Le chef de l’État ivoirien Alassane Ouattara dévoile peu à peu le nom de son successeur en 2020

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Et qui sera alors le digne successeur du président Ouattara en 2020 ? Ça doit être Soro Kgbafori Guillaume, mais je vois apparaitre Amadou Gon Coulibaly et Hamed Bakayoko à la fois… Et d’autres… Médiocre médium, range tes cauris dans la bourse et rembourse mon argent, tout de suite, si le vice-président Daniel Kablan Duncan ne figure pas en pole position sur ton champ de course au pouvoir.

C’est cet homme plein d’humilité, voire très effacé, travailleur acharné, voire très expérimenté dans la conduite des affaires de l’État ivoirien, qui pourrait faire l’unanimité au sein d’un RHDP pactisé. Et c’est presque en ces termes que le président Ado (acronyme de Alassane Dramane Ouattara), a qualifié mardi, à Abidjan, son vice-président Daniel Kablan Duncan en s’adressant à lui.

« J’ai confiance en vous, M. le vice-président. Vous avez démontré cela et je voudrais vous dire qu’à mes côtés, je suis sûr qu’avec votre expérience, votre acharnement au travail et surtout votre ouverture que la Côte d’Ivoire et nos citoyens bénéficieront d’une équipe qui permettra à ce pays de connaitre la stabilité, la paix et le progrès ».

Comme il s’agissait d’un des leurs, Monsieur le président a ajouté en lançant à la communauté de la région du Sud Comoé, dont est issu son vice-président Duncan, venue le remercier au palais présidentiel dans la commune de Plateau, en ces termes :

« Vous pouvez-être fiers chers parents du Sud-Comoé, de notre frère Daniel Kablan Duncan pour l’importante fonction qu’il occupe. Cette fonction qu’il occupe, il la mérite et je voudrais lui rendre hommage ».

Ce panégyrique de M. Ouattara à l’endroit d’un de ses fidèles, travailleur et indifférent aux honneurs, intervient dans un moment d’intense débat sur l’alternance 2020, c’est-à-dire la question de la succession de l’actuel président de la IIIe République de Côte d’Ivoire, auquel la Constitution ivoirienne interdit d’exercer un troisième mandat.

Précision, ce n’est pas une simple question de la succession. Le RHDP, la coalition au pouvoir, est un plat de to posé au milieu d’une grande concession familiale d’un village quelconque. On ne se lave pas les mains avant le patriarche, ni ne les plonge dans une soupe au fond garni de la viande d’un bœuf de sacrifice populaire. C’est le patriarche et son cadet, ou son probable successeur, qui distribuent les morceaux de viande, et ont toujours la part du lion. Les contester, c’est se faire radier de la famille.

Le RHDP est autant dominé par deux grands partis politiques, le PDCI et le RDR, ou par le président Ado et celui qu’il appelle son aîné Bédié. Le premier a toujours consulté le second dans des grandes décisions de l’État, mais en ce qui concerne l’alternance, c’est-à-dire qu’après les deux mandats de Ouattara issu du RDR, le pouvoir reviendra au PDCI, dirigé par Bédié, c’est une phrase à une proposition indépendante – aucun d’entre les deux frères n’a signé un tel pacte avec l’autre, ou quiconque.

Mais si un jour ces deux mastodontes parviennent à se fusionner, quelle que soit l’appellation qu’ils choisissent pour leur union sacrée, DKD fera l’unanimité de leur parrainage.

Le président Ouattara, qui l’a connu depuis plus de trois décennies, et auquel il doit ses saluts, pourrait convaincre son aîné Bédié (qui doutait de sa capacité de remplacer en 2012 Jeannot Ahoussou Kouadio à la primature) de le laisser porter leur emblème en 2020. Car « Il se place au-dessus des intrigues politiques, ce qui est rarissime dans ce pays. Si un jour il devait assurer l’intérim à la tête du pouvoir, il le ferait parfaitement », estime un diplomate dans un dossier de Jeune Afrique.

Ce qui pourrait multiplier ses chances, est que même parmi les principaux prétendants à la succession d’ADO, comme Amadou Gon Coulibaly, Hamed Bakayoko ou Guillaume Soro, on ne tarit pas d’éloges sur lui. Et l’entourage de ce dernier, Soro, qui l’a rencontré mercredi, le rassure : « Il ne menace personne, alors on s’en accommode ». Sauf qu’au sein de son propre parti PDCI, certains disent que « Le PDCI se cherche un champion, or Duncan est un homme du passé », et d’autres qu’« Il a fait sa carrière dans une tour d’ivoire, il est déconnecté du peuple ». Là, la prédiction de notre médium serait moins trompeuse !

Kouroukanfouganews

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Auteur : Charles Coulibaly Nountché

Écrivain, poète, blogueur

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