Mali : une mission de ravitaillement des FAMA qui tombe dans une embuscade, déplore la mort de neuf de ses soldats

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Au moins neuf soldats maliens d’une mission de ravitaillement, ont été tués mardi 2 mai et cinq autres blessés dans une attaque dans la région de Ségou, au centre du Mali, a annoncé le gouvernement malien, parlant d’un « bilan provisoire » et réaffirmant sa détermination à lutter « contre le terrorisme ».

« Une mission de ravitaillement des forces armées nationales est tombée dans une embuscade entre Dogofri et Nampala. Le bilan provisoire est de neuf morts et cinq blessés », a affirmé le ministre du Commerce et porte-parole du gouvernement, Abdel Karim Konaté, dans un communiqué diffusé mardi soir et repris par plusieurs agences de presse, dont l’AFP.

Après avoir condamné un « acte lâche et barbare », M. Konaté a rappelé « que son engagement {du gouvernement, ndlr}, ainsi que celui de ses partenaires, est de poursuivre sans relâche la lutte implacable contre le terrorisme et le narcotrafic » au Mali.

D’après une source de sécurité malienne, contactér par l’AFP, « Un véhicule de tête de l’armée malienne a sauté sur une mine et les terroristes ont ensuite immédiatement ouvert le feu ». Cette source avait évoqué, préalablement, un nombre de huit morts et un nombre indéterminé de blessés parmi les soldats maliens.

Des renforts ont été diligentés par le QG de l’armée vers la zone où sont tombés les soldats, comme l’ont pu constater sur place les habitants de Niono, au sud de Nampala, et qui l’ont indiqué à l’agence.

Nampala, est une ville-garnison à quelques encablures de la frontière mauritanienne. Elle a été visée par plusieurs attaques jihadistes meurtrières. Une des pires étant celle qui, le 19 juillet 2016, a fait 17 morts, 37 blessés et six disparus parmi les soldats, selon un bilan officiel. Le sort des disparus reste inconnu.

Vengeance ou préparée d’avance ! Cette attaque de mardi survient, après que l’armée française a annoncé avoir « neutralisé » samedi 29 avril près d’une vingtaine de « terroristes » au cours d’une opération de la force Barkhane dans la forêt de Foulsaré, à la frontière entre le Mali et le Burkina Faso.

D’après l’armée française, l’opération avait combiné des frappes aériennes et une attaque au sol menée par les commandos. La zone aurait été un sanctuaire qui aurait abrité depuis des mois les hommes d’Ansarul Islam, un nouveau groupe terroriste burkinabè, dirigé par le prédicateur radical, aussi burkinabé, Malam Ibrahim Dicko.

Ces attaques répétées contre l’armée malienne, maintenant centrées dans le centre du pays, pourraient mettre en cause l’efficacité de l’opération Barkhane ou de la Minusma au Mali, critiquée déjà par quelques intellectuels maliens.

Et le ministre nigérien de l’Intérieur, Mohamed Bazoum, n’a pas ménagé ses mots de le dire lors d’une interview qu’il a accordée fin avril à VOA Afrique : « La situation dans le centre du Mali, jusqu’à Mopti, s’est fortement dégradée. C’est une zone où il n’y a pas la Minusma. Cette dernière n’a pas été un modèle d’efficacité car c’est une opération de maintien de la paix or nous ne sommes plus au Mali en situation de paix, malgré l’accord d’Alger. Il y a eu beaucoup d’espace pour les organisations terroristes ».

Kouroukanfouganews

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Auteur : Charles Coulibaly Nountché

Écrivain, poète, blogueur

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