Côte d’Ivoire : le chef d’état-major général des FACI menace de « sanctions sévères » les soudards

image

Le chef d’état-major général, le général de division Touré Sékou, nommé début janvier 2017 à la tête des Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI), a menacé de « sanctions sévères » les soudards mutins qui ont tiré en l’air et paralysé partiellement certaines villes du pays vendredi.

« Tout militaire se livrant à des actes répréhensibles s’expose à des sanctions disciplinaires sévères telles que prévues par le règlement », a déclaré vendredi soir le général Touré Sékou dans une allocution sur le plateau de la télévision publique nationale (RTI1) au Journal télévisé de 20 heures.

Mais il fallait que le général concilie la menace et l’appel au calme. Il a donc « lancé un appel au calme et invité l’ensemble des militaires à respecter le cadre réglementaire de travail et à faire preuve d’une grande discipline ».

Cette déclaration d’un chef d’état-major promu lors d’une vague de changements et de réaménagements à la tête du commandement des forces armées de Côte d’Ivoire, de la gendarmerie et de la police, pour éviter sans doute des tentatives de renversement du pouvoir par les armes, est une première et intervient après le coup de théâtre de vendredi matin.

La journée de vendredi marquera à jamais le mémorandum de l’administration Ouattara. Refusant d’entendre que les autorités jouissent d’un événement au cours duquel un groupe de soldats ont au nom de leur mouvement « présenté leurs excuses » pour avoir ébranlé le pays et annoncé « renoncer à toute revendication d’ordre financier », des soudards ont tiré en l’air sur les axes autour du camp militaire Gallieni, au centre d’Abidjan et dans plusieurs villes du pays, dont Bouaké qui livre toujours le baptême du feu. Histoire de dire qu’ils ne se reconnaissent pas dans cette « demande de pardon ». Il faut le pognon !

Au cours de cette cérémonie diffusée par la télévision nationale, le Chef d’État Ouattara avait maintes fois dit qu’il avait été « meurtri par les événements » et évoqué ensuite que « la stabilité de la Côte d’Ivoire a été mise à mal » et que les événements avaient « effrayé les Ivoiriens, ceux qui veulent investir et visiter le pays ».

Mais toutefois le président Ouattara a promis, malgré ces difficultés budgétaires, « l’amélioration des conditions de vie et de travail » des militaires, avant de conclure : « Je veux que nous puissions bâtir une armée républicaine. Je suis sûr que vous serez des militaires exemplaires (…) que votre loyauté à l’égard de la Nation ne fera plus jamais défaut ». Et voilà que ça fait défaut !

KouroukanfougaNews

Publicités

Auteur : Charles Coulibaly Nountché

Écrivain, poète, blogueur

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s