Côte d’Ivoire/Abobo: un couple adultère «collé» dans un hôtel: mythologie et psychologie pour la postérité

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Sauf l’absence de mari et des invités de ce dernier à l’image des dieux hilares à assister à la perfidie de sa femme, cela aurait été la mythologie et sa scène du piège et du filet qui prit Aphrodite et Arès qui (ce dernier), honteux, partit se réfugier en Thrace.

Encore que nous sommes dans la commune d’Abobo, une cité populaire comme toute autre remplie des désœuvrés et des badauds, et dans un hôtel de passe indiscret qui pourrait perdre à cause de son indiscrétion une partie de sa fidèle clientèle pour peu qu’il soit sorti avec le secret d’alcôve de ce couple amoureux qui a imploré son secours mais qui s’est vu traité de chiens en copulation lapidés dans la rue par des mômes tors nu, pieds nus et cheveux hirsutes.

Pourtant que d’aucuns ne doutent de la véracité de la scène empreinte de bête à deux dos dont la chronologie laisse à désirer, qui a fait quand même fureur hier sur les réseaux sociaux de par ses images et ses vidéos montées de toutes pièces par des médias en quête de buzz et des internautes de J’aime et Commentaires. Et toute couronnée de  »Le mari, en voyage, aurait miné la chatte de sa femme » pour interdire d’autres chats de s’en approcher, sous peine d’y être châtié par un coinçage de leurs pénis et le vagin de la femme adultère.

Mais l’on peut douter sans cautionner toutefois l’adultère de l’implication d’un marabout ou d’un vaudou dans cette histoire de kâmasùtra, car l’on pourrait avoir affaire à un phénomène clinique d’une grande rareté connu sous le nom de penis captivus que nous saurions d’avantage par cet article prélevé sur un site de psychologie, intitulé :

SEXE : ON PEUT RESTER COINCÉ !

Qui n’a pas entendu parler, dans son adolescence, de ce scénario catastrophe, d’une « bête à deux dos » emmenée sur un brancard aux urgences afin de libérer monsieur de l’étreinte ? Le phénomène a même un nom (penis captivus) et un traitement. Catherine Blanc, sexologue et psychanalyste, revisite ce préjugé. 

Mais sur quoi s’appuie cette idée du penis captivus ? Pour ceux qui ont eu des chiens, ils n’auront pas manqué de noter, à l’occasion de certaines copulations, le départ précipité de la femelle alors que le mâle restait accroché. D’un seau d’eau froide, l’affaire était réglée ; mais, si les yeux chastes s’en trouvaient soulagés, les fantasmes, eux, allaient bon train.

Pourtant, ce qui est vrai pour le chien – appelé amarrage ou nouage – ne l’est pas pour l’homme, tant sa physiologie pénienne est différente. Chez l’animal, l’extrémité libre et visible du pénis est essentiellement formée par son gland, dont la particularité est d’avoir un bulbe érectile sur sa partie arrière qui, une fois gonflé, fixe le gland dans le vagin de la femelle pour la saillie. Convenons que nous ne sommes pas des chiens et revenons à notre histoire humaine.

Souvenons-nous de notre première fois, de cette inquiétude à l’idée d’oser contracter notre vagin, de tenter d’aspirer et, qui sait, de coincer ce pénis si nouveau. Quant aux hommes, se souvenant par exemple d’avoir, gamins, passé la tête entre des barreaux sans pouvoir se dégager, nombreux sont ceux à s’inquiéter d’être pris au piège lors de ce premier coït.

Par ailleurs, si rôde le risque, que n’imagine-t-on du traitement ! La solution consisterait d’abord à se déhancher jusqu’à votre téléphone afin d’appeler les pompiers. À attendre ensuite qu’ils arrivent, enfoncent la porte, vous embarquent dans l’ambulance, puis vous retransfèrent sur la table de consultation d’un hôpital, le tout alors que vous êtes toujours scotchés l’un à l’autre. Attendre encore qu’un médecin expérimenté décide de mettre son plus petit doigt…

Où ? Dans l’anus de madame, prétendument pour détendre le muscle releveur de l’anus, supposé contracté involontairement, et ce pendant un temps infini, alors que toutes les crampes que connaît le corps, y compris d’origine épileptique, durent généralement moins d’une minute.

Quelle merveilleuse construction tout droit sortie de l’imaginaire ! Elle attire une fois de plus l’attention sur la crainte de l’homme et de la femme quant à la possible voracité féminine. Sur ce vagin qui, telle une bouche, pourrait enserrer et mordre tant son désir serait insatiable.

Faire l’amour nécessite aussi de sortir du champ familial pour aimer ailleurs, ce qui génère, chez certains, un sentiment de culpabilité qui renforce la crainte de cette première fois et fait fantasmer la fatale sanction.

Mais rendons-nous à l’évidence de l’impossibilité d’une telle situation : avez-vous déjà réussi à garder le sexe de votre conjoint en vous sans l’enserrer de vos jambes alors qu’il ne le voulait pas ? Et vous, monsieur, avez-vous connu beaucoup d’érections en situation d’angoisse ?

Bernadette Costa-Prades

Source: http://www.psychologies.com/Couple/Sexualite/Idees-recues/Articles-et-dossiers/Sexe-on-peut-rester-coince

Par kouroukanfouganews
Publié le 24 novembre 2016

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Auteur : Charles Coulibaly Nountché

Écrivain, poète, blogueur

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