CI/L’assassinat du muezzin de la mosquée de Man: et si les enquêteurs se penchaient sur celui d’Ali, le cousin du prophète Mahomet

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L’assassinat dans la nuit de vendredi à samedi d’El Hadj Dramane Doumbia, le muezzin principal de la grande mosquée de Man, une ville située à l’ouest de la Côte d’Ivoire, n’a pas encore fait son plein dans les rumeurs qui courent sur la toile et dans la une des journaux qui en font leurs choux gras pour compenser quelques difficultés financières qui étouffent la sphère médiatique traditionnelle.

Et c’est certes l’ampleur de ces rumeurs qui a fait sortir lundi soir le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité de sa tanière avec un communiqué dans la main pour démentir la version terroriste de cet assassinat interprété par certains médias et internautes comme un crime terroriste, ou rituel de par la monstruosité commise par l’assassin, le dénommé Doumbia Yacouba, sur le disciple de Bilal al-Habachi.

Les autorités ivoiriennes considèrent le dénommé Doumbia Yacouba comme quelqu’un de souffrant d’une crise de démence, pas comme un individu ayant fait allégeance à un quelconque groupe terroriste qui sévit dans la zone Cédéao. C’est pourquoi «le gouvernement condamne l’exploitation tendancieuse de ce drame en violation du respect dû à la dépouille et à la famille», et met en garde certaines feuilles de choux contre leur « volonté de choquer et traumatiser par la narration déformée et sensationnelle de faits sociaux » les populations qui ne sont pas remises de la terreur de l’attentat de Grand-Bassam, commémoré pas plus qu’hier.

Et si les enquêteurs se penchaient sur l’assassinat d’Ali, le cousin du prophète Mahomet

La conclusion si l’on peut dire de l’enquête menée par les autorités sur cet assassinat horrible du muezzin El Hadj Dramane Doumbia, semble se parachever par un acte isolé. Elles ne chercheraient plus à aller au loin à l’inspecteur Derrick, mais pour elle, point barre, Doumbia Yacouba a commis un crime démentiel.

Or quand on se met à la peau de le Lieutenant Columbo pour déterminer l’heure du crime et la manière dont le crime a été perpétré sur le pauvre muezzin, on pourrait dire que les autorités, au lieu de diagnostiquer de manière bâclée la démence (folie) qui ronge le crapule Yacouba, auraient dû dire aux citoyens qu’elles sont sur le point de déterminer le mobile du crime, et que comme à l’accoutumée les groupes terroristes revendiquent quelques heures après les actes de lâcheté qui portent leurs empreintes, elles doutent fort que le drame en soit un, car aucun groupe ne l’a revendiqué jusqu’au moment de leur communiqué.

C’est à 4 heure du matin que Doumbia Yacouba, âgé de 23 ans, a fait irruption dans l’enceinte de la grande mosquée de la capitale des 18 montagnes. El Hadj Doumbia, d’après plusieurs récits des faits, après le premier appel à la prière d’al-fadjr, marquait une pose avant le dernier appel qui se fait au moment que les fidèles lève-tôt marquent leur présence dans l’édifice. C’est à ce moment-là que l’assassin muni d’un couteau surgit et s’attaque à notre vieux muezzin pour le poignarder à plusieurs coups et en plusieurs endroits, avant de s’asseoir sur sa poitrine, les deux pieds sur les deux bras du vieux. Ce dernier, une fois de plus étouffé, succombe à ses blessures. Rip ! Rip ! Rip !

Mais malgré que le disciple de Bilal a rendu l’âme, l’homme qui est considéré désormais par les autorités d’un fou, était assis sur sa poitrine jusqu’à ce que les premiers fidèles l’appréhendent et le livrent aux autorités policières de Man.

Nous n’allons pas saupoudrer notre sauce d’autres ingrédients du marché des rumeurs, dont certaines font de muezzin un saint dont la force spirituelle a maintenu un criminel sur sa poitrine, ou que ce dernier sur la même poitrine récitait des versets coraniques en faisant des grands gestes rituels. Mais il faut dire que l’heure du crime est semblable à celle où le cousin et le gendre du Prophète Mahomet, Ali ibn Abī Tālib dit le Lion, a été assassiné par un Kharidjite.

C’est en se rendant à la prière de l’aube (soubh) qu’Ali a été lâchement poignardé par un kharidjite répondant au nom d’Abdou ra-Rahman Ibnou Mouljam Al-Mouradiyy. Le poignard utilisé était envenimé. Une bonne raison de demander aux enquêteurs d’associer à leurs enquêtes des islamologues qui maitrisent l’histoire de la Grande discorde mémorable pour ses assassinats, afin de savoir si le criminel n’appartient pas à une secte qui plante ses racines en Côte d’Ivoire.

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Auteur : Charles Coulibaly Nountché

Écrivain, poète, blogueur

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