Gambie: Yahya Jammeh, «le Roi qui défie les rivières», restera au pouvoir jusqu’en mai

image

La Cour suprême gambienne devrait statuer ce mardi 10 janvier sur le recours déposé par le camp Jammeh portant sur l’élection présidentielle du 1er décembre passé, et demandant l’annulation des résultats issus des urnes proclamés par la Commission électorale, puisque, selon toute vraisemblance, entachés de quelques irrégularités pouvant faire reprendre le scrutin.

Mais selon BBC, elle, la Cour suprême, a annoncé que le recours de Yahya Jammeh contre les résultats de l’élection présidentielle de décembre 2016 ne pourrait se faire qu’en mai 2017 en raison de l’indisponibilité du président de la Cour suprême.

L’audience qui était ouverte à Banjul avait réuni neuf personnes au siège de la Cour suprême, qui ont ensuite informé le représentant de Yahya Jammeh de l’absence du président de la Cour suprême qui ne sera disponible qu’en mai et lui ont demandé s’il confirme la plainte du président sortant à cette date. Ce dernier a répondu par l’affirmative.

Ce n’est une surprise pour personne. Le doute planait depuis quelques jours sur la décision de cette Cour suprême présidée par un juge nigérian, répondant au nom d’Emmanuel Fagbenle, autour duquel siègent quatre autres d’origines nigérianes et sierra-léonaises, et tous nommés, probablement, par le président sortant, Yahya Jammeh.

Et les dernières informations révélaient que les cinq juges refusaient de siéger dans cette Cour pour statuer sur le contentieux électoral, et qu’ils n’étaient pas tous présents à Banjul, la capitale de la Gambie. L’on avait même repéré l’un des juges sierra-léonais, Nicolas Browne-Mark, lundi à Freetown.

Le juge Nigerian Onogeme Uduma qui devait siéger en qualité de président de la Cour Suprême, avait déjà fait savoir ce week-end dans une lettre au ministère gambien de la justice, qu’il ne pouvait être disponible qu’en mai ou en novembre.

Yahya Jammeh, qui est au pouvoir depuis 22 ans à l’issue d’un coup d’État militaire contre Diawara, avait accepté les résultats sortis des urnes, allant jusqu’à appeler le vainqueur Adama Barrow pour le remercier, avant de faire un revirement de coup de tonnerre.

Isolé désormais sur le plan diplomatique, car décrié par la Communauté internationale et par ses pairs de la Cédéao, dont certains comme Macky Sall et Alassane Ouattara promettent de le faire partir par une opération militaire (solution inadéquate aux yeux d’Alpha Condé) pour instaurer l’autorité contestée de Barrow, semble renforcer ses positions en fermant les radios privées, et en chassant dix ambassadeurs tout récemment qui ont demandé qu’il cède le pouvoir. Son ministre de la Communication vient d’être remercié.

Kouroukanfouganews

Visitez et aimez notre nouvelle page KouroukanfougaNews pour avoir accès facile à plus d’ActuaRéalité: https://m.facebook.com/kouroukanfouganews/

Publicités

Auteur : Charles Coulibaly Nountché

Écrivain, poète, blogueur

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s