Côte d’Ivoire: «Le fidèle des fidèles», Amadou Gon Coulibaly, se prépare à occuper la Primature

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Avant et après le référendum constitutionnel remporté par le Oui massif, les spéculations sur quelques postes clés de l’administration Ouattara, ne cessent d’animer tous les fantasmes, et plus que toute autre chose celui de vice-présidence. Et les personnalités politiques qui en ont fait couler beaucoup d’encre, ne sont que les deux plus sages de l’entourage du président Ouattara : Amadou Gon Coulibaly, «Le fidèle des fidèles», ministre d’État, secrétaire général “sortant” de la Présidence, et Daniel Kablan Duncan, le Premier ministre “sortant”.

Aujourd’hui, un jour avant janvier de toutes les délibérations à la présidence, nous pourrons dire après tant de cartes divinatoires jetées, et sans l’ombre d’aucun doute, que le premier occupera la Primature, et le second le fauteuil de vice-président, en nous basant sur cette ultime révélation pertinente de Jeune Afrique, “propriétaire de tous les dossiers”, intitulée :

CÔTE D’IVOIRE : JEU DE CHAISES MUSICALES À LA PRÉSIDENCE

Le changement à la présidence, c’est pour janvier  ! Alassane Ouattara s’apprête en effet à remanier ses équipes.

Fidèle Sarassoro, son conseiller spécial et actuel chef de cabinet chargé de l’agenda présidentiel, devrait être nommé directeur de cabinet. Et donc succéder à Marcel Amon Tanoh, pressenti pour le poste de ministre des Affaires étrangères (il passe déjà ses demi-journées dans ce ministère, et y a procédé à des nominations).

Le ministre Thierry Tanoh, qui est aussi secrétaire général adjoint de la présidence, devrait être promu Secrétaire général, à la place d’Amadou Gon Coulibaly, qui deviendrait Premier ministre.

Jeune Afrique

Kouroukanfouganews | 31-12-2016

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La lutte contre le racisme anti-noirs, un combat dans tout le Maghreb

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Le parlement tunisien pourrait être le premier en Afrique du nord à adopter une loi contre le racisme. Pourtant le phénomène n’est pas nouveau : depuis des années, les associations du Maghreb dénoncent les actes racistes envers la communauté subsaharienne.

Qu’un gouvernement – en l’occurrence celui de Youcef Chahed en Tunisie – appelle à accélérer l’adoption du projet de loi contre les discriminations raciales est une première au Maghreb.

« Il faut une stratégie nationale afin de changer les mentalités », a déclaré le chef de gouvernement après l’agression de trois étudiants congolais le 24 décembre qui a poussé des associations d’étudiants africains à manifester à Tunis.

« Deux ont eu la gorge tranchée et le troisième a été poignardé. Nous réclamons justice », a rappelé Rachid Ahmad Souleimane, président de l’Association des étudiants et stagiaires africains en Tunisie (AESAT).

Ces agressions ne sont pas les premières. Il y a un an, un étudiant camerounais avait déjà été agressé à Tunis et à l’époque, plusieurs associations s’étaient unies pour rappeler que « des dizaines d’autres [étudiants] avaient été molestés dans plusieurs villes après l’élimination de la Tunisie de la Coupe d’Afrique des nations en février ».

Vous vous souvenez peut-être même de cette vidéo en noir et blanc où des jeunes hommes et femmes se succédaient pour dire « Stop au racisme ». Elle avait été diffusée en 2015 avant la marche du 21 mars dont le mot d’ordre était « Je dis non au racisme en Tunisie ».

En juin dernier, un collectif d’associations composé du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), le réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH) et le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme (CRDHT) s’était mobilisé pour proposer un projet de loi contre la discrimination racial aujourd’hui à nouveau à l’ordre du jour.

Au Maroc aussi, où plusieurs crimes racistes ont été dénoncés par les associations, le Parti authenticité et modernité (PAM) avait bien proposé une loi contre le racisme envers les Subsahariens en proposant notamment des condamnations de 3 mois à 2 ans de prison et jusqu’à 1000 euros d’amende. Mais le PAM étant dans l’opposition, la loi n’avait pas été adoptée.

Consciente que le racisme est un problème plus général dans la région, la société civile tunisienne, algérienne, marocaine et mauritanienne avait lancé en mars dernier une campagne transmaghrébine contre racisme « Ni esclave, ni azzi (nègre), stop, ça suffit ».

« Le racisme est enraciné dans nos sociétés. Le noir est pour beaucoup un nègre, un être inférieur. Beaucoup réagissent différemment envers les immigrés selon leur couleur de peau », expliquait à l’époque Saadia Mosbah, président de l’association M’nemty, en Tunisie.

En Algérie, où le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme, Farouk Ksentini, a déclaré au début du mois que les Algériens était « exposés au risque de propagation du sida et d’autres maladies sexuellement transmissibles à cause de la présence de migrants », Amnesty International a appelé les autorités algériennes à adopter « une loi contre les propos racistes anti-subsahariens ».

Dans un communiqué diffusé à l’occasion de la journée internationale des migrants, le 18 décembre, la branche algérienne d’Amnesty International rappelle aussi que « de graves abus » ont été enregistrés à l’encontre de centaines de ressortissants du Mali, du Cameroun, de Côte d’Ivoire, du Bénin… détenus dans un camp à l’ouest de la capitale avant d’être expulsés à la frontière avec le Niger.

Un contexte difficile où la société civile essaie parfois et sans grande visibilité, de faire des choses pour sensibiliser l’opinion publique. Le 24 décembre dernier, à Oran (ouest), le collectif Solidarité Migrants Algérie et des associations locales ont organisé un match de football amical pour « briser la glace et faire la connaissance de la communauté des migrants d’Oran ».

Source: http://reseauinternational.net/la-lutte-contre-le-racisme-anti-noirs-un-combat-dans-tout-le-maghreb/

Source: http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/la-lutte-contre-le-racisme-anti-noirs-un-combat-dans-tout-le-maghreb-1279814594

Pétition pour la libération de Gbagbo/26 millions de signatures recueillies : comment, quand…et après ?

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Le vœu le plus cher de l’écrivain centenaire ivoirien Bernard Blin Dadié, et de l’ex-Premier ministre togolais lui-même écrivain Joseph Kofigoh, porte-flambeau de la libération de Laurent Gbagbo et son ex-ministre de la Jeunesse Blé Goudé (tous deux jugés à la CPI pour des crimes contre l’humanité commis pendant la crise postélectorale ivoirienne de 2011 qui dénombre 3000 morts), semble exaucé.

Recueillir 20 millions de signatures, c’était l’un des plus durs pensums qu’ils s’étaient résignés à accomplir dans une date limite de trois mois.

Pour ce faire, Bernard Blin Dadié, dans un message qui a été rendu public mercredi 22 juin 2016 à l’occasion du lancement de la cérémonie de cette pétition internationale pour la libération de Laurent Gbagbo et Blé Goudé, invitait tous les hommes et femmes à signer la pétition pour « ouvrir les portes des prisons, en sortir les occupants en Afrique et en Europe » et « mettre fin à tous les empires. »

Pari gagné, même si les chiffres ont été recueillis en l’espace de six mois, au lieu de trois mois ; et même si les 26.767.291 de signatures enregistrées dans la période du 22 juin au 25 décembre 2016 en Côte d’Ivoire, en Afrique et dans le monde, sont époustouflants et restent à vérifier pour quelques citoyens ivoiriens.

Certains commentaires comme celui de Kouadio Ange Pandry, sur le portail de Abidjan.net, n’ont pas tardé à contester les chiffres: « Vraiment 13 million sur 22 millions d’habitants en côte d’Ivoire qui ont signé la pétition ??? Soit plus de la moitié de la population ivoirienne, j’ai un doute légitime. Vu la composition politique du pays. Et l’opinion populaire que beaucoup d’ivoiriens ont de Blé Goudé et son mentor. Surtout Blé Goudé un monsieur sans pitié pour tous ceux qui pensent pas comme lui. C’est très étonnant », a réagi, ce dernier.

Pour les initiateurs qui claironnent du fait que ‘’la moisson a dépassé toutes les espérances’’ pour voir enfin Laurent Gbagbo ‘’libre’’, il n’est pas question de tirer son épingle du jeu, car la bataille est loin d’être gagnée et il y a d’autres démarches à faire qu’ils égrènent dans cet article de l’APA que nous prenons pour source et prélevons pour vous sur Abidjan.net, intitulé :

PLUS DE 26 MILLIONS DE SIGNATURES RECUEILLIES EN CÔTE D’IVOIRE ET À L’EXTÉRIEUR POUR LIBÉRER GBAGBO

Quelque 26 767 291 signatures ont été recueillies en Côte d’Ivoire et à l’extérieur dans le cadre de la pétition internationale visant la libération de l’ex-président Laurent Gbagbo, a appris, jeudi, APA dans la capitale économique ivoirienne.

L’information a été donnée au cours d’une cérémonie de restitution de l’opération initiée le 22 juin 2016 par l’écrivain ivoirien Bernard Blin Dadié et l’ex-Premier ministre togolais Joseph Koffigoh, au domicile de l’homme de la littérature à Cocody quartier des Ambassades , à l’Est d’Abidjan.

‘’La collecte générale s’élève à 26.767.291 signatures enregistrées dans la période du 22 juin au 25 décembre 2016 en Côte d’Ivoire, en Afrique et dans le monde pour la libération du président Laurent Gbagbo’’ a déclaré Me Francis Elisé Trazié, huissier de justice qui a supervisé l’opération de la signature de la pétition, avant de remettre les actes au requérant Bernard Dadié.

Dans les détails, Me Trazié a chiffré qu’en Côte d’Ivoire, ce sont 13.853.390 personnes qui ont ‘’effectivement’’ signé la pétition dont 3.610. 608 pour le District d’Abidjan, suivi de la région du Haut-Sassandra avec 1.034.910 pétitionnaires.

En Afrique, 4 290 608 signatures ont été récoltées dans 13 pays dont le Cameroun (1.238 075 signatures), le Togo avec ses 1.002.000 pétitionnaires, le Ghana (1.010.768), le Burkina Faso (300), l’Afrique du Sud (548 646) le Maroc (223)…

L’Europe a mobilisé 7 497 513 signatures, notamment en France (1 843 365), en Grande-Bretagne (1803180) et en Italie (2 138 075)…quand en Amérique 1 125 512 personnes souhaitent la libération de l’ancien président ivoirien.
Pour le principal initiateur de la pétition, Bernard Dadié, son appel a été ‘’entendu et bien entendu partout dans le monde’’, soulignant que ‘’la moisson a dépassé toutes les espérances’’ pour voir enfin Laurent Gbagbo ‘’libre’’.

Maurice Lohourignon, Secrétaire exécutif du Comité de pilotage de l’opération a exprimé sa ‘’satisfaction’’ pour les résultats de l’opération.

‘’Maintenant, nous allons poursuivre la bataille au niveau des décideurs en déposant ces signatures auprès des chancelleries, des organismes internationaux dont le Conseil de sécurité de l’ONU, l’UE, l’UA…pour accentuer la pression pour la libération du président Gbagbo, du ministre Charles Blé Goudé et de tous les détenus politiques en Côte d’Ivoire’’ a-t-il souligné.

L’ancien chef de l’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo est détenu à la Cour pénale internationale (CPI) depuis novembre 2011 où il comparait pour ‘’crimes de guerre et crimes contre l’humanité’’ en compagnie de son dernier ministre de la jeunesse, Blé Goudé, pour leur présumé rôle joué pendant la crise postélectorale de décembre 2010 à avril 2011.

HS/ls/APA

Par Kouroukanfouganews
Publié le 30 décembre 2016

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Mali: tensions et polémique avec l’UE sur la question des sans-papiers expulsés

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La polémique enflait ces derniers jours au Mali sur de supposés accords de réadmissions que Bamako aurait signé avec l’Union européenne. Et voilà qu’une autre affaire de « laissez-passer européens » fait son apparition. Pour semble-t-il contourner la lenteur de délivrances de laissez-passer maliens, nécessaires pour l’expulsion des sans-papiers maliens, des pays européens délivrent désormais des laissez-passer dits « européens ». Les premiers Maliens expulsés avec ce document ont été refoulés du Mali.

Les deux premiers Maliens reconduits avec des « laissez-passer européens » sont arrivés mercredi 28 décembre 2016 à Bamako, mais ils ont été immédiatement refoulés vers la France.

Le gouvernement a rendu public un communiqué pour dire : « Pas question d’accepter des reconduites avec des laissez-passer européens, seuls les documents maliens sont valables ». Avant de lancer une mise en garde sévère aux compagnies aériennes qui acceptent de transporter ces refoulés.

Désormais, sur ce dossier, la crise est ouverte entre le Mali et l’Union européenne. Ele s’ajoute à une autre crise.

Le consul général à Paris limogé

Récemment, au nom de l’UE, Bert Koenders, ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas, a séjourné au Mali. Dès son retour dans son pays, il a tweeté que Bamako venait de signer avec l’Union européenne un accord de réadmission de ces sans-papiers en Europe.

Le gouvernement malien avait aussitôt démenti, avant de parler de mensonge, de manipulation. Mais la polémique depuis a pris de l’ampleur. En colère, les Maliens résidant en France occupent en signe de protestation le consulat de leur pays.

Le consul général a entretemps été officiellement limogé, alors qu’à Bamako, des voix de plus en plus nombreuses reprochent au gouvernement malien d’avoir signé avec l’UE un communiqué pour certains, un accord pour d’autres, sur notamment l’expulsion vers le Mali de ses ressortissants en situation irrégulière en Europe.

Par RFI | 30-12-2016

Gambie/La guerre contre «le Roi qui défie les rivières» n’aura pas lieu: un guerrier nommé Condé de moins

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Alors que Macky Sall sort il y a une semaine très satisfait d’un entretien avec l’un des plus grands aventuristes machiavélistes du nouveau «Nouvel ordre mondial» (François Hollande), l’un des présidents africains qui traque les chefs de cartel occidentaux jusque dans leurs pays respectifs pour renflouer les caisses de l’État, vient d’appeler un chat un chat dans un énième “scénario ivoirien” qu’on mijote virtuellement contre Yahya Jammeh. Ce ne peut être qu’Alpha Condé.

Le président de la République de Guinée, Alpha Condé, semble prendre non pas à contre-pied mais à contre-poil la nouvelle philosophie belliciste des présidents et chefs de gouvernement des pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (la Cédéao), en leur montrant par une maturité diplomatique la voie du dialogue avec le président gambien, Yahya Jammeh, qui conteste les résultats définitifs en sa totalité issus des urnes et demande l’organisation d’une nouvelle élection présidentielle qui sera supervisée par des hommes “qui craignent Dieu”.

D’une analyste pertinente que nous ne pourrons malheureusement pas développer dans ce billet, Alpha Condé est certes sur la voie la plus pacifiste et infinitésimalement moins pernicieuse pour le peuple gambien. Car, ce que nous prenons comme du bluff ou du chantage subi par Jammeh, s’il se met sur les rails se dégénéra en chaos en Gambie qui deviendra une autre Libye. Il faut dire qu’aucun de ces pays mués en belliqueux ne puisse s’embourber dans une guerre vite fait bien fait. La CEDEAO n’en a pas le moyen. Le Nigeria, qui peut fournir le plus gros des contingents, est lassé dans une guerre asymétrique contre Boko Haram ; le Niger, rebelote ! Le Mali, pas question ; le Burkina est en pleine sécurisation ; la Côte d’Ivoire en réinsertion ; le Libéria vient de prendre son destin en main ; et sachons que la destination finale du Sénégal est la Casamance.

Bref, le président Condé vole plutôt au secours du peuple gambien qu’il ne veut voir meurtri sous les psychoses des dommages collatéraux, contrairement aux analyses de ceux qui pensent qu’il veut sauver le fauteuil de Jammeh, parce que ce dernier le porte lui et Mugabe dans son cœur. Comme le titre de cet article que nous prélevons sur le site de Afrique sur 7 et mettons à votre disposition, dont le contenu est d’une grande lucidité : intitulé :

GAMBIE : ALPHA CONDÉ VOLE AU SECOURS DE YAHYA JAMMEH

Alpha Condé vient de prendre à contre-pied ses pairs de la CEDEAO dans la résolution de la crise gambienne. Tandis que ces derniers envisagent une intervention militaire, le président guinéen préconise plutôt le dialogue pour convaincre le président Jammeh.

Alpha Condé opte pour une solution négociée à Banjul

En lieu et place du crépitement des armes aux probables dégâts collatéraux, Alpha Condé opte pour la négociation. En effet, le chef d’État guinéen estime qu’il ne sert à rien de recourir à la force, là où l’on pourrait discuter pour atteindre le même résultat. La méthode qu’il propose consiste donc à rassurer tout simplement Yahya Jammeh, pour le convaincre de céder le pouvoir. Car, tant que les menaces de poursuites à la CPI demeureront, le président sortant pourrait continuer à se radicaliser. Alors qu’il avait pourtant reconnu sa défaite au lendemain de la présidentielle en félicitant Adama Barrow, le nouvel élu.

À l’inverse, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) semble clairement décidée pour une intervention militaire. Cette position est éloquemment exprimée par Alassane Ouattara, le président ivoirien : « Nous sommes engagés et déterminés à appliquer les vœux du peuple gambien d’avoir élu Adama Barrow. Toutes les mesures nécessaires ont été développées. Nous ne pouvons les rendre publiques, pour pouvoir faire en sorte qu’il prenne ses fonctions le 19 janvier. » Avant d’affirmer sur un ton plus catégorique : « Adama Barrow sera investi le 19 janvier prochain. »

Notons que ces positions dichotomiques sont symptomatiques des situations vécues aussi bien en Guinée qu’en Côte d’Ivoire. Le président ivoirien est arrivé au pouvoir après une crise postélectorale sanglante qui a fait officiellement 3000 morts. Et pourtant, son adversaire d’alors, Laurent Gbagbo, demandait de recompter les voix pour faire l’économie de vies humaines. Cette position semble malheureusement soutenue par Macky Sall, le président sénégalais, appuyé par son homologue français, François Hollande. À l’inverse, le président Condé s’est engagé dans un dialogue pacifiste avec son opposition. Il a même réussi l’exploit de créer une synergie au sein de la classe politique guinéenne. Cellou Dalein Diallo, son farouche opposant, est même devenu son allié pour sortir la Guinée de la crise économique.

Des observateurs africains espèrent donc que la méthode Condé sera appliquée pour éviter un bain de sang inutile en Gambie.

Afrique sur 7

Source: http://www.afrique-sur7.fr/33660/33660/

Kouroukanfouganews

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Nigeria: « Nous n’avons été chassés de nulle part », affirme Shekau, chef de Boko Haram

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Le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, a diffusé jeudi une nouvelle vidéo dans laquelle il conteste les affirmations du gouvernement nigérian selon lesquelles le groupe jihadiste a été chassé de la forêt de Sambisa, un de ses derniers bastions dans le nord-est du pays.

« Nous sommes en sécurité, nous n’avons été chassés de nulle part. Et les tactiques et les stratégies ne peuvent pas révéler notre position, sauf si Allah le veut (…) », affirme Shekau, entouré de combattants cagoulés et armés, dans une vidéo de 25 minutes.

Le président nigérian Muhammadu Buhari avait déclaré samedi 24 décembre que l’armée avait « écrasé » Boko Haram dans la forêt de Sambisa, où l’armée mène des opérations depuis plusieurs mois.

Shekau, annoncé mort à de nombreuses reprises par les autorités nigérianes, apparaît en bonne santé physique sur cette nouvelle vidéo.

« Vous ne devriez pas mentir aux gens. Si vous nous avez écrasés, comment pouvez-vous me voir ainsi? Combien de fois nous avez-vous tués (…)? », fanfaronne le chef rebelle.

Shekau ne précise pas où il se trouve, mais affirme que la vidéo a été tournée le 25 décembre, jour de Noël.

S’exprimant tour à tour en arabe et en haoussa, il profère de nouvelles menaces contre l’armée et les Nigérians.

« Vos soldats veulent avoir un répit, c’est pourquoi ils ont dit qu’ils ont terminé le travail », ajoute-t-il. « La guerre n’est pas terminée (…) Oh peuple du Nigeria, vous n’avez pas encore de répit ».

« Notre but est d’établir un califat islamique et nous avons notre propre califat, nous ne faisons pas partie du Nigeria ».

L’annonce de la reprise de la forêt de Sambisa était une des rares bonnes nouvelles pour l’administration Buhari en cette fin d’année, au moment où le pays qui traverse d’importantes difficultés économiques.

Après plusieurs revers militaires, de nombreux combattants fidèles à Shekau s’étaient retranchés dans cette forêt de quelque 1.300 km2, située dans l’Etat du Borno.

L’année dernière déjà, le gouvernement nigérian avait annoncé que la secte était « techniquement vaincue », après avoir perdu de larges pans de territoire face à l’armée nigériane et ses alliés régionaux.

Mais les islamistes poursuivent des attaques ciblées et des attentats meurtriers, principalement contre des civils.

Par VOA avec AFP | 29-12-2016

Un Malien menotté sous les yeux d’un ministre dans un avion en France : que s’est-il passé ?

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Menotté et assis de force à l’arrière de l’avion, un ressortissant malien a été expulsé de France le 24 décembre. Comme souvent, la scène, filmée par un témoin, a suscité l’indignation des passagers parmi lesquels se trouvait… le ministre des Maliens de l’étranger. Et la vidéo fait réagir, en pleine polémique sur les conditions de réadmission des ressortissants maliens expulsés d’Europe.

La scène a été filmée dans l’après-midi du samedi 24 décembre dans un vol Air France entre Paris et Bamako, avant le décollage. Des passagers du vol s’indignent du traitement réservé au ressortissant malien, l’un d’eux s’écrit même « qu’on le détache, ce n’est pas un animal, on ne vous a pas attaché chez nous [au Mali] ! ».

La particularité de cette scène : elle s’est déroulée dans l’avion que prenait également Abderrahmane Sylla, le ministre des Maliens de l’étranger, qu’on voit d’ailleurs sur les images. Contacté par France 24, le ministre a confirmé l’incident :

Je rentrais à Bamako pour faire un rapport après une rencontre avec la diaspora malienne en France. Avant le décollage, j’ai été interpellé par des passagers qui m’ont indiqué qu’un ressortissant malien était menotté à l’arrière de l’appareil, ce que j’ai ensuite constaté par moi-même. Les policiers m’ont expliqué avoir menotté l’homme qui avait un comportement agressif.

Polémique autour d’un présumé accord Mali – Union européenne

Sur les réseaux sociaux, le ministre en a pris pour son grade. Beaucoup se sont insurgés de son « inaction « . D’autres sont allés plus loin : pour eux, si le ministre « n’a pas réagi « , ça serait parce que son gouvernement aurait conclu récemment un accord « de réadmission » avec l’Union européenne, portant sur le retour des demandeurs d’asile refusés et des Maliens en situation irrégulière en Europe.

Car le 11 décembre dernier, Bert Koenders, chef de la diplomatie des Pays-Bas, mandaté pour discuter avec les partenaires de l’UE sur les questions d’immigration, était en visite à Bamako. Et il s’est félicité d’une « première » en estimant que des « engagements précis » avaient été pris entre « l’Union européenne et un pays africain à propos du retour des demandeurs d’asile refusés ».

Exemple d’une publication visant directement le ministre malien des Maliens de l’étranger suite à la publication de cette vidéo. De nombreux internautes lui reprochent de « n’avoir rien fait » pour aider leur compatriote.

Entre autre, il s’agirait d’envoyer des policiers maliens en Europe pour faciliter l’identification des ressortissants maliens. En échange de ces mesures, le Mali percevrait des aides au développement économique, ainsi qu’évoqué lors d’un sommet Europe-Afrique à La Valette en 2015.

Bert Koenders laissait entendre qu’un accord avait été signé entre l’UE et le Mali. Ce qui est prématuré selon le gouvernement malien, qui s’est empressé de préciser qu’il n’avait signé aucun « accord », mais plutôt paraphé un « communiqué commun » n’ayant pas de force juridique. Trop tard : la petite phrase du ministre néerlandais a déclenché un tollé chez les éditorialistes mais surtout dans la diaspora malienne qui interprète ces discussions comme un durcissement des conditions d’immigration validé par leur gouvernement. Une motion de défiance a même été déposée au Parlement malien contre le gouvernement à ce sujet, sans succès.

« C’est moi qui ai demandé aux policiers d’enlever les menottes à cet homme  » – Abderrahmane Sylla, ministre des Maliens de l’étranger.

À ceux qui l’accusent donc de ne pas avoir vraiment réagi, car son gouvernement approuverait ce type d’expulsion, Abderrahmane Sylla répond :

C’est moi qui ai demandé aux policiers français de respecter la dignité de cet homme et d’enlever les menottes, ce qu’ils ont fait immédiatement. Notre ressortissant a reconnu être en situation irrégulière, et a accepté d’être reconduit à Bamako. J’ai veillé à ce qu’il soit pris en charge à son arrivée au Mali. Il n’a pas été violenté physiquement [il y a un an, pour une scène similaire impliquant un Guinéen dans un avion, nous expliquions les détails de la procédure d’expulsion en France].

Dans d’autres vidéos de la scène publiées sur les réseaux de la diaspora malienne, on voit le ministre Abderrahmane Sylla s’insurger contre les passagers qui critiquent le présumé accord signé par le Mali avec l’Union européenne, expliquant qu’aucun document n’a été signé par son gouvernement.

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La question migratoire est très sensible, et les déclarations [du ministre néerlandais NDLR] ont jeté de l’huile sur le feu, de façon prématurée, car le Mali n’a signé aucun accord. Il faut faire très attention à l’impact que peut avoir ce genre de vidéos, car nos ressortissants peuvent actuellement avoir le sentiment que certains candidats à l’immigration sont mieux traités que d’autres. Nous voulons que nos ressortissants soient respectés, et par-dessus, qu’on ne touche pas à leur intégrité physique.

Par France 24 | 28-12-2016

NB: la photo est utilisée pour illustration

Regarder la vidéo via la source: http://observers.france24.com/fr/20161228-malien-menotte-avion-france-ministre-etranger-police-immigration