Côte d’Ivoire / Kandia Camara fait mouche au sein du FPI : « En Côte d’Ivoire, personne n’est jeté en prison pour ses opinions politiques »

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En Côte d’Ivoire, l’un des plus grands obstacles au processus de réconciliation, après une macabre décennie de guerre civile, semble être le manque de concordance de communication entre les parties belligérantes, dont les sorties hasardeuses de certains cadres font mouche dans un camp ou dans un autre.

Exempli gratia, Kandia Camara, la ministre ivoirienne de l’Education nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, qui a soutenu samedi 20 mai  qu’ »en Côte d’Ivoire, personne n’est jeté en prison pour ses opinions politiques », tout en soutenant que « quand un homme politique commet un délit, il va en prison » conformément aux textes de lois.

Ces propos qui font fi des dossiers des prisonniers politiques issus majoritairement du camp de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo jugé à la CPI pour des crimes contre l’humanité, conditions sine qua non de toute cause première de la conciliation, ont été lâchés en guise de réponse à la question d’un participant ayant évoqué le dossier épineux des prisonniers politiques, comme nous rapporte l’APA.

En bonne philosophe la ministre avance qu' »il y a un amalgame » sur la question de prisonnier politique, car la loi ne dispense pas les hommes politiques quand ils enfreignent aux dispositions légales du pays ou commettent des crimes.

Pour elle, Sébastien Dano Djédjé, ex-ministre de la Réconciliation nationale sous l’ère Gbagbo, est un « ami », mais comparait devant le tribunal pour des raisons de « troubles à l’ordre public ».

M. Dano Djédjé, bénéficiaire d’une liberté provisoire, comparaissait pour « troubles à l’ordre public » devant le tribunal correctionnel d’Abidjan vendredi dernier, avec deux autres cadres du Front populaire ivoirien (FPI), notamment Nestor Dahi et Justin Koua, incarcérés depuis deux ans respectivement à Katiola et Dimbokro.

Mais la présidente du tribunal correctionnel d’Abidjan, la juge Abané N’cho, a renvoyé au 26 mai leur procès, afin de permettre aux parties « de mieux se préparer », a-t-on appris de ALERTE INFO.

La ministre pour laquelle, un prisonnier politique est celui qui est incarcéré tout simplement pour ses opinions politiques, non pas pour « troubles à l’ordre public », s’exprimait ainsi en marge d’une conférence sur la solidarité, en tant qu’une invitée d’honneur du Forum des amis pour la solidarité et le développement (Fasd).

Kouroukanfouganews

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Auteur : Charles Coulibaly Nountché

Écrivain, poète, blogueur

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