Détenus pendant près de cinq ans, les 26 otages libérés par des pirates somaliens arrivent au Kenya

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Les 26 otages asiatiques libérés samedi par les pirates somaliens qui les ont détenus pendant près de cinq ans après une attaque de leur bateau de pêche, sont arrivés dimanche au Kenya après avoir surmonté un ultime danger: sortir d’une ville somalienne où se déroulent des combats.

« Je suis tellement, tellement heureux. Pour l’ONU, pour Mr John (le négociateur), pour tout le monde. Merci à vous tous », s’est exclamé l’un des otages, Sudi Ahman.

L’équipage du Naham 3 battant pavillon d’Oman avait été pris en otage en mars 2012 après une attaque de pirates au sud des Seychelles. Il s’agissait de la deuxième captivité la plus longue aux mains de pirates somaliens, juste derrière des pêcheur thaïs relâchés en février 2015 après près de cinq ans de captivité également.

John Steed, coordonnateur de l’ONG Partenaires de soutien aux otages, qui a aidé à négocier leur libération, s’est rendu dans la ville somalienne de Galkayo pour en faire sortir les otages libérés.

La veille, ce défenseur des « otages oubliés » avait expliqué à l’AFP que faire sortir ces hommes de Galkayo était une opération dangereuse car des combats s’y déroulaient entre les forces rivales des régions autoproclamées semi-autonomes du Puntland et du Galmudug.

« Nous avons travaillé (à cette libération) pendant quatre ans et demi … C’est formidable de les ramener chez eux et de les remettre à leurs ambassades et à leurs familles », a-t-il dit.

Ancien colonel de l’armée britannique, John Steed, s’est donné pour mission de sauver « les otages oubliés »: des pêcheurs pauvres qui n’ont pas d’assurance et dont la captivité entre les mains des pirates est souvent la plus longue.

Les pirates avaient d’abord pris 29 personnes en otage, mais une personne était morte pendant l’attaque et « deux ont succombé en raison de maladies » pendant leur captivité, selon l’organisation Oceans Beyond Piracy (OBP).

« Nous avons obtenu (cette libération) en impliquant les anciens, les communautés religieuses, les dirigeants locaux et le gouvernement régional afin de mettre la pression sur ces individus pour qu’ils libèrent les otages », a déclaré M. Steed.

Les anciens otages viennent du Cambodge, de Chine, d’Indonésie, des Philippines, de Taïwan et du Vietnam.

Par VOA avec AFP | 24-10-2016

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Auteur : Charles Coulibaly Nountché

Écrivain, poète, blogueur

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