Procès Sanogo au Mali: « Je suis le général de corps Amadou Haya Sanogo, l’ancien chef d’Etat du Mali »

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Le tribunal spécial pour le jugement d’Amadou Haya Sanogo et seize de ses compagnons d’armes, s’est ouvert ce mercredi 30 novembre à Sikasso, une ville située à 380 km de Bamako.

Ces auteurs du putsch du 22 mars 2012 qui a chassé Amadou Toumani Touré du pouvoir, doivent répondre à d’éventuels crimes commis lors d’un contre-coup d’État où des bérets rouges censés être de la garde régalienne et rivaux des bérets verts, ont été défaits, arrêtés, envoyés ad patres et enterrés dans des fosses communes découvertes plus tard à Diago, cercle de Kati réputé être le QG des bérets verts.

Donc Amadou Haya Sanogo et ses acolytes d’arme sont accusés d’enlèvement de personnes, assassinat et complicité d’assassinat d’une vingtaine des bérets rouges commandos parachutistes.

Mais tout porte à croire que leur procès sera l’un des procès les plus houleux au Mali, car le chef de l’ex-junte militaire qu’on croyait voir pâmé à la barre, se montre plus sulfureux que jamais, qu’il s’autoproclame général de corps et ancien président de la République du Mali. Aussi attendait-il ce jour pour s’exprimer.

Suivons le début de ce procès par cet article de RFI que nous relayons pour vous, intitulé :

PROCÈS SANOGO AU MALI: «J’ATTENDAIS CE JOUR», DIT LE CHEF L’EX-JUNTE

C’est finalement dans une salle de spectacle que s’est ouvert le procès d’Amadou Haya Sanogo ce 30 novembre au matin au Mali. Le tribunal de Sikasso, à 380 kilomètres environ au sud de Bamako, était trop petit. Amadou Haya Sanogo est devant ses juges après une longue procédure et de multiples rebondissements. L’ancien chef de la junte, qui avait pris le pouvoir en 2012, qui avait renversé le président Amadou Toumani Touré, comme 17 autres co-accusés, il est poursuivi dans l’affaire des « Bérets rouges », ces soldats fidèles à l’ex chef de l’Etat qui avaient tenté un « contrecoup d’Etat ». Les corps d’une vingtaine d’entre eux ont été retrouvés dans un charnier. Le procès à peine ouvert, on a assisté à une passe d’armes entre le juge et l’accusé.

« Amadou Haya Sanogo », lance le président du tribunal. « Présent », répond l’intéressé… Alors Amadou Haya Sanogo avance à la barre. On voit d’abord son costume kaki, clair, chemise blanche, cravate. Ensuite on constate qu’il a un peu maigri, mais le regard d’Amadou Haya Sanogo est toujours vif.

« Je suis le général »

Il se présente : « Je suis le général de corps Amadou Haya Sanogo, l’ancien chef d’Etat du Mali ». Une partie de la salle applaudit, mais le procureur général bondit : « Vous n’êtes pas ici en tant que général. Dans l’arrêt de renvoi, vous êtes un citoyen malien et vous avez commis des crimes ». Un avocat de la défense prend la parole. Il réaffirme que Sanogo est bien général.

« On doit le juger »

Là, l’objectif de la défense est clair : il s’agit de démontrer que le tribunal ne peut pas juger Haya Sanogo alors que le ministère public, de son côté, tape du point sur la table et dit, « on doit le juger avec ses autres co-accusés ». En ce mercredi 30 novembre à la mi-journée, on est donc en train de faire l’audition des accusés.

L’accès à la salle du procès se fait après une fouille, sous une sécurité renforcée autour du bâtiment avec la présence notamment de policiers et de la garde nationale, une unité de l’armée. « Le procès mettra le temps qu’il faut pour la manifestation de la vérité », a déclaré le procureur général, Mamadou Lamine Coulibaly, au début de l’audience.

RFI

Kouroukanfouganews | 30-11-2016

CI/Procès Simone Gbagbo: demande de comparution de Soro et Mangou… outrage au tribunal par l’accusée: « C’est de la foutaise !.. Condamnez-moi si vous voulez…! »

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Notre connaissance rudimentaire en psychanalyse n’est pas habilité à déterminer les troubles psychiques de l’ex-première dame de Côte d’Ivoire, Simone Ehivet Gbagbo, au cours de ces derniers procès, surtout celui d’hier 29 novembre où elle semble commettre un outrage au tribunal pour ces termes: « C’est de la foutaise ! » « Condamnez-moi si vous voulez, mais arrêtez de me fatiguer ! »

Et le nouvel arsenal de défense déployé par ses avocats consistant à faire comparaître coûte que coûte des témoins oculaires ou auriculaires comme Guillaume Soro, l’actuel président de l’Assemblée nationale, ou Philippe Mangou, l’actuel ambassadeur plénipotentiaire au Gabon, est une fois de plus neutralisé par des arguments anti-missiles de la cour : ce n’est pas du ressort de la cour de contraindre les témoins à venir.

Nous pourrions entendre les uns et les autres par cet article de RFI que nous prélevons sur son site, intitulé :

PROCÈS SIMONE GBAGBO: LA DÉFENSE DEMANDE LA COMPARUTION DE DEUX TÉMOINS

Le procès de Simone Gbagbo a repris mardi 29 novembre devant la cour d’assises d’Abidjan en Côte d’Ivoire. Absente lors des précédentes audiences, l’ex-Première dame, accusée de crime contre l’humanité commis lors de la crise post-électorale de 2010-2011, est réapparue devant le tribunal et continue de réclamer la comparution de certains témoins comme Guillaume Soro ou Philippe Mangou.

La séance de mardi 29 novembre a sans doute été l’une des séances les plus houleuses depuis le début de ce procès. L’ex-première dame ivoirienne a invectivé la cour : « C’est de la foutaise ! » « Condamnez-moi si vous voulez, mais arrêtez de me fatiguer ! »

Simone Gbagbo n’a pas été autorisée à quitter la salle à la suite de son avocat, Rodrigue Dadjé, lui-même protestant contre l’attitude du tribunal.

Une fois de plus, la non-comparution de témoins que souhaite entendre la défense a mis le feu aux poudres. Pour eux, Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale et Philippe Mangou, ex-chef de l’état-major des armées à l’époque des faits, doivent être entendus.

Comparution de témoins

Mais pour le tribunal, ce n’est pas du ressort de la cour de contraindre les témoins à venir. « La défense, qui devait faire comparaître ces témoins, a été incapable de les faire comparaître. La cour a rappelé de manière opportune que les citations qui avaient été faites par la défense sont toutes irrégulières et les a déclarées nulles », explique Ali Yéo, procureur général.

Ainsi, la défense de Simone Gbagbo décide de se retirer et boycottera sans doute la prochaine audience ce mercredi. « S’ils veulent qu’on joue à cache-cache, nous aussi on sait. On va manipuler ça, tous », scande maître Mathurin Dirabou, l’un des avocats de Simone Gbagbo. « Au contraire, nous les avocats, nous voulons que la justice ivoirienne soit crédible et que la décision qui sortira d’ici soit une décision qui fasse jurisprudence », conclut-il.

L’enjeu est désormais de savoir si le procès en assises se fera avec Simone Gbabgo et ses avocats, ou bien sans accusé dans le prétoire et avec des avocats commis d’office.

RFI

Kouroukanfouganews | 30-11-2016

Mali : ouverture mercredi du procès du putschiste Amadou Haya Sanogo

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Amadou Haya Sanogo, auteur du putsch du 22 mars 2012, qui a plongé le Mali dans une crise institutionnelle et sécuritaire profonde, revient au-devant de la scène à la faveur de son procès qui s’ouvre ce mercredi à Sikasso (380 km au sud de Bamako).

Le capitaine Sanogo est devenu général à la fin de la transition en 2013 et seize de ses compagnons d’armes sont accusés d’enlèvement de personnes, assassinat et complicité d’assassinat d’une vingtaine des bérets rouges (commandos parachutistes) arrêtés après leur tentative de contre coup d’Etat et dont les corps ont été retrouvés dans un charnier à Diago (cercle de Kati) en décembre 2013.

Ces militaires proches de l’ancien président Amadou Toumani Touré qui venait d’être renversé, avaient été arrêtés tout juste après leur tentative de reprendre le pouvoir aux bérets verts dirigés par le capitaine Amadou Haya Sanogo.

Après la découverte des corps ensevelis dans deux charniers, vingt-deux militaires, dont le général Amadou Haya Sanogo, sont inculpés pour enlèvement de personnes, assassinat et complicité d’assassinat.

Lors d’une conférence de presse, les avocats du général Sanogo ont assuré que leur client est « prêt pour son procès et veut dire sa part de vérité ».

Pour autant, la défense plaidera dans un premier temps pour le report du procès. Les conseils de l’ex-putschiste mettent en avant ce qu’ils considèrent comme de multiples violations de la loi.

Mais, pour le procureur de la République près la Cour d’appel de Bamako, Mamadou Lamine Coulibaly, intervenant à la télévision nationale, toutes les dispositions juridiques légales sont prises pour la réussite de ce procès.

Il a promis « un procès juste et équitable répondant aux exigences des droits dus aux parties ».

« Toutes les formalités légales étant observées, nous pouvons dire avec certitude que toutes les conditions sont réunies pour la tenue de cette cour d’assises », a-t-il insisté.

Ce procès alimente toutes les conversations dans les services et les débats sur les radios de proximité entre les partisans et les adversaires du jeune officier putschiste.

Les familles des disparus, comme une grande partie de l’opinion nationale, espèrent que la vérité éclatera à Sikasso et qu’elles sauront enfin comment les soldats se sont retrouvés dans ces charniers.

« Justice doit leur être rendue pour qu’ils puissent enfin reposer en paix », a souhaité l’épouse de l’un des militaires tués.

Par Xinhua | 30-11-2016

Côte d’Ivoire: les rêveries solitaires de Mabri qui feront sans doute honte à ses partisans

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Rlab ! Mais offrons comme un cadeau de Noël ce proverbe bambara aux mabristes jurés: « Quand on se met en colère plus que la victime, on en récoltera les fruits crus plus que la victime » . Et un beau cadeau à tous ceux qui pensaient que Dr. Mabri, qui pas plus qu’hier a passé la main à Amon-Tanoh, allait annoncer la couleur après que le Prado (acronyme du Président Alassane Dramane Ouattara) l’avait déposé purement et simplement. Mais…rlab ! pas d’effet sans cause… Prado a du répondant !

Disons qu’Abdallah Albert Toikeusse Mabri, ministre déchu des affaires étrangères conjointement avec Gnamien Konan de l’habitat et du logement social, le vendredi passé – tous deux respectivement président de l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI) et de l’Union pour la paix en Côte d’Ivoire (UPCI) – pour la lèse-union, fait des rêveries qui pourraient faire honte à ses partisans qui s’étaient sitôt mus en geeks pour protester à tout bout de champ contre sa destitution surprise.

Mais l’homme qu’on croyait faire cavalier seul hic et nunc, a avalé bien le crapaud et se gargarise la gorge avec la méditation d’être le candidat à l’élection présidentielle de 2020 du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, coalition au pouvoir). Rlab ! Quelle belle ambition !

Hélas ! Ce sera faire de la politique une école logique, une fois que nous nous mettrons tout de suite à diagnostiquer la psychologie politique plus hallucinogène que la déprime, au point d’oublier cet article de l’APA que nous relayons pour vous éclairer tout au plus sur les rêveries solitaires de Mabri, intitulé:

CÔTE D’IVOIRE : ALBERT MABRI ASPIRE ÊTRE LE CANDIDAT DU RHDP À LA PRÉSIDENTIELLE DE 2020

L’ex-chef de la diplomatie ivoirienne et président de l’Union pour la démocratie et pour la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI), Abdallah Albert Toikeusse Mabri a indiqué, lundi, qu’il « souhaite être celui que l’ensemble du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, coalition au pouvoir) accompagne » en 2020 au cours de l’élection présidentielle.

Le patron de l’UDPCI a émis ce vœu face à la presse après le premier bureau politique de son parti qui s’est tenu à la suite de son éviction, vendredi dernier du gouvernement ivoirien en sa qualité de ministre des affaires étrangères.

« Je souhaite être celui que l’ensemble du RHDP accompagne », a indiqué M. Mabri qui a précisé que son parti demeure toujours membre de cette coalition créée en 2005. « Il a été créé et l’UDPCI en est membre » a-t-il soutenu, ajoutant que si son parti décide de s’en retirer, « les instances compétentes se réuniront et nous le signifierons à nos partenaires ».

« Mes ambitions personnelles, je les porte avec conviction, avec le soutien de mon parti », a fait remarquer Abdallah Albert Toikeusse Mabri en présence de ses militants.

Sur les éventuels cas de pressions dont pourraient être victimes ses proches, le président du parti fondé par l’ex-chef de l’Etat Robert Guéï, a souligné que seul l’ex -Ministre de l’Enseignement technique et de formation professionnel, Albert Flindé , « candidat de l’UDPCI dans la commune de Man(Ouest ivoirien) a été appelé par le Secrétaire Général de la présidence pour se voir signifier la fin de sa mission au poste de Conseiller spécial auprès du Président de la République ».
« C’est la seule information que je peux vous donner.

Pour le reste, nos cadres ne sont pas victimes de quelque pressions ou acharnements que ce soit », rassure M. Mabri qui a « exprimé sa gratitude » au chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara « pour les 6 ans de confiance et de collaboration franche » . Le bureau politique du parti « Arc en ciel » dit « prend acte de la décision » du Président de la République mettant fin à la mission de son Président.

Le Président Alassane Ouattara a limogé, vendredi, les ministres Abdallah Albert Toikeusse Mabri (Affaires étrangères) et Gnamien Konan de l’habitat et du logement social respectivement président de l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI) et de l’Union pour la paix en Côte d’Ivoire (UPCI), deux partis membres du RHDP.

Ces deux partis contestaient la répartition des candidatures communes aux prochaines législatives du 18 décembre prochaine dans le cadre de cette alliance.

SY/ls/APA

Par Kouroukanfouganews
Publié le 29 novembre 2016

CPI – Procès Gbagbo-Blé/La marche sur la RTI racontée par un témoin posé: « Il n’y avait plus de rébellion ». Guillaume Soro « avait été nommé Premier ministre »

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Un témoin posé blessé par balle était ce lundi 28 novembre à la barre à la CPI pour témoigner du massacre commis lors de la marche sur la Radiodiffusion-Télévision ivoirienne (la RTI) en pleine crise post-électorale qui s’est soldée officiellement par plus de 3000 morts.

Voici son témoignage, rapporté par Ivoire Justice qui couvre à la Haye le Procès Gbagbo-Blé Goudé, intitulé:

LE TÉMOIN RACONTE SA VERSION DE LA MARCHE SUR LA RTI

Le témoin du jour, un militant du Rassemblement des républicains (RDR) blessé par balle lors de la marche sur la RTI, a répondu aux questions de la défense ce lundi 28 novembre. Il a été question de l’organisation et le déroulement de cette journée du 16 décembre. 

Par Camille Dubruelh

Ce sont des détails précis sur la marche du 16 décembre qu’ont cherché à obtenir les avocats de la défense de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé. Monsieur Ben Soumahoro Vaphings, militant du RDR, a donc donné sa version des faits. Le témoin a ainsi raconté comment, étant président de comité de base du parti, il avait relayé « le mot d’ordre » émanant de la direction du RHDP (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix), deux ou trois jours avant la marche. Alors que les cadres du parti étaient confinés à l’Hôtel du Golf, il aurait reçu ces instructions par téléphone de trois porte-paroles, Messieurs Adjoumani et Guy Kaowé et Madame Anne Ouloto. Ainsi, une fois au courant des directives, itinéraire de la marche notamment, le témoin aurait commencé à « mobiliser » sa base, dans son quartier d’Adjamé Marie Thérèse. »

Le témoin nie toute présence des rebelles

« Saviez-vous que cette marche n’était pas autorisée ? », a demandé alors Andreas O’Shea, l’un des avocats de Laurent Gbagbo. « Elle était autorisée par le président élu démocratiquement », a répliqué le témoin, insistant sur le fait que les Forces de défense et de sécurité étaient « dans l’illégalité ». Interrogé sur le processus de sécurité mis en place autour de la marche, le militant a nié toute présence de rebelles. Selon lui, les « gens qui venaient infiltrer les marches » étaient « des partisans au pouvoir » de Laurent Gbagbo. Rebondissant sur le sujet, le témoin a d’ailleurs expliqué que, de son point de vue, « il n’y avait plus de rébellion » à Abidjan à cette époque. Son explication : Guillaume Soro « avait été nommé Premier ministre » et l’armée était scindée en deux camps, les Forces nouvelles cantonnées au Golf contre les Forces de défense et de sécurité. 

Revenant au déroulé de la marche, le militant a indiqué que les protestataires de son quartier s’étaient rassemblés dès sept heures du matin à 220 Logements. L’objectif, selon ses dires, était de rejoindre le siège du RPR rue Lepic avant de marcher sur la RTI. Mais les choses ne se sont visiblement pas passées comme prévu. Ben Soumahoro Vaphings a expliqué qu’il avait perdu le contrôle des marcheurs une fois arrivés au quartier général du parti. Alors que les organisateurs voulaient « attendre le feu vert » des dirigeants du RHDP pour se rendre à la RTI, « la tension est montée », a expliqué le témoin. « Les marcheurs ne nous écoutaient plus, c’était impossible de maîtriser cela », a-t-il admis. Ainsi, « un mouvement de foule » s’est déclenché et les contestataires se seraient alors divisés en deux groupes, empruntant deux itinéraires distincts pour se rendre vers la RTI. L’avocat de Laurent Gbagbo a cuisiné le militant pour savoir s’il y avait eu « provocation » de ces marcheurs. Il a notamment été question du frère du témoin, tué ce jour-là. Encore une fois, Ben Soumahoro Vaphings a nié, admettant quand même qu’il « ne maîtrisait pas tout », la marche rassemblant selon ses dires, 5 à 10 000 personnes. 

Crédibilité mise à l’épreuve par la défense

Resté aux abords du siège du RDR, le militant aurait pour sa part vu revenir les protestataires et serait parti se réfugier dans un immeuble en construction. « Ils courraient dans tous les sens et ça tirait dans tous les sens », a-t-il attesté, jurant que les contestataires « n’étaient pas armés ». 

La défense de Charles Blé Goudé a ensuite réclamé « des précisions » au témoin, notamment sur les lieux précités et les itinéraires qu’auraient emprunté les marcheurs. Jean-Serge Gbougnon, avocat de l’accusé, s’est appliqué à confronter le témoin à ses précédentes déclarations pour tester sa crédibilité. Ainsi, l’avocat a notamment demandé au témoin dans quel groupe était parti son petit frère, obtenant une réponse différente de celle donnée précédemment au bureau de la procureure. « J’oublie de temps en temps mais l’idée générale reste », s’est justifié le militant. 

Source: https://ivoirejustice.net/article/le-temoin-raconte-sa-version-de-la-marche-sur-la-rti

Kouroukanfouganews
Publié le 29 novembre 2016

Libye: après Déby et Al Sissi, Poutine sera-t-il l’ultime soutien militaire du maréchal Haftar ?

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Le général promu maréchal par les autorités de l’est de la Libye installées à Toubrouk, Khalifa Haftar, était les 27 et 28 novembre en visite chez Poutine, l’homme fort de la Russie et de la Syrie, persona non grata de l’Occident et son OTAN, mais persona grata des autorités faisant face à ce qu’elles appellent l’interventionnisme machiavélique des occidentaux.

Si l’on essaye de centrifuger nos matières grises pour essayer de percer les dessous des cartes d’une telle visite, énième cette même année, l’on trouverait que l’homme fort de la Cyrénaïque qui ne fait pas de cadeau aux terroristes et dont la puissance de feu fait florès et séduit les oligarques après sa conquête de « croissant pétrolier », s’est rendu à Moscou pour demander le soutien de l’artillerie russe qui montre ses preuves en ce moment en Syrie, après avoir obtenu ceux de Déby et Al Sissi, pour donner son intégrité à la Libye qui échappe au fameux gouvernement d’union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj imposé par la Communauté internationale aux libyens.

L’Occident est conscient des motifs des visites de Haftar, mais comme d’habitude, lui-même qui ne recule pas d’un iota dans son soutien aux forces parallèles et négatives combattant des autorités non-alliées, spécule sur des réponses probables de Kremlin aux requêtes de l’homme incontournable de la Libye, comme nous pouvons le constater à la fin de cet article de RFI que nous relayons, intitulé :

LIBYE: LE GÉNÉRAL HAFTAR À MOUSCOU EN QUÊTE DE SOUTIEN MILITAIRE

Le général libyen Khalifa Haftar a effectué ces 27 et 28 novembre une visite éclair à Moscou. C’est la deuxième fois cette année que le chef des forces de l’Est lié au Parlement de Tobrouk se rend à Moscou.

Avec notre correspondante à Moscou, Muriel Pomponne

Les quelques heures que le général Haftar a passées à Moscou ont été qualifiées de « visite officielle ». Une première. Mais il était déjà à Moscou en juin dernier ; il y avait rencontré le ministre de la Défense Serguei Shoigu, et le secrétaire du Conseil de sécurité nationale Nikolaï Patrouchev.

Le général Haftar devient incontournable en Libye, où il engrange les victoires militaires, avec notamment la prise récente du croissant pétrolier. Il est soutenu par l’Egypte du général Sissi, et, comme lui, qualifie les Frères musulmans de « terroristes », les accusant d’avoir trop d’influence sur le gouvernement d’union nationale parrainé par les Nations unies. Cette alliance avec Le Caire, et cette vision du terrorisme islamique, le rapprochent de la Russie.

Le général Haftar ne cache pas qu’il est venu chercher le soutien militaire de Moscou. Il bénéficierait déjà de l’aide d’instructeurs russes présents en Libye. Mais d’après la presse, il est venu demander que la Russie s’engage dans une opération militaire similaire à celle menée en Syrie. Une requête difficile à satisfaire sur le plan diplomatique alors qu’un embargo onusien interdit toutes livraisons d’armes en Libye et que le général Haftar ne représente pas le gouvernement officiel.

Et sur le plan militaire, la Russie n’a sans doute pas les moyens de s’engager sur plusieurs fronts. Mais la Russie n’est pas le seul pays que le général Haftar intéresse. Certains pays occidentaux ne sont pas indifférents à sa démarche.

RFI

Par kouroukanfouganews
Publié le 29 novembre 2016

Haïti : Jovenel Moïse remporte l’élection présidentielle au premier tour

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Jovenel Moïse, le candidat du parti du président sortant, Michel Martelly, a remporté dès le premier tour l’élection présidentielle avec 55,67 % des suffrages, a annoncé lundi la commission électorale selon des résultats encore provisoires.

L’homme d’affaires et sa rivale Maryse Narcisse, candidate du parti Fanmi Lavalas soutenue par l’ancien président Jean-Bertrand Aristide, revendiquaient tous deux la victoire après le scrutin du 20 novembre.

Haïti a connu plusieurs journées de tensions dans l’attente des résultats.

Les Haïtiens ont voté pour désigner un nouveau président après l’invalidation pour fraude d’un scrutin organisé en octobre 2015.

Le pays est encore meurtri par le passage début octobre de l’ouragan Matthew, qui a fait un millier de morts, détruit les récoltes et provoqué une épidémie de choléra.

Par Radio Canada avec Reuters
Publié le 29 novembre 2016

Source: http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1002757/haiti-jovenel-moise-election-presidentielle-premier-tour