Le fils d’un ex-Premier ministre gabonais écope de 2 ans de prison pour corruption aux USA

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Samuel Mebiame, fils de l’ex-Premier ministre gabonais Léon Mebiame, a été condamné à deux ans de prison aux Etats-Unis dans une affaire de corruption impliquant le fonds d’investissement américain Och-Ziff, a annoncé mercredi le ministère de la Justice (DoJ).

M. Mebiame, 43 ans, avait plaidé coupable en décembre d’avoir servi d’intermédiaire dans le versement de pots-de-vin entre 2007 et 2012 à des responsables gouvernementaux au Tchad et au Niger en vue d’obtenir des contrats et des concessions minières, selon une annonce du DoJ sur son site Internet

Il travaillait alors pour une entreprise minière possédée conjointement par Och-Ziff Capital Management et une autre entité basée dans le paradis fiscal britannique des îles Turques-et-Caïques, au sud-est des Bahamas.

Résidant à Paris avant son arrestation, M. Mebiame était poursuivi au titre de la loi dite FCPA (Foreign Corrupt Practice Act) qui permet aux Etats-Unis de sanctionner les entreprises et individus coupables de corruption partout sur le globe.

De son côté, le fonds Och-Ziff avait été condamné fin septembre à une amende de 413 millions de dollars par le gendarme boursier américain (SEC) pour mettre fin aux poursuites qui le visaient aux Etats-Unis.

Le groupe était notamment accusé d’avoir versé des pots-de-vin à des responsables gouvernementaux pour obtenir des droits sur des contrats miniers au Tchad, au Niger, en Guinée et en RDC.

Par VOA avec AFP | 31-05-2017

Côte d’Ivoire: accord entre le gouvernement et les « démobilisés »

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Un accord a été trouvé entre le gouvernement ivoirien et les rebelles « démobilisés », venus de leur fief de Bouaké, dix jours après leur mouvement de colère qui s’était soldée par quatre morts lors de la dispersion d’une de leurs manifestations, ont déclaré des responsables des deux camps.

« Un accord a été trouvé. On ne paie pas les primes (revendiquées) mais nous avons trouvé un terrain d’entente », a affirmé à l’AFP le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko.

« Le gouvernement nous a fait de belles propositions que nous avons acceptées. Nous sommes satisfaits et la protestation est terminée », a ajouté Diomandé Megbé, le porte-parole du mouvement.

Aucune des deux parties n’a souhaité révéler le contenu de l’accord.

Les « démobilisés » sont d’anciens rebelles qui n’ont pas été intégrés à l’armée, contrairement aux soldats qui se sont mutinés en janvier et mai à Bouaké et dans d’autres villes de Côte d’Ivoire pour obtenir le versement de primes.

Environ 6.000 « démobilisés » réclamaient eux aussi des primes, de 18 millions de francs CFA de primes (27.000 euros) chacun, alors que les 8.400 soldats mutinés ont obtenu 12 millions de F CFA par tête (18.000 euros) après avoir mené leurs deux mouvements.

Les évènements de mai ont fait cinq morts dans les rangs des « démobilisés », dont quatre lors de la dispersion le 23 mai de leur attroupement par les forces de sécurité à Bouaké, ancien fief de la rébellion des années 2002-2011 et épicentre des récents troubles. Un autre démobilisé a été tué par des soldats mutinés.

Lors de sa visite à Bouaké, la ministre de la Solidarité Mariatou Koné avait déclenché la colère des « démobilisés » en leur rappelant que le gouvernement avait mis en place des « projets » (aides à la création d’entreprises notamment) pour eux.

Par Africatime avec AFP | 31-05-2017

Sénégal : à 91 ans, l’ancien président Abdoulaye Wade candidat aux législatives

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Abdoulaye Wade, ancien président de la République du Sénégal marque son retour sur l‘échiquier politique. A 91 ans, le secrétaire général du Parti démocratique sénégalais (PDS) va diriger une liste de l’opposition pour les législatives qui se tiendront le 30 juillet.

La désignation d’Abdoulaye Wade pour ces joutes est la résultante d’une fracture au sein de la large coalition de l’opposition qui réunissait jusque-là une cinquantaine de partis politiques, mouvements et associations.

En effet, les partisans du maire de Dakar, Khalifa Sall, emprisonné depuis mars pour détournement présumé de fonds publics, ne sont pas parvenus à accorder leurs violons avec ceux du PDS. Dès lors, Khalifa Sall dirigera une liste distincte aux côtés de plusieurs responsables de l’opposition, selon son entourage.

Le dépôt des listes pour les élections législatives doit être clôturé dans la nuit de mardi à mercredi.

Ces derniers mois, celui que l’on surnomme le pape du Sopi (changement en wolof) a multiplié les sorties sur un regroupement contre la coalition au pouvoir. Le 13 avril, Abdoulaye Wade avait laissé prévoir sa participation aux législatives lorsqu’il est allé s’inscrire sur les listes électorales au consulat du Sénégal, en France.

Selon de nombreux observateurs, une victoire de l’opposition permettrait à l’ex-président Wade d’obtenir une amnistie pour son fils et ancien ministre Karim Wade, condamné en 2015 à six ans de prison ferme et à plus de 210 millions d’euros d’amende pour “enrichissement illicite”, afin de lever toute hypothèque sur son éligibilité.

Par Africanews | 30-05-2017

Mali: le nouveau ministre de la Défense veut réformer l’armée

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Le nouveau ministre malien de la Défense, Tiéna Coulibaly, a été nommé en avril dernier. Pour changer les choses, bâtir une armée nouvelle, il a engagé des consultations, des séances de travail. La semaine dernière, il a fait des déclarations fracassantes devant les députés, et ce mardi 30 mai, il poursuit ses rencontres pour sortir l’armée malienne du creux de la vague.

Nouveau ministre, nouveau style. Tiéna Coulibaly n’aime pas la langue de bois. Devant les députés, il a très rapidement mis les pieds dans le plat. Le principal problème de l’armée malienne se situe au niveau du recrutement, a-t-il asséné.

Il donne des détails : lors des recrutements, des ministres, des députés, des officiers se présentent avec des listes parallèles et exigent que leurs protégés soient recrutés sans concours. Résultat, sur le terrain, ces soldats « pistonnés » ont peur de l’ennemi. Ils ne sont pas dans l’armée pour combattre, mais pour recevoir un salaire mensuel.

Ministre de la Défense depuis quelques semaines seulement, Tiéna Coulibaly est décidé à changer les choses. Seuls les plus méritants porteront le treillis, et il demande plus de rigueur sur le plan de la discipline. L’équipe du ministre malien de la Défense met également un accent particulier sur la formation.

L’aide étrangère sera toujours appréciée, mais il faudra de plus en plus tenir compte des réalités locales. Fournir de véritables moyens de combat aux militaires maliens est un autre objectif du ministre. Une loi de programmation militaire a été déjà adoptée par le Parlement.

Par RFI | 30-05-2017

Côte d’Ivoire : une délégation des soldats démobilisés était ce lundi à Abidjan

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Les soldats démobilisés qui attendaient avant tout un peu de considération de la part du gouvernement ivoirien et un coup de fil pour discuter, commencent à avoir le vent en poupe. Une délégation les représentant venus de leur fief de Bouaké, dans le centre de la Côte d’Ivoire, était lundi à Abidjan afin de « discuter » de leur situation et rappeler leurs demandes de primes aux autorités, a déclaré leur porte parole, Diomandé Megbe à l’AFP.

« Nous rencontrerons des responsables de haut rang pour échanger sur nos différents problèmes », a indiqué Diomandé Megbé par téléphone à l’agence.

Une délégation composée de 17 membres qui doivent rencontrer en premier lieu le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, a précisé Hamed Koné, un ex-combattant resté sur place à Bouaké.

Les démobilisés, dont le nombre est estimé à environ 6 000, sont les ex-combattants de la « cellule 39 », ceux de la première heure, qui réclament chacun 18 millions de francs CFA de primes (27.000 euros), alors que les 8.400 mutins ont obtenu chacun 12 millions (18.000 euros) après avoir mené deux soulèvements en janvier et mai.

Lors de la dernière mutinerie un démobilisé avait été tué à Bouaké par des ex-rebelles du contingent Ecomog qui estimaient que les revendications des démobilisés mettaient en péril le paiement de leurs primes de 12 millions.

C’est dans les funérailles de ce dernier que la ministre de la Femme, de la Protection de l’enfant et de la Solidarité, Mariatou Koné, a été bloquée par les démobilisés à la morgue de Bouaké (centre) pendant une dizaine de minutes.

Le défunt devait être enterré lundi 22 mai et les démobilisés avaient appelé à une journée d’action pour ses funérailles, qui s’est transformée en des échauffourées avec les forces de l’ordre, où ils ont perdu quatre de leurs frères d’armes dans des circonstances qui restent encore floues.

Vendredi 26 mai, des policiers arrivés à bord de deux pick-up au CHU de Bouaké (Centre hospitalier et universitaire), ont appréhendé leur porte-parole Diomandé Mégnê. Ce dernier y était présent avec d’autres démobilisés pour avoir des nouvelles de leur camarades blessés lors de leur dernière manifestation à Bouaké. Il a été relâché le même jour , mais tard dans la nuit.

Kouroukanfouganews

Côte d’Ivoire / Arrah : des gendarmes tuent six personnes en les assimilant à des braqueurs

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Les années noires de Bédié qu’a connues les familles des présumés bandits, qui avait dans son règne mis à prix leurs têtes à 100 000 francs CFA pour que les bavures de la police judiciaire endeuillent plusieurs familles, sont-elles de retour en Côte d’Ivoire ? Ou celles de «Père Noël en treillis» (Robert Guéï) qui a ordonné de tuer comme un rat tout individu considéré comme un petit délinquant dans son Comité national de Salut public.

Pour autant que malgré les récentes mutineries qui l’ont secouée, l’administration Ouattara n’ait pas décrété l’état d’urgence pour que les forces de l’ordre soient en alerte maximale et tirent sur tout ce qui bouge après la première sommation. C’est donc le lieu de se poser beaucoup de questions sur les ordres que reçoivent les forces de l’ordre ivoiriennes de leurs supérieurs pour commettre des bavures plus souvent impunies, notamment après la lecture de cet article de l’APA qui suit, intitulé :

Côte d’Ivoire: 6 personnes tuées par des gendarmes à Arrah, dans le Centre-Est ivoirien

Six personnes dont cinq agents de la Société ivoirienne de pompes funèbres (Sipofu) ont été tuées dans la nuit de samedi à dimanche par des éléments de la gendarmerie à Arrah, une localité dans le Centre-Est ivoirien, a appris APA dimanche de source sécuritaire.

De retour d’une cérémonie funéraire, ces agents de la Sipofu ont fait une escale dans une buvette tard dans la nuit le temps de regagner Abidjan, quand ont surgi les gendarmes avec des armes au poing, a indiqué cette même source.

Le drame est survenu à 3 heures du matin, a-t-elle rapporté, soulignant que les gendarmes ont été orientés vers ces individus à la suite d’une agression d’un opérateur économique, à qui il a été dérobé plus de 30 millions de Fcfa.

Les forces de l’ordre ont tiré à bout portant sur ces individus, les atteignant mortellement. Cinq personnes ont été identifiées comme agents de la Sipofu et une autre personne qui leur tenait compagnie, a poursuivi la même source.

Ces agents ont été « assimilés » à des braqueurs qui selon l’informateur des gendarmes se trouvaient dans cette buvette, a-t-il dit, confiant que les corps des personnes abattues sont à Arrah.

Dans un communiqué transmis à APA, un peu plus tard, le Commandant Supérieur de la Gendarmerie Nationale, le Général de brigade Nicolas Kouadio Kouakou annonce avoir ouvert une enquête sur cette situation.

‘’Le samedi 27 mai 2017, des éléments de la Brigade de Gendarmerie d’Arrah ont abattu au cours du service six personnes dans des circonstances non encore élucidées’’, confirme le communiqué qui souligne qu’à ‘’cet effet, le Commandant Supérieur de la Gendarmerie Nationale a ouvert une enquête à travers la section des recherches de la Gendarmerie Nationale’’.

‘’Les investigations permettront d’établir avec clarté et précision les conditions dans lesquelles les gendarmes sont intervenus et de situer les responsabilités. En attendant, les intéressés sont aux arrêts’’, ajoute le texte, rassurant que toute la ‘’lumière’’ sera faite sur cette affaire.

Kouroukanfouganews avec APA

Nigeria : des élèves enlevés dans un collège de Lagos

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Six élèves de l’Igbonla Model College près d’Epe, dans l’État de Lagos, ont été enlevés par des individus armés non identifiés.

L’enlèvement de ces élèves relance le problème du kidnapping avec demandes de rançons, une pratique très courante au Nigéria.

Les individus armés qui sont arrivés par la voie navigable pour accéder à la forêt marécageuse bordant l’école ont ensuite creusé un trou sur une partie de la clôture pour accéder à l’établissement.

Les faits sont confirmés par Olarinde Famous-Cole, le commandement de la police d’État de Lagos.

Dans un communiqué, il précise qu’une enquête a été ouverte sur cet enlèvement intervenu jeudi dernier, vers 5 heures du matin.

Olarinde Famous-Cole qui a qualifié « d’acte ignoble » le rapt de ces enfants a indiqué qu’ « il n’y a aucune justification à cet enlèvement d’enfants innocents ».

Il a assuré que la police et les autres agences de sécurité renforceront leurs mesures pour assurer la sécurité et la sûreté des habitants de Lagos.

En octobre dernier, l’Igbonla Model College a été envahi par des individus armés qui avaient ensuite enlevé le directeur adjoint, un enseignant et quatre élèves.

Par BBC Afrique | 28-05-2017