28e Sommet de l’UA: Condé apprend la ponctualité à ses pairs

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Le chef de l’Etat guinéen, nouveau président en exercice de l’Union africaine (UA), a servi une leçon de ponctualité et d’assiduité à ses pairs qui viennent en retard aux réunions ou repartent avant la fin.

« Désormais, nous allons commencer à l’heure. Si nous disons 10h00, nous devons commencer à 10h00 », a lancé Alpha Condé en présidant, devant ses pairs, la cérémonie de clôture du 28e sommet de l’UA, à Addis-Abeba.

« Comment expliquer que lorsque nous rencontrons des dirigeants de pays étrangers, nous arrivons à l’heure, que ce soit en Chine, au Japon ou en Inde ? » a ajouté le président guinéen.

« Pourquoi ne pouvons-nous pas être à l’heure à nos réunions ? Pourquoi lorsque nous allons à ces réunions, nous restons jusqu’à la fin, et quand nous venons à Addis-Abeba, nous repartons juste après la cérémonie d’ouverture ? »

Retard technologique

Il a été fortement applaudi par les dirigeants africains présents à la cérémonie de clôture du sommet ouvert lundi dans la capitale éthiopienne.

Selon l’AFP, plusieurs chefs d’Etat avaient déjà quitté Addis-Abeba, sans attendre la fin des travaux du sommet, lorsque leur pair guinéen faisait ces remarques.

Alpha Condé a également déploré le retard de l’Union africaine en matière de technologie.

« Comment peut-on imaginer qu’à l’ère des nouvelles technologies, nous travaillions toujours avec des micros des années 60 ? Comment pouvons-nous expliquer que la connexion Internet est très lente dans notre siège, alors qu’en face de nous, à la Commission des Nations unies pour l’Afrique, Internet fonctionne mieux ? » s’est-t-il interrogé.

M. Condé a été élu président en exercice de l’UA, lundi, en remplacement du chef de l’Etat tchadien, Idriss Déby.

Source: http://www.bbc.com/afrique/region-38812838

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Mali : première réunion du comité de suivi de l’accord de paix après l’attentat de Gao

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Pour la première fois depuis l’attentat-suicide contre le camp du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) à Gao le 18 janvier dernier, une réunion du comité de suivi de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali s’est tenue ce lundi à Bamako.

Quelque 77 personnes du MOC, chargé de déployer des patrouilles mixtes au nord du Mali, avaient trouvé la mort lors de cette attaque revendiquée par le groupe terroriste Al-Mourabitoune de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar.

La réunion a été boycottée par une partie des groupes membres de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, signataire de l’accord de paix) dont des éléments ont péri dans l’attentat de Gao. Cet attentat a également fait des morts parmi les éléments de la Plateforme (autre mouvement signataire de l’accord de paix) et dans les rangs des forces armées maliennes (FAMA). Tous étaient regroupés en vue de mener des patrouilles mixtes dans le nord du Mali, dans le cadre de l’accord de paix.

Au cours d’une conférence de presse, le chef de la Mission de maintien de paix de l’ONU au Mali (MINUSMA), Mahamat Saleh Annadif, a lancé un appel aux membres de la CMA, les invitant à revenir dans le comité de suivi de l’accord.

Selon lui, l’attentat du 18 janvier à Gao « devrait plutôt être un levier et donner l’impulsion nécessaire pour qu’on aille au bout de la mise en œuvre de l’accord ». Parce que, a-t-il ajouté, « les terroristes ou autres qui sont venus attaquer n’ont pas fait la différence entre qui est CMA, qui est Plateforme, et qui est FAMA ».

Il a appelé à « tout faire pour accélérer la mise en œuvre de l’accord (de paix) ». Selon lui, la mise en place des autorités intérimaires sera effective « très rapidement, dans les jours à venir ».

Par Xinhua | 31-01-2017

Le procès des disparus du Novotel d’Abidjan s’ouvre en Côte d’Ivoire

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Le procès des disparus du Novotel d’Abidjan s’ouvre, mardi 31 janvier, en Côte d’Ivoire. L’affaire avait éclaté en avril 2011, en pleine crise post-électorale ivoirienne, avec l’enlèvement par un commando militaire du directeur de l’hôtel, le Français Stéphane Frantz Di Rippel et de trois clients, dont l’industriel français Yves Lambelin. Seul le corps de cet homme d’affaires a été identifié. Aujourd’hui, les familles attendent que les zones d’ombres soient levées et que justice soit faite. 

Une période de troubles et de combats à Abidjan

Le 4 avril 2011, la fin est proche pour le président déchu Laurent Gbagbo. Lui qui refuse la victoire à son rival Alassane Ouattara a été poussé dans ses derniers retranchements. À Abidjan, son clan contrôle encore le quartier du Plateau, où le Novotel est implanté. Une douzaine de journalistes s’y sont installés. En début d’après-midi, des hommes en treillis, armés de kalachnikov, font irruption dans l’hôtel. Michel Scott, grand reporter à TF1, fait partie des journalistes présents. Installé au 8e étage de l’hôtel, il se souvient qu’une alerte est donnée. « Il y a des intrus dans l’hôtel, il y a des soldats ou des miliciens, planquez-vous dans vos chambres. » Michel Scott reste ainsi une vingtaine de minutes à l’abri. Quand il sort, il comprend que « quelque chose a eu lieu ».

Le geste « héroïque » du directeur de l’hôtel

A l’étage en dessous, le directeur du Novotel, Stéphane Frantz Di Rippel, a été emmené hors de l’établissement, ainsi qu’un industriel, Yves Lambelin, et deux autres clients. Selon des témoins, les membres du commando ont demandé au directeur s’il y avait des journalistes dans l’hôtel. Il a répondu par la négative. « Il nous a sans doute sauvé la vie », estime Michel Scott. « Son geste, son réflexe à ce moment-là, est protecteur pour nous. Ne serait-ce que pour ça, il a eu une attitude héroïque », déclare le journaliste. 
Pendant des semaines, personne n’obtient de nouvelles des quatre hommes, jusqu’à début juin 2011, avec la découverte de plusieurs corps dans la lagune. Ce qui s’est passé reste flou. 

Des suppositions insoutenables pour les proches

La dernière fois que Karine, la compagne de Stéphane Frantz Di Rippel, a eu des nouvelles de son ami, c’est dans un mail, le 4 avril 2011, reçu vers midi. Karine est au Togo, où elle a été évacuée pour des raisons de sécurité. Deux heures plus tard, Stéphane Frantz Di Rippel est emmené par des hommes du clan Gbagbo. « Un commando d’une douzaine de personnes, armées de fusils d’assaut et de kalachnikov est rentré dans l’hôtel », relate-t-elle. « Stéphane Frantz Di Rippel, Yves Lambelin et deux de ses collaborateurs, auraient été emmenés dans le palais présidentiel, pour être interrogés, torturés et tués », déclare la compagne du dirigeant de l’hôtel. 
 
Le témoignage de Karine, compagne du directeur du Novotel, disparu en 2011

« On ne sait toujours pas où est Stéphane, s’il a été jeté dans la lagune, s’il a été enterré », se désole Karine.  

L’ombre du couple Gbagbo

Dix accusés vont comparaitre au procès à partir de mardi 31 janvier. Parleront-ils ? Pierre-Olivier Sur, avocat de la famille de Stéphane Frantz Di Rippel, espère des réponses, en particulier sur la possible implication de Laurent et Simone Gbagbo. « Est-ce que la décision est leur décision, ou pas ? On ne le sait pas, mais c’est bien la question première », déclare l’avocat, qui énonce les autres interrogations : « Pourquoi ? Comment ? Où a été jetée la dépouille ? » Me Sur estime que pour la famille, les proches, et en particulier les deux filles du directeur du Novotel, le deuil implique des réponses. 

Par France TV Info | 31-01-2017

Source: http://mobile.francetvinfo.fr/societe/justice/le-proces-des-disparus-du-novotel-d-abidjan-s-ouvre-en-cote-d-ivoire_2042857.html#xtref=http://

Le Tchadien Moussa Faki Mahamat, un diplomate chevronné à la tête de l’Union africaine

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Il a fallu sept tours pour départager les candidats à la présidence de la Commission de l’Union africaine. Et c’est Moussa Faki Mahamat, le ministre tchadien des Affaires étrangères, qui est sorti vainqueur du bras de fer. Au dernier tour, il a été élu avec 39 voix sur 54 face à son homologue kényane, Amina Mohammed. Le Sénégalais Abdoulaye Bathily, la Botswanaise Pilomina Venson-Moitoi, et l’Équato-Guinéen Agapito Mba Mokuy avaient dû quitter la course en route.

Soutenu par une partie de l’Afrique du nord, l’Afrique centrale et les pays du Sahel, il a su convaincre les dirigeants africains de lui remettre les clés de l’institution pour les quatre prochaines années. Il entretient aussi des bonnes relations avec l’Algérie et le Maroc qui devraient s’en accommoder. Polyglotte, il parle couramment français, arabe et anglais, les trois principales langues de l’Afrique.

Homme de confiance d’Idriss Deby, Moussa Faki Mahamat est titulaire d’un DESS en droit public de l’Université Marien NGouabi de Brazzaville. Ce juriste a enseigné dans facultés tchadiennes et congolaises, a participé aux négociations pour la mise en place du pipeline entre le Cameroun et le Tchad, a dirigé la compagnie nationale sucrière, assuré la fonction de directeur de cabinet de la présidence avant de devenir Premier ministre en 2003. Depuis 2008, il est le patron de la diplomatie tchadienne.

Eviter les ingérences. C’est aussi diplomate chevronné, spécialiste des conflits. Il a présidé le Conseil de sécurité des Nations Unies en décembre 2015 avant de devenir président du conseil exécutif de l’Union africaine pour l’année 2016. Il a supervisé la mise en place de la force mixte multinationale de lutte contre Boko Haram dans le Bassin du Lac-Tchad, pris part aux négociations pour le retour de la paix au Soudan du Sud. Il a aussi suivi les négociations intermaliennes et interlibyennes.

Volontaire, panafricaniste, il souhaite que l’UA recentre ses priorités sur le développement, la sécurité et la jeunesse, alors que la grande majorité de textes adoptés dans l’hémicycle ne sont pas appliqués. Il milite pour que l’Afrique assume ses responsabilités dans les crises africaines et ne se fasse pas imposer des solutions de l’extérieur, comme pour la Libye. Il ne devrait pas s’ingérer outre mesure dans les processus nationaux des pays africains mais veut enclencher une réflexion sur les élections qui dégénèrent souvent en conflits.

Source: http://www.lopinion.fr/edition/international/tchadien-moussa-faki-mahamat-diplomate-chevronne-a-tete-l-union-119396

Le Maroc autorisé à réintégrer l’Union africaine (UA) 

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Le royaume chérifien effectue son retour dans l’Union africaine, après l’avoir quittée pendant 33 ans sur fond de crise avec le Sahara occidental.

Lors de ce 28e Sommet de l’UA à Addis-Abeba, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine ont autorisé ce lundi Rabat à réintégrer l’organisation panafricaine.

Des sources médiatiques et diplomatiques révèlent que trente-neuf chefs d’Etat des 54 pays membres de l’UA se sont prononcés pour le retour du royaume chérifien au sein de l’organisation, selon le président sénégalais Macky Sall, qui a pris part à l’examen du dossier marocain.

Le Maroc, qui devient à partir d’aujourd’hui le 55e pays membres de l’UA, avait demandé en juillet 2016 à effectuer son retour dans l’organisation panafricaine que le roi Hassan II (le patriarche de Mohamed VI) avait quittée en 1984. A cette époque-là l’UA maintenait toujours son nom de baptême OUA (Organisation de l’unité africaine).

Le roi Hassan II croyait mettre la pression sur l’organisation panafricaine afin qu’elle révise sa position de reconnaitre l’indépendance de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) soutenue par l’Algérie.

Kouroukanfouganews

Ouverture du 28e sommet de l’Union africaine à Addis Abeba

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Le 28e sommet de l’Union africaine (UA) s’est ouvert lundi au siège de l’organisation panafricaine, dans la capitale éthiopienne Addis Abeba.

Ce sommet, qui a pour thème « Tirer pleinement parti du dividende démographique en investissant dans la jeunesse », a pour mission d’élire un nouveau président de la commission de l’UA, et se penche sur plusieurs dossiers importants tels que le retour du Maroc, la Zone de libre-échange continentale africaine et la réforme de l’UA.

Le président guinéen Alpha Condé a été élu président de l’Union africaine, en remplacement du président tchadien Idriss Déby Itno.

Les chefs d’Etat et de gouvernement de plus de 50 pays, ainsi que le nouveau secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, ont participé à la cérémonie d’ouverture du sommet.

Par Xinhua | 30-01-2017

Côte d’Ivoire: A’Salfo projette la création d’une radio panafricaine

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Le lead vocal du groupe musical ivoirien Magic System, Salif Traoré dit A’Salfo projette avec certains “grands frères” la création d’une radio panafricaine.

Il nous le dévoile sur son compte Facebook par un post datant du dimanche 29 janvier et répondant aux rumeurs qu’il a lues sur les réseaux sociaux, selon lesquelles il serait devenu le nouveau Propriétaire de radio continentale Africa No 1.

Le virtuose qui vient d’être nommé conseiller spécial auprès du président de la Fédération ivoirienne de football (FIF), Sidy Diallo, n’a pas été contrarié par ces rumeurs, au contraire il en a été très enchanté comme par des bonnes nouvelles.

« Je vous remercie beaucoup pour vos compliments, félicitations et encouragements (Que DIEU entende vos prières) », a-t-il dit pour remercier les colporteurs des rumeurs.

Et de continuer à les démentir par circonlocution avant d’être clair là-dessus: « Mais je tenais à rassurer tout un chacun sur ce dossier. C’est clair que la légitime ambition pourrait m’emmener vers de tels projets, mais je n’en ai pas encore les moyens. Par contre, avec le soutien de certains grands frères, nous travaillons sur la création d’une radio panafricaine qui verra le jour très bientôt. Vos nombreux messages de félicitations sont un signe avant coureur que ce projet sur lequel nous travaillons dans la plus grande discrétion sera certainement une grande réussite ».

Si la création d’une telle radio panafricaine voit le jour, A’Salfo pourra faire son entrée dans le cercle serré des artistes musiciens, comme Yousssou N’Dour et Alpha Blondy, qui ont déjà posé les pieds sur cette planète audiovisuelle soit pour faire fortune, soit pour transporter plus la culture africaine au-delà des frontières à travers les ondes.

Kouroukanfouganews