Gambie/La guerre contre «le Roi qui défie les rivières» n’aura pas lieu: un guerrier nommé Condé de moins

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Alors que Macky Sall sort il y a une semaine très satisfait d’un entretien avec l’un des plus grands aventuristes machiavélistes du nouveau «Nouvel ordre mondial» (François Hollande), l’un des présidents africains qui traque les chefs de cartel occidentaux jusque dans leurs pays respectifs pour renflouer les caisses de l’État, vient d’appeler un chat un chat dans un énième “scénario ivoirien” qu’on mijote virtuellement contre Yahya Jammeh. Ce ne peut être qu’Alpha Condé.

Le président de la République de Guinée, Alpha Condé, semble prendre non pas à contre-pied mais à contre-poil la nouvelle philosophie belliciste des présidents et chefs de gouvernement des pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (la Cédéao), en leur montrant par une maturité diplomatique la voie du dialogue avec le président gambien, Yahya Jammeh, qui conteste les résultats définitifs en sa totalité issus des urnes et demande l’organisation d’une nouvelle élection présidentielle qui sera supervisée par des hommes “qui craignent Dieu”.

D’une analyste pertinente que nous ne pourrons malheureusement pas développer dans ce billet, Alpha Condé est certes sur la voie la plus pacifiste et infinitésimalement moins pernicieuse pour le peuple gambien. Car, ce que nous prenons comme du bluff ou du chantage subi par Jammeh, s’il se met sur les rails se dégénéra en chaos en Gambie qui deviendra une autre Libye. Il faut dire qu’aucun de ces pays mués en belliqueux ne puisse s’embourber dans une guerre vite fait bien fait. La CEDEAO n’en a pas le moyen. Le Nigeria, qui peut fournir le plus gros des contingents, est lassé dans une guerre asymétrique contre Boko Haram ; le Niger, rebelote ! Le Mali, pas question ; le Burkina est en pleine sécurisation ; la Côte d’Ivoire en réinsertion ; le Libéria vient de prendre son destin en main ; et sachons que la destination finale du Sénégal est la Casamance.

Bref, le président Condé vole plutôt au secours du peuple gambien qu’il ne veut voir meurtri sous les psychoses des dommages collatéraux, contrairement aux analyses de ceux qui pensent qu’il veut sauver le fauteuil de Jammeh, parce que ce dernier le porte lui et Mugabe dans son cœur. Comme le titre de cet article que nous prélevons sur le site de Afrique sur 7 et mettons à votre disposition, dont le contenu est d’une grande lucidité : intitulé :

GAMBIE : ALPHA CONDÉ VOLE AU SECOURS DE YAHYA JAMMEH

Alpha Condé vient de prendre à contre-pied ses pairs de la CEDEAO dans la résolution de la crise gambienne. Tandis que ces derniers envisagent une intervention militaire, le président guinéen préconise plutôt le dialogue pour convaincre le président Jammeh.

Alpha Condé opte pour une solution négociée à Banjul

En lieu et place du crépitement des armes aux probables dégâts collatéraux, Alpha Condé opte pour la négociation. En effet, le chef d’État guinéen estime qu’il ne sert à rien de recourir à la force, là où l’on pourrait discuter pour atteindre le même résultat. La méthode qu’il propose consiste donc à rassurer tout simplement Yahya Jammeh, pour le convaincre de céder le pouvoir. Car, tant que les menaces de poursuites à la CPI demeureront, le président sortant pourrait continuer à se radicaliser. Alors qu’il avait pourtant reconnu sa défaite au lendemain de la présidentielle en félicitant Adama Barrow, le nouvel élu.

À l’inverse, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) semble clairement décidée pour une intervention militaire. Cette position est éloquemment exprimée par Alassane Ouattara, le président ivoirien : « Nous sommes engagés et déterminés à appliquer les vœux du peuple gambien d’avoir élu Adama Barrow. Toutes les mesures nécessaires ont été développées. Nous ne pouvons les rendre publiques, pour pouvoir faire en sorte qu’il prenne ses fonctions le 19 janvier. » Avant d’affirmer sur un ton plus catégorique : « Adama Barrow sera investi le 19 janvier prochain. »

Notons que ces positions dichotomiques sont symptomatiques des situations vécues aussi bien en Guinée qu’en Côte d’Ivoire. Le président ivoirien est arrivé au pouvoir après une crise postélectorale sanglante qui a fait officiellement 3000 morts. Et pourtant, son adversaire d’alors, Laurent Gbagbo, demandait de recompter les voix pour faire l’économie de vies humaines. Cette position semble malheureusement soutenue par Macky Sall, le président sénégalais, appuyé par son homologue français, François Hollande. À l’inverse, le président Condé s’est engagé dans un dialogue pacifiste avec son opposition. Il a même réussi l’exploit de créer une synergie au sein de la classe politique guinéenne. Cellou Dalein Diallo, son farouche opposant, est même devenu son allié pour sortir la Guinée de la crise économique.

Des observateurs africains espèrent donc que la méthode Condé sera appliquée pour éviter un bain de sang inutile en Gambie.

Afrique sur 7

Source: http://www.afrique-sur7.fr/33660/33660/

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Auteur : Charles Coulibaly Nountché

Écrivain, poète, blogueur

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