Etats-Unis: la très chère parole de Barack Obama

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L’ex-président américain Barack Obama a accepté de prendre la parole en septembre prochain pour des honoraires de 400 000 dollars, lors d’une conférence sur la santé organisée à Wall Street par la banque d’investissement Cantor Fitzgerald. L’information a été rendue publique par la presse, et est abondamment commentée de toutes parts.

400 000 $, c’est le salaire annuel du président des Etats-Unis, une somme qui représente aussi sept fois le revenu médian américain. C’est donc le montant que recevra Barack Obama pour une conférence cet automne. 

La presse républicaine, ironique, en fait ses choux gras. Certains à gauche sont déçus et ne le cachent pas, comme Bernie Sanders, candidat malheureux à la primaire démocrate : « Le président Obama est ami. Il a représenté notre pays avec intégrité et intelligence. Mais je pense qu’à une époque où les gens sont si frustrés par la puissance de Wall Street et les intérêts de la haute finance, c’est dommage que le président Obama accepte ceci ». 

Ce qui choque, c’est le symbole, dans un pays où les inégalités entre riches et pauvres ne cessent de se creuser. Car Barack Obama n’est pas le plus cher des présidents des Etats-Unis. Ronald Reagan avait accepté l’équivalent actuel de quatre millions de dollars pour deux conférences, et les Clinton ont gagné 135 millions de dollars pour le même exercice.

« Ça ne peut pas être l’argent qui motive l’ancien président », écrit un éditorialiste du New York Times, car le couple Obama devrait recevoir 60 millions de dollars pour la publication d’un livre sur leurs années passées à la Maison Blanche.

Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio

Par RFI | 30-04-2017

Mali: l’Assemblée nationale a prorogé « l’état d’urgence jusqu’au 31 octobre 2017 »

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L’Assemblée nationale malienne, réunie vendredi 28 avril, a prorogé « l’état d’urgence jusqu’au 31 octobre 2017 sur l’ensemble du territoire » malien, selon une source au Parlement.

Le projet de loi « a été voté à l’unanimité des députés présents », a déclaré cette source à plusieurs agences concordantes sur place, dont l’AFP, sans plus de détails.

Cette mesure d’exception, qui devait expirer ce samedi, a été instaurée à plusieurs reprises dans le pays depuis les fusillade et prise d’otages survenues au Radisson Blu de Bamako, le 20 novembre 2015, qui ont fait 22 morts, et ont été revendiquées par Al-Mourabitoune.

Il a été rétabli pour la dernière fois le 19 avril pour dix jours par le gouvernement en raison, selon un communiqué officiel de « la persistance de la menace terroriste ainsi que des risques d’atteinte grave à la sécurité des personnes et de leurs biens ».

L’état d’urgence est une mesure prise par un gouvernement en vue de faire face a un péril imminent dans un pays. Certaines libertés fondamentales peuvent être restreintes, comme les rassemblements, la liberté de circulation ou la liberté de la presse.

Kouroukanfouganews

En costume de gorille, un Anglais participe au Marathon de Londres à quatre pattes

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Se déplacer à quatre pattes pendant six jours semble difficile. Cela l’est d’autant plus si vous portez un volumineux costume de… gorille. Pourtant, un policier britannique a réussi cette tentative inédite lors du Marathon de Londres.

Afin d’éveiller l’attention sur la disparition des gorilles, le policier britannique Tom Harrison a décidé de participer au Marathon de Londres en costume de gorille et en se déplaçant à quatre pattes.

« Les deux premiers jours, les passants me regardaient bizarrement […]. Mais, à partir du troisième jour, l’information sur cette démarche a été diffusée à un point que les véhicules se mettaient à me klaxonner et que les gens m’applaudissaient et m’encourageaient », a raconté Tom Harrison.

​Selon lui, durant le marathon, il se déplaçait de 10 à 12 heures par jour pour parcourir plus de sept kilomètres. Ses amis, qui habitent aux abords du parcours, l’hébergeaient chez eux le soir.

​Le but de cette démarche était de récolter des fonds pour l’organisation caritative The Gorilla Organization. Grâce aux efforts de ce courageux Anglais, les défenseurs des animaux ont pu collecter 23 000 livres sterling (27 000 EUR).

Par Sputnik News | 29-04-2017

CI/Les pré-congrès du RDR: le discours inaugural d’un tribun polémiste nommé Cissé Bacongo à Treichville

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C’est seulement en politique, notamment dans un parti politique, qu’un octogénaire demeure mineur auprès d’un leader, s’il n’enfreint pas tantôt les conventions pour s’afficher en électron libre dans la prise de certaines décisions vitales pour sa famille politique. Le député de Koumassi, l’ex-ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative et, actuellement, Conseiller spécial du Président de la République chargé des Affaires juridiques, institutionnelles et politiques, Cissé Ibrahim Bacongo, n’est pas un mineur au sein du RDR.

Depuis un certain temps, Cissé Bacongo a atteint sa majorité au sein du Rassemblement des républicains (RDR, parti au pouvoir), il agit seul, il polémise seul à travers des interview accordées par des médias interposés, dans lesquelles il appelle un chat un chat, quoique certains de ses camarades commencent à dire en sourdine qu’il ne tourne pas sa langue sept fois dans sa bouche avant de spéculer sur la situation qui prévaut dans la fameuse coalition politique baptisée RHDP – le débat sur la succession du président Ouattara, ou l’alternance 2020.

C’est ce débat qu’on fait faire la moelle épinière de son discours inaugural du pré-congrès du RDR qu’il a présidé vendredi 28 avril dans la commune de Treichville qui doit résonner d’un remue-ménage jusqu’au dimanche 30 avril, où dans cet intervalle il y aura des remue-méninges entre les congressistes, précisément les cadres et les militants du RDR, entre lesquels le torchon ne cessait de brûler sur toutes les plateformes avant ces pré-congrès ouverts officiellement hier dans 44 régions du pays.

Disons que M. Bacongo, après sa visite de courtoisie chez le Sphinx de Daoukro (Bédié), il y a quelques jours, a lancé encore le pavé dans la mare en électron libre et en ces termes: « Nous n’avons pas fait ce que nous avons fait et subi ce que nous avons subi, tout le long du chemin périlleux et plein d’embûches qui nous conduit au pouvoir d’Etat pour deux mandats seulement. Pour ce qui me concerne, et au nom de la Direction du Parti que je représente ici, je ne peux pas me résoudre ou à me résigner à une telle fatalité ».

Mais le président de ce pré-congrès RDR de Treichville n’a pas jeté son bonnet par-dessus les moulins lors de ce discours inaugural, dont les feuilles de chou et leurs suiveurs veulent faire une polémique, son souhait. En tribun polémiste, ce boute-feu de Cissé Bacongo qu’on croit lancer un pavé dans la mare, ne joue qu’avec un postulat. Le RDR a combattu à cor et à cri pour accéder au pouvoir, et le RDR ne doit pas s’arrêter sur deux mandats seulement, n’est-il pas logique ? Cela aurait été une logique floue, si le RDR s’était résolu à jeter sa soutane aux orties et se résigner à deux mandats seulement, après avoir pactisé avec un diable quelconque qui ne lui accorderait plus un seul mandat au terme de ses mandats (du diable). Or même après des mandats alternatifs, le RDR peut continuer au-delà de ses deux mandats.

Enfin, voici la substance du discours de Cissé Ibrahim Bacongo, que nous prélevons sur le site Abidjan.net :

{…}

Mesdames et Messieurs,

Quand un certain 27 septembre 1994, après une difficile et douloureuse gestation, le Rassemblement Des Républicains (RDR) accédait à la reconnaissance juridique faisant de lui un parti à part entière, sur l’échiquier politique national, nombre d’ivoiriennes et d’ivoiriens aspiraient à voir naître une autre Côte d’Ivoire, différente de celle d’alors, dans la tourmente et les tumultes des temps mauvais. Ces ivoiriens rêvaient d’une Côte d’Ivoire d’égalité, de fraternité, de justice, de liberté, de paix, terre d’espérance, pays de l’hospitalité, réconciliée avec elle-même, ainsi qu’avec les valeurs qui la fondent et la subliment et telles qu’elles sont cristallisées dans sa devise nationale : «Union-Discipline-Travail». Rappelons, par devoir de mémoire, leurs porte-flambeaux affublés du qualificatif de rénovateurs avaient à leur tête un artiste de la pure race, maître du verbe et tout de verbe, Georges KOUAME DJENI KOBINA, qu’il repose en paix.

De toutes origines ethniques ou raciales, de toutes confessions religieuses, au-delà des anathèmes et des stigmatisations, ils se sont engagés, à corps perdu, politiquement la première fois pour la grande majorité, dans le combat du destin et de la dignité, qu’il a fallu mener, durant seize années de douleurs et d’épreuves morales et psychologiques, d’opprobres et de méchancetés.

Mesdames et Messieurs,
Chers amis,

Ces ivoiriens, c’est vous, c’est nous. Mais ce sont aussi toutes celles et tous ceux qui ont payé le prix fort, celui de leurs vies, qui sont restés en chemin, qui ne sont pas physiquement parmi nous aujourd’hui, mais dont l’esprit plane sur nos assises. Ce sont toutes celles et tous ceux qui n’ont pas pu faire le déplacement parce qu’ils sont éprouvés physiquement. Ce sont toutes celles et tous qui ont dû se mettre à l’abri, hors des frontières de notre pays.

Grâce à votre combat, à votre engagement et à votre détermination, grâce à notre combat, à notre engagement et à notre détermination, grâce aux investissements que vous avez consentis, aux investissements que nous avons consentis, investissements financiers, matériels, moraux, politiques et psychologiques, notre parti est devenu la première force politique de notre pays.

Mais encore et surtout, celui qui a donné et continue de donner un visage humain aux idéaux que nous portons et qui nous portent, le Président Alassane Ouattara, tient actuellement les rênes du pouvoir d’Etat avec le leadership, la lucidité et la maestria qui lui sont reconnus de tous. Vous avez donné et tout donné, sans jamais rien épargné, pour permettre au RDR d’avoir la majorité au Parlement, d’abord en 2011, puis en 2016. Vous avez permis au RDR d’être aux affaires dans la majorité des Conseils Municipaux en 2013.

Honneur à vous, honneur à nous, militantes et militants, connus et anonymes, cadres du parti, illustres et discrets, honneur à tous les martyrs, disparus ou non, honneurs à toutes et tous. Nous avons mille et une raisons d’être fiers, la fierté d’avoir mené le bon combat, le combat juste.

Après un premier mandat tronqué de quatre (4) ans et à mi-chemin du second, est-il permis de douter que les fruits ont bel et bien tenu la promesse des fleurs ? Que le bilan de notre mentor, à la tête de l’Etat, est bien au-delà des espérances des ivoiriens de tous bords politiques ?

L’avènement de notre mentor à la tête de l’Etat ouvre une nouvelle ère d’espérance pour notre pays. La construction et la consolidation de la démocratie se poursuivent, certes non sans heurts, mais résolument et de façon irréversible. En veut-on pour preuve le vent de liberté qui souffle sur le pays. Nul n’est inquiété pour sa confession religieuse, ses convictions, ses ferveurs, ses incandescences et ses opinions politiques, pour son aspect morpho-physiologique, son origine ethnique ou raciale, ou son faciès apprécié à partir de la barbes fournie, du chapelet ou de l’accoutrement. Les Big data, que sont Google, Apple, Facebook et Amazone, en somme les réseaux sociaux, donnent une plus grande dimension au champ d’exercice de la démocratie et de la liberté, puisqu’ils permettent à toutes celles et tous ceux qui sont sur la toile et dans la toile tissée par le numérique de prendre part à tous les débats, économiques, politiques ou sociétaux, d’ici ou d’ailleurs.

Ce vent de liberté s’accompagne du sentiment de paix et de sécurité que chacun éprouve sur le chemin de la réalisation de son destin. N’est-ce pas le gage du triptyque Liberté-Paix-Sécurité qui explique et justifie que la Côte d’Ivoire soit redevenue ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être, une terre d’espérance qui attire toutes celles et tous ceux, qui sont à la recherche de vents cléments pour leurs investissements et d’horizons meilleurs pour leurs vies ?

Désormais, la promotion des Droits humains et des Libertés collectives et individuelles ne se limite plus à des incantations sans lendemain, ni à des postures qui ne peuvent que de l’imposture. Elle est devenue une réalité effective et pas seulement légale ou technique.

Il n’est nullement besoin d’insister sur les performances économiques réalisées par notre pays, depuis l’accession du Président Alassane Ouattara à la Magistrature Suprême. Au-delà des rapports élogieux des Institutions financières et des Organisations internationales et des appréciations positives des Institutions de notation sur la Gouvernance, la ruée des investisseurs vers notre pays est un signe qui ne trompe pas, autant que le foisonnement des activités en tout genre, tant le secteur organisé que dans ce qu’il est convenu l’informel. Enfin, ne dit-on pas que quand le bâtiment va, tout va ? L’explosion du secteur du bâtiment, qui est visible et tangible, achève de convaincre que l’économie ivoirienne a retrouvé ses marques. Il ne pouvait en être autrement, quand c’est un économiste-banquier qui est à la tête de l’Etat. Au plan diplomatique, la Côte d’Ivoire a repris sa place dans le concert des Nations. Mieux, elle aspire au statut de membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU. Son ambition de devenir un pays émergent à l’horizon 2020 n’est donc pas une lubie ou un simple.

Mesdames et Messieurs,

Malgré ce bilan plus que positif brossé à grands traits, il n’y a pas lieu de céder à une quelconque auto-célébration ou à une auto-satisfaction dérisoire. Des attentes restent à satisfaire de façon générale, des frustrations justifiées ou non et des ressentiments à apaiser en interne, qui prennent parfois des allures pathétiques et des formes de désespérance.

Chers amis Congressistes,

C’est vrai, même si le Ministre Sidi TOURE et d’autres ont beaucoup fait et continuent de faire pour les jeunes, et je suis bien placé pour l’affirmer haut et fort, de nombreux autres jeunes parmi nous et autour de nous attendent encore d’avoir un emploi. Même si le FAFCI de la Première Dame, ma chère marraine Dominique Ouattara, a fait beaucoup fait et continue de faire pour les femmes, plusieurs autres femmes, nos épouses, nos filles, nos mamans et nos sœurs attendent encore de pouvoir initier une activité ou d’accroitre celles qu’elles exercice grâce au soutien, notamment, des structures de microfinance privées ou publiques avec le parrainage de l’Etat.

Chers amis Congressistes,

Vous avez raison d’être exigeants vis-à-vis de nous autres, Ministres, anciens Ministres, Députés, Conseillers régionaux et municipaux, Conseillers économiques et sociaux, Directeurs d’administration centrale, Directeurs d’Etablissements publics nationaux, de sociétés d’Etat et d’Economie mixte, Présidents de Conseils d’Administration et responsables divers, lorsque vous ne retrouvez plus dans nos attitudes et nos regards l’amitié, la fraternité, la connivence et la proximité qui ont été le ciment qui nous a uni et le moteur de notre lutte.

Mais, nous n’avons pas le droit de jeter le bébé avec l’eau du bain. Nous n’avons pas le droit de jeter la cognée. Nous n’avons pas le droit d’abandonner le combat. Nous n’avons pas le droit de trahir la mémoire de celles et ceux qui sont tombés au champ d’honneur et de passer par pertes et profits les immenses sacrifices consentis en seize ans de combat. Nous n’avons pas fait ce que nous avons fait et subi ce que nous avons subi, tout le long du chemin périlleux et plein d’embûches qui nous conduit au pouvoir d’Etat pour deux mandats seulement. Pour ce qui me concerne, et au nom de la Direction du Parti que je représente ici, je ne peux pas me résoudre ou à me résigner à une telle fatalité.

Chers amis Congressistes,

Nous devons aller encore plus loin dans les chantiers engagés par le Président Alassane Ouattara, et porter encore plus loin haut notre pays. Nous le pouvons, si nous le voulons. Nous le pourrons, si nous bonifions nos acquis, si nous tirons les enseignements des erreurs et faux pas inhérents à toute marche sur le chemin du destin, parce que, comme l’a confessé Raoul Vaneigem «je n’ai jamais prétendu que danser sa vie excluait les faux pas». Oui, danser sa vie comme mener un combat aussi rude que celui nous a conduit au pouvoir d’Etat ne saurait être exempt de faux pas.

C’est pourquoi, ce pré-congrès, qui est le prélude au 3ème Congrès Ordinaire, est une opportunité et une occasion de catharsis. Nous l’aurons réussi, si les débats et les délibérations ont lieu, effectivement, sans faux-fuyant, ni sujet tabou, en dehors des consensus mous et des effets de manche, avec conviction et engagement et dans la courtoisie qui nous a toujours caractérisés. Toutes les questions devront être posées et débattues, y compris celles qui peuvent paraître fâcheuses ou délicates, notamment les Alliances politiques dont le RHDP, l’Alternance démocratique, la Réconciliation Nationale.

A cet effet, vous allez avoir à travailler en six commissions thématiques :

• Commission n°1- Statuts et Règlement Intérieur ;
• Commission n°2- Vie et Structures (ou Fonctionnement) ;
• Commission n°3- Politique générale ;
• Commission n°4- Politique de mobilisation de ressources (Financement du parti) ;
• Commission n°5- Processus Electoral ;
• Commission n°6- Communication.

Les observations pertinentes, les recommandations avisées, les résolutions fermes et les motions fortes, qui sortiront de vos échanges, lors de ce pré-Congrès, serviront à préparer le 3ème Congrès Ordinaire dont la date sera fixée et annoncée, ultérieurement, par la Direction du Parti.

Chers amis Congressistes,

Vous l’avez compris, l’ambition affichée du RDR est de continuer à bâtir la Côte d’Ivoire du 21ème siècle, comme il s’y emploie actuellement, avec toutes les bonnes volontés, tous les citoyens, toutes les forces politiques et toutes les puissantes qui partagent ses idéaux d’amour, d’égalité, de fraternité, de justice et de liberté.

Sur ce chantier, dont l’aboutissement va consister dans la réalisation du rêve d’une Côte d’Ivoire émergente, notre parti veut pouvoir continuer à bénéficier de l’aura, du charisme, du leadership et de l’ombre tutélaire du Président Alassane Ouattara.

Aussi, devons-nous le porter, à nouveau, à la tête du Parti, au prochain Congrès Ordinaire, dès lors que la Constitution de la 3ème République d’octobre 2016 ne comporte pas d’incompatibilité entre les fonctions de Président de la République et celles de Président de parti ou groupement politique.

Chers amis Congressistes,
Chers amis Journalistes,
Honorables invités,
Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi de réaffirmer avec force que le RDR continue d’être cette lueur qui donne l’espoir quand le doute s’installe et envahit, quand les temps sont mauvais. Pour toutes celles et tous ceux, ivoiriens et étrangers vivant dans notre pays, pour qui l’air est pesant et l’horizon sombre, le RDR continue d’incarner. C’est pourquoi, nous devons poursuivre notre marche, en surmontant tous les écueils et en déjouant toutes les ruses du Malin.

J’en ai fini.

Au nom de la Direction du Parti, je déclare ouvert le pré-Congrès de la région politique de Treichville, ce vendredi 28 avril 2017.

Je vous remercie de votre aimable et bienveillante attention.

Kouroukanfouganews

Remaniement au sommet de la hiérarchie militaire au Burkina

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Le président du Burkina Faso Roch Marc Christian Kaboré a nommé de nouveaux chefs à la tête de l’armée et de la gendarmerie, trois mois après la nomination d’un nouveau chef d’Etat-major général, indique un communiqué transmis vendredi à l’AFP.

Ces nominations surviennent alors que les forces de sécurité semblent incapables d’enrayer la multiplication des attaques jiihadistes dans le nord du pays, frontalier du Mali.

« Le président du Faso, Chef Suprême des Forces Armées Nationales a signé (jeudi) 6 décrets de nomination de responsables militaires » dont celui du Colonel Major Léon Traoré Chef d’Etat-Major de l’Armée de Terre, du Colonel Souleymane Ouédraogo, Chef d’Etat-Major de l’Armée de l’Air et du Colonel Marie Omer Bruno Tapsoba, Chef d’Etat-Major de la Gendarmerie Nationale, selon le communiqué.

Ces chefs militaires remplacent respectivement le colonel-major Raboyinga Kaboré (Terre), le colonel Kounsaouma Palenfo (Air) et le colonel Tuandaba Marcel Coulibaly (gendarmerie).

Trois autres colonels ont été nommés à la tête du Groupement Central des Armées, de l’Intendance Militaire et du matériel des Armées.

Ces nominations entrent « dans le cadre de la réorganisation du commandement des Forces Armées Nationales », souligne, sans plus de précisions, le communiqué signé du ministère de la Défense.

Fin décembre, le président Kaboré avait nommé le général Oumarou Sadou, 57 ans, nouveau chef d’Etat-major Général de l’armée.

Le 12 décembre, douze militaires avaient été tués lors d’une attaque jihadiste contre un détachement de l’armée à Nassoumbou, dans la commune de Djibo, à une trentaine de km de la frontière malienne.

Ce raid – le plus meurtrier jamais perpétré contre l’armée au Burkina Faso – avait choqué l’opinion publique dont une partie réclamait le départ de la hiérarchie militaire accusée de ne pas apporter de réponse adéquate à la menace jihadiste.

Le Nord du Burkina, frontalier du Mali et du Niger, est le théâtre d’attaques jihadistes régulières depuis le premier trimestre 2015.

Les habitants de la zone vivent dans la psychose des attaques qui ont déjà causé la mort de plusieurs civils ainsi que des policiers et gendarmes.

Par VOA avec AFP | 28-04-2017

Zidane appelle à voter contre Marine Le Pen

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L’ancien international français Zinedine Zidane a appelé vendredi à « éviter au maximum » le Front national lors du second tour de la présidentielle en France opposant la présidente du Front national Marine Le Pen et au leader du mouvement « En Marche », Emmanuel Macron.

« Le message, c’est toujours le même, celui de 2002. Je suis loin de toutes ces idées-là, de ce Front national. Donc (il faut) éviter au maximum ça. Les extrêmes, ce n’est jamais bon », a déclaré l’actuel entraîneur du Real Madrid à l’occasion d’une conférence de presse d’avant-match.

Zidane, né à Marseille de parents immigrés algériens, avait déjà pris une position similaire en 2002 lorsque le Front national avait atteint le second tour.

Il avait estimé que c’était un « parti qui ne correspond pas du tout aux valeurs de la France ».

Le champion du monde 1998 avait également participé à une vidéo contre Jean-Marie Le Pen, candidat du FN à l’époque et père de la candidate actuelle, avec plusieurs artistes comme Gérard Depardieu, Jean-Jacques Goldman ou le rappeur marseillais Akhenaton.

Âgé de 44 ans, Zidane vit en Espagne depuis sa retraite sportive en 2006 et il occupe les fonctions d’entraîneur du Real Madrid depuis janvier 2016.

Par BBC Afrique | 28-04-2017

Côte d’Ivoire : l’“autopsie” de la mort tragique du chef de guerre Ibrahim Coulibaly dit IB qui enflamme la toile

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Chaque 27 avril, quelques disciples affichés, surtout en exil, commémorent décemment la mort tragique de leur héros IB. Mais jamais depuis six ans, la mort ou l’assassinat du chef de guerre ivoirien, le “général” Ibrahim Coulibaly dit IB, l’un des libérateurs d’Abidjan, n’avait suscité sur la toile un tel débat houleux entre ses partisans et les partisans de son ennemi juré, Soro Kigbafori Guillaume, l’actuel président de l’Assemblée nationale. Ce dernier est accusé par les aficionados du premier de lui avoir tranché le fil de ses jours. Certaines de leurs autopsies évoquent sans encombre une exécution sommaire.

Mais plusieurs défenseurs de l’homme qu’ils appellent Bogata (Soro), s’inscrivent en faux contre de telles allégations : « C’est IB qui est un traître, et il voulait au dernier moment faire table rase de tous les efforts de la libération et imposer aux Ivoiriens un nouveau gouvernement de transition… Ce Monsieur était un assoiffé du pouvoir… Mais que son âme repose en paix », a répliqué un “soroïste” extrémiste, quant à un commentaire qui trempait son idole dans une telle affaire macabre.

Celui-là, un autre digne d’avocat du diable, voit le regain de cabale qui veuille faire de la mort d’un soldat versatile un tremplin pour glisser une fois de plus une peau de banane sous les pieds de leur leader marchant déjà clopin-clopant vers la magistrature suprême: « Voilà encore ces fieffés hambakistes ! On vous démasque et débusque partout comme des rats… Soro est blanc comme neige, il est notre futur président pian ! ». A noter que les “hambakistes” sont les soi-disant partisans du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayoko, à qui on prête sans preuve d’intentions malveillantes contre le PAN Soro. Il est de même ethnie koyaga que IB, mais cela n’a rien à voir avec un présumé conflit d’intérêts caché entre lui et Soro.

Il faut dire que (comme nous l’avons dit dans un article, il y a un an de cela) le prologue du roman noir d’Ibrahim Coulibaly dit IB ne fait aucun cas de mystère, mais les fils de  l’intrigue, d’après ses affidés, paraissent être montés de toutes pièces à l’aide des bandes sonores ou audiovisuelles traficotées, pour brouiller par des tours de magie la piste à toute personne non initiée qui chercherait à faire la lumière sur une question polico-militaire sensible dans une sorte de politique franc-maçonnique.

Promu sergent-chef dans les forces armées ivoiriennes, plus tard proclamé général par ses soldats et partisans qui lui étaient restés fidèles, Ibrahim Coulibaly dit IB est l’un des acteurs clés de toutes les crises politico-militaires qui ont secoué la Côte d’Ivoire, de par son implication directe dans le coup d’État réussi de décembre 1999 qui porta le général Robert Guéï sur le sommet de l’État qui les a trahis ensuite, de par sa participation à la rébellion déclenchée en septembre 2002 qui ébranla le pouvoir contesté de Laurent Gbagbo jusqu’à le déboulonner par les premières élections transparentes organisées dans ce pays classé premier producteur mondial de cacao , et de par sa participation dans la conquête d’Abidjan en février 2011 qui mit fin au pouvoir de Gbagbo. Nous ignorons autant la défection que la trahison dans le baptême du feu de cette rébellion.

Dans le tout début de sa traversée du désert ou, si vous voulez son chemin de croix, IB impliqué en 2003 dans une tentative de coup d’État, fut arrêté à Paris mais libéré un mois après sous caution, ce qui ne l’a pas empêché de cautionner les efforts des accords de Linas Marcoussis par cette déclaration: « Aujourd’hui, des deux côtés, les populations sont fatiguées de la guerre. Tous les camps doivent maintenant accepter ces accords dans l’intérêt du peuple ivoirien ». IB sera condamné par contumace par la justice française en 2008, pour direction ou organisation d’un groupe destiné à la pratique du mercenariat, qu’il nia depuis sa cachette en Belgique dans une interview accordée à l’AFP, et ce, après que sur ces entrefaites deux coups de force lui ont été amputés depuis son exil de Bénin: l’attentat contre Guillaume Soro du 29 juin 2007, et un présumé coup d’État dans la nuit du 27 décembre de 2007. Un mandat d’arrêt international est alors lancé contre lui, alors qu’il les niait en bloc, tout en réfutant totalement le premier avec cet argument plus ou moins convaincant: « C’est juste des prétextes pour procéder à des exécutions sommaires et personnelles. En réalité, les Forces Nouvelles cherchent des alibis pour ne pas désarmer. »

En février 2011, joint par téléphone dans la conquête d’Abidjan à travers deux Ivoiriens vivant à Paris, et qui souhaitaient garder l’anonymat, un militaire, qui s’identifiait mystérieusement à Ibrahim Coulibaly, affirmait clairement sa position: « Je suis à la tête des Forces de Défense et de Sécurité Impartiales (FDSI) [nouvelle appellation du ‘commando invisible’, ndlr], composées de militaires qui ont refusé de combattre pour Laurent Gbagbo, et d’anciens collègues des Forces Nouvelles. », et d’ajouter: « La mission de mon commando est de rétablir l’ordre démocratique ainsi que la paix en Côte d’Ivoire, et de déloger Laurent Gbagbo. ». C’était IB en chair et en os mais en voix sur l’autre bout du fil qui parlait avec assurance depuis l’autre bout du monde, son fief d’Abobo, ou son QG d’où il coordonnait ses opérations qui mettaient en débâcle des forces armées jusqu’aux dents, au sol et à l’air, celles des fidèles à Laurent Gbagbo retranché dans son bunker.

La victoire acquise, la défaite infligée à Gbagbo, le 11 avril 2011, le président Alassane Ouattara aurait ordonné au Commando invisible de déposer les armes sous prétexte que le régime récalcitrant de Gbagbo venait d’être enterré. Voyons comment cela peut être si facile, et comment cela pouvait servir de prétexte aux détracteurs du général Ibrahim Coulibaly de monter hic et nunc une opération Navy Seal pour éliminer froidement leur Ben Laden en jetant son corps dans la mer, sans un ordre venant du bureau ovale. Pour le seul motif qu’il « a pris en otage toute une famille. Les FRCI ont effectué des tirs de sommation à deux reprises et il a réagi avec des tirs nourris. Les FRCI n’ont eu d’autre choix que de riposter, et la riposte lui a été fatale ». Or, ironie du sort, la riposte n’a pas été fatale pour les otages.

Prendre part à un tel débat houleux, c’est d’avoir un parti pris dans une guerre de rivalité sanglante empreinte de crime de guerre que condamne le Statut de Rome ; mais demander aux autorités ivoiriennes de faire toute la lumière sur la disparition tragique incompréhensive d’un acteur clé de la crise politico-militaire qui a secoué pendant plus d’une décennie leur pays, est le devoir de tout citoyen ivoirien qui a assisté à une série de procès, tout récemment, tous réclamant justice : les procès de l’assassinat de Robert Guéï, de Simone Gbagbo coupable de crime contre l’humanité, des Disparus de Novotel, etc. Mais pourquoi pas un jour celui du général IB, dont les différentes réactions des partisans mettent au jour une autre fracture sociale ?

Kouroukanfouganews