécution sommaire parmi les victimes.

‘’Le rôle des forces de défense et de sécurité n’est pas de tuer. C’est d’arrêter les bandits sauf en cas de légitime défense’’, a expliqué le Commissaire.

Six personnes dont cinq agents de la Société ivoirienne de pompes funèbres (Sipofu) avaient été tuées dans la nuit de samedi 27 à dimanche 28 mai par des éléments de la gendarmerie à Arrah, une localité dans le Centre-Est ivoirien, comme une source sécuritaire l’avait rapporté à l’APA, quelques heures après la bavure.

De retour d’une cérémonie funéraire, ces agents de la Sipofu avaient fait une escale dans une buvette tard dans la nuit, le temps de regagner Abidjan, quand ont surgi les gendarmes avec des armes au poing, avait indiqué cette même source.

Le drame est survenu à 3 heures du matin, a-t-elle rapporté, soulignant que les gendarmes ont été orientés vers ces individus à la suite d’une agression d’un opérateur économique, à qui il a été dérobé plus de 30 millions de Fcfa.

Les forces de l’ordre ont tiré à bout portant sur ces individus, les atteignant mortellement. Cinq personnes ont été identifiées comme agents de la Sipofu et une autre personne qui leur tenait compagnie, avait poursuivi la même source.

Ces agents ont été ‘’assimilés’’ à des braqueurs qui selon l’informateur des gendarmes se trouvaient dans cette buvette, a-t-il dit, confiant que les corps des personnes abattues sont à Arrah.

Dans un communiqué transmis à l’APA, un peu plus tard, le Commandant Supérieur de la Gendarmerie Nationale, le Général de brigade Nicolas Kouadio Kouakou annonçait avoir ouvert une enquête sur cette situation.

‘’Le samedi 27 mai 2017, des éléments de la Brigade de Gendarmerie d’Arrah ont abattu au cours du service six personnes dans des circonstances non encore élucidées’’, avait confirmé le communiqué qui soulignait qu’à ‘’cet effet, le Commandant Supérieur de la Gendarmerie Nationale a ouvert une enquête à travers la section des recherches de la Gendarmerie Nationale’’.

‘’Les investigations permettront d’établir avec clarté et précision les conditions dans lesquelles les gendarmes sont intervenus et de situer les responsabilités. En attendant, les intéressés sont aux arrêts’’, ajoutait le texte, rassurant que toute la ‘’lumière’’ sera faite sur cette affaire.

Kouroukanfouganews