Côte d’Ivoire/Bouaké : Donwahi attendu dans une double colère des mutins et des habitants prêts à marcher sur les camps militaires

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Le ministre de  la Défense Alain-Richard Donwahi, est attendu ce vendredi 13 janvier dans la ville de Bouaké devenue depuis le vendredi passé le QG de mouvements d’humeur des militaires.

Mais signe que les négociations entre les deux camps seront très difficiles, les habitants de cette deuxième grande ville du pays ont entendu durant toute la nuit de mercredi à jeudi des tirs nourris tirés en l’air dans un camp militaire en face de l’Université Alassane Ouattara.

Ces tirs « mettaient la pression » sur le gouvernement pour « rappeler en haut lieu ce qui a été convenu », comme le déclarait un mutin à l’AFP.

Il va sans dire que ce qui a été convenu préalablement, est le versement idoine d’une prime aux mutins, et que ces derniers veulent que cela soit payé non pas en monnaie de singe, mais rubis sur l’ongle, comme nous le souligne la déclaration dudit mutin: « Nous attendons notre argent demain. Ce qui compte c’est l’argent ».

Ce rebondissement dans la situation prolonge la psychose que les habitants de Bouaké ont subie le weekend dernier. La plupart des magasins ont fermé depuis jeudi pour éviter d’être pillés.

D’après AFP, une manifestation contre le mouvement organisé par les militaires doit avoir lieu ce vendredi à Bouaké, selon Yacouba Traoré, un notable, et l’un des initiateurs de la marche. « (Il faut) mettre un terme à la révolte des soldats. Nous sommes fatigués de leurs agissements », a-t-il dit, affirmant qu’il allait « marcher sur les camps militaires ».

Déclenchés dans la nuit de vendredi le 6 à samedi le 7 dans la deuxième ville de Côte d’Ivoire, Bouaké, située dans le centre-nord du pays, les mouvements d’humeur des militaires s’étaient propagés comme le virus Ebola dans les villes de Korhogo, Daoukro, Daloa et Odienné.

A la sortie du Conseil de sécurité, présidé par le président Ouattara, des discussions ont été entamées entre les autorités représentées par le ministre de la Défense Alain Donwahi et les soldats séditieux, dans la ville de Bouaké.

La ferveur des mutins les avait même endiablés à empêcher le ministre et sa délégation durant des heures de quitter la résidence du préfet de Bouaké.

Dans une brève déclaration, retransmise par la télévision nationale le président Ouattara donnait son accord « pour la prise en compte des revendications relatives aux primes et à l’amélioration des conditions de vie des soldats », mais tout en demandant à « tous les soldats de regagner leurs casernes pour permettre l’exécution de ces décisions dans le calme. »

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Auteur : Charles Coulibaly Nountché

Écrivain, poète, blogueur

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