Ouattara appelle à « consolider » la paix avant les élections locales en Côte d’Ivoire

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Le président ivoirien a mis en garde ses compatriotes contre toute tentative de « division » lors des élections locales dont la date n’est pas encore fixée.

Alassane Ouattara a fait la mise en garde samedi lors d’une visite à Bouna dans le nord du pays.

« Nous devons consolider les acquis du climat social apaisé dans lequel s’est déroulée l’élection présidentielle d’octobre 2015. Les élections locales à venir ne doivent pas déboucher sur des tensions », a déclaré M. Ouattara, se référant à la paix sociale retrouvée après la sanglante crise postélectorale de 2010-2011.

« Je mets en garde les jeunes politiciens », a averti le chef d’Etat ivoirien. « Ces élections ne doivent pas déboucher sur des violences, des tensions ou une psychose au sein des populations »

« Je ne veux pas que ce scrutin vienne freiner la dynamique de la réconciliation nationale (…) Je n’accepterai pas la division des Ivoiriens. Je n’accepterai pas la manipulation politique », a lancé M. Ouattara lors d’une visite à Bouna (nord).

La région de Bouna a été fin mars le théâtre d’affrontements entre éleveurs et agriculteurs qui ont dégénéré en conflit communautaire, faisant officiellement 33 morts, 52 blessés et 2.640 déplacés.

La date des prochaines élections locales n’est pas encore connue. En 2013, les élections locales avaient été émaillées de violences et d’accusations de fraude.

Les incidents avaient touché une dizaine de communes et surtout la capitale économique Abidjan. Étonnamment, les tensions avaient concerné surtout les partis de l’alliance au pouvoir: le Rassemblement des républicains (RDR) d’Alassane Ouattara et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) de l’ex-chef d’Etat Henri Konan Bédié.

Réélu fin octobre 2015 pour un second mandat de cinq ans, M. Ouattara est arrivé au pouvoir en 2011, au terme d’une crise postélectorale qui s’est conclue par la chute de Laurent Gbagbo, son prédécesseur.

Plus de 3.000 Ivoiriens étaient morts en cinq mois de violences causées par le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître en 2010 la victoire de M. Ouattara à l’élection présidentielle.

Par VOA avec AFP | 30-04-2016

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Burkina : Christian Kaboré blanchit la Transition

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Le blanchiment des 86 milliards F CFA constaté après des investigations « ne relève pas de la Transition », a soutenu, mardi, le chef de l’Etat burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, lors d’un dialogue direct avec la population, dénommé « Dialogue citoyen », retransmis à la télévision nationale.

A Ouagadougou,

La corruption a été le premier plat servi par les deux journalistes à leur invité. Le récent rapport de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE/LC) sur la gestion de la Transition burkinabè a révélé plusieurs irrégularités. Pour le Président du Faso, il y a eu un irrespect des textes dans le recours aux mesures exceptionnelles de passation des marchés publics. Et cela laisserait présager qu’il y a sans doute eu « des possibilités de corruption dans ce genre d’opérations ». Pour le moment, le gouvernement dit s’en remettre au jugement de l’ASCE-LC qui décidera s’il faut recourir à la justice ou non.

« Je voudrais être clair là-dessus, nulle part il n’a été dit que c’est la Transition qui assume les 86 milliards », a précisé le Président du Faso. Pour lui, cette question du blanchiment de capitaux concerne une période de cinq ans et la révélation de cette affaire ne cache aucunement une « chasse aux sorcières ».De plus, cet audit de la gestion de la Transition a été demandée par l’ancien Premier ministre Yacouba Isaac Zida.

« Le mandat d’arrêt contre Guillaume Soro est toujours intact et les relations avec la Côte-d’Ivoire sont suffisamment intactes », a déclaré le Président du Faso. Mais comment concilier la voie diplomatique et la voie judiciaire pour un aboutissement heureux de cette affaire ? « La justice fait son travail mais en tant que Président du Faso, je fais aussi le mien qui est de renforcer et consolider l’amitié entre nos deux pays », a conclu Roch Kaboré.

Afrik.com | 29/04/16

Arrivée du Président Ouattara à Bouna après des affrontements intercommunautaires

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Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara est arrivée, samedi en fin de matinée, dans la ville de Bouna (environ 603 km d’Abidjan à l’extrême Nord-Est), théâtre en mars dernier de violents affrontements intercommunautaires qui ont occasionné 33 morts et 2680 déplacés internes.

« Il faut réapprendre à vivre ensemble », a-t-il déclaré à son arrivée à Bouna où il a rencontré par la suite le Roi de Bouna, les différents chefs de communauté en conflits avant de s’adresser publiquement aux populations.

Des affrontements intercommunautaires de Bouna ont opposés du 19 au 25 mars principalement des agriculteurs à des éleveurs de différentes communautés de la région du Boukani (Bouna) faisant 33 morts dont un gendarme et 52 blessés.

Un séminaire interministériel, s’est tenu du 21 au 22 avril à Grand-Bassam dans l’optique de trouver des solutions durables aux conflits communautaires, très fréquents dans le pays. Il a réuni des représentants des institutions et des ministères, des préfets de région, des élus locaux, des autorités traditionnelles et coutumières, des partenaires au développement, des organisations professionnelles et la société civile.

Par SY/ls/APA – APANEWS
Publié le 30 avril 2016

Le staff de Papa Wemba poursuivra les auteurs de la rumeur de son empoisonnement, et réaffirme: « Papa aimait tellement la Côte d’Ivoire qu’il a voulu mourir en Côte d’Ivoire »

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Marie Laure Yaone, manageur principal de l’artiste Congolais Papa Wemba, décédé dimanche au petit matin après s’être écroulé sur la scène du Festival des Musiques urbaines d’Anoumabo (FEMUA) à Abidjan, a annoncé l’intention du staff de l’artiste de poursuivre en justice les auteurs de la rumeur d’empoisonnement de Papa Wemba qui circule sur les réseaux sociaux.

C’est au cours d’une rencontre avec le ministre ivoirien de la Culture et de la Francophonie, Bandaman Maurice que Marie Laure Yaone a fait cette annonce, rapporte une note d’information de la Commission communication du FEMUA transmis, samedi, à APA. Elle a en outre indiqué que le ministre Congolais de la culture a fait un démenti de cette rumeur dans une déclaration à la télévision nationale congolaise.

Marie Laure Yaone a au nom de l’ensemble du staff remercié le Gouvernement ivoirien pour le soutien apporté au staff et à la famille depuis le tragique événement. « Papa aimait tellement la Côte d’Ivoire qu’il a voulu mourir en Côte d’Ivoire », a dit le manager principal de l’artiste. Elle a en outre indiqué que « cela faisait plusieurs mois qu’il disait qu’il souhaitait mourir sur scène ».

Le ministre Bandaman Maurice a réitéré les condoléance de l’Etat ivoirien au staff de l’artiste. Au nom de l’Etat ivoirien il a remis 500.000F CFA à chacun des chanteurs et danseurs et 1 million de F CFA à chacun des deux manageurs.

Un hommage artistique a eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi à Abidjan avant le rapatriement vers Kinshasa de la dépouille de l’artiste jeudi dernier où il sera inhumé le mardi 3 mai prochain.

Avec LS/APA – APANEWS
Publié le 30-04-2016

NB: le titre original de cet article, est: Le staff de Papa Wemba poursuivra les auteurs de la rumeur de son empoisonnement, et réaffirme: « Papa aimait tellement la Côte d’Ivoire qu’il a voulu mourir en Côte d’Ivoire »

Malawi: 10.000 albinos menacés de « disparition », à cause de la sorcellerie

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Les 10.000 albinos du Malawi sont menacés de « disparition » s’ils continuent d’être tués pour leurs membres et leurs os utilisés pour des rituels de sorcellerie, a prévenu vendredi une experte de l’ONU qui conclut une mission sur le sujet dans le pays.

Les albinos sont « un groupe en danger, menacé de disparition méthodique si rien n’est fait pour mettre un terme aux atrocités » dont ils sont victimes, a indiqué Ikponwosa Ero lors d’une conférence de presse à Lilongwe, à l’issue de sa mission de douze jours au Malawi.

La situation des albinos « constitue une urgence, une crise inquiétante vu ses proportions », a-t-elle poursuivi.

Ses déclarations interviennent alors qu’un tribunal malawite a condamné vendredi à 17 ans de prison deux hommes arrêtés la semaine dernière pour le meurtre d’une femme albinos de 21 ans.

« Les deux hommes ont plaidé coupable », a indiqué à l’AFP le porte-parole de la police, Kondwani Kandiado.

Selon M. Kandiado, Gerald Phiri, l’oncle de la victime et son complice Medson Madzialenga ont affirmé devant la cour qu’ils « accusaient Satan pour leur geste » et qu’ils « demandaient la clémence ».

Ikponwosa Ero, une Nigériane elle-même albinos et experte du Conseil des droits de l’Homme sur le sujet, a affirmé que la police malawite avait enregistré 65 agressions, enlèvements ou meurtres d’albinos depuis fin 2014.

Dans plusieurs pays d’Afrique sub-saharienne les membres et les os des albinos sont utilisés pour des rituels censés apporter richesse et pouvoir.

Selon l’experte, les albinos ne « sont même pas en paix lorsqu’ils sont morts car leurs tombes sont profanées ».

« Je suis particulièrement inquiète des témoignages de personnes albinos qui sont surnommées +argent+ lorsqu’ils marchent dans la rue », a-t-elle ajouté.

L’albinisme, maladie génétique héréditaire qui se traduit par une absence de pigmentation dans la peau, le système pileux et l’iris des yeux, touche environ une personne sur 1.200 au Malawi, petit pays pauvre d’Afrique australe.

« Le Malawi est l’un des pays les plus pauvres au monde et la vente d’organes d’albinos semble très lucrative » a-t-elle noté, ajoutant que la « volonté politique » de résoudre le problème dans le pays « manquait de résultats ».

Par AFP
Vendredi, 29 Avril, 2016
Lilongwe (Malawi) (AFP)

NB: le titre original de cet article, est: MALAWI: LES ALBINOS MENACÉS DE « DISPARITION » À CAUSE DE LA SORCELLERIE

Le Medef à la reconquête de la Côte d’Ivoire

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C’est la première fois qu’un président du Mouvement des entreprises de France (Medef) se rend en Côte d’Ivoire. La première fois, aussi, que l’organisation patronale française embarque dans son sillage une telle délégation en Afrique subsaharienne. Pas moins de 130 chefs d’entreprises, qui, du lundi 25 au jeudi 28 avril, se sont rendus à Abidjan pour partir à la reconquête d’un territoire de plus en plus convoité : la Côte d’Ivoire.

Un tel déplacement n’a rien d’anodin. Tirée par une consommation des ménages en hausse (+ 8 % en 2015, selon la Banque Mondiale), une bonne performance agricole et une expansion rapide du secteur du BTP (+ 25 % en 2015), la croissance ivoirienne est fulgurante : 9 %, en moyenne, depuis la fin de la crise politique de 2010-2011.

Une bonne santé économique qui fait figure de quasi-exception dans la sous-région. Aussi, les investisseurs s’intéressent-ils de plus en plus au premier producteur mondial de cacao et d’anacarde. De 292 millions d’euros en 2012, les investissements directs étrangers (IDE) y sont passés à 408 millions d’euros en 2014, soit une augmentation de 40 % en deux ans.

Seulement, cette concurrence croissante a fait perdre des parts de marchés aux investisseurs français. En dix ans, celles-ci ont quasiment été divisées par deux, passant de 20 % en 2000 à près de 11 % en 2015. De quoi pousser la crème du patronat français à faire le déplacement.

« Il faut s’y remettre, il faut se battre », a martelé Pierre Gattaz, le patron des patrons, devant sa délégation. « Si on ne fait rien, si on ne bouge pas, si on reste terrorisé en France par la mondialisation, ça va aller de mal en pis. »

« Chasser en meute »

Sa solution ? « Chasser en meute ». Autrement dit, encourager l’investissement d’un grand nombre de petites et moyennes entreprises (PME) françaises à l’étranger plutôt que de se concentrer sur les gros billets lâchés par quelques mastodontes. Et espérer que les géants emportent avec eux les plus petits.

Une stratégie qui s’est reflétée dans la composition de la délégation. Parmi les quelque 130 chefs d’entreprises français, 75 % de PME, au contact de 25 % de grands groupes. « Avec ce voyage, je consolide surtout mon réseau, je vais bien rencontrer un ou deux dirigeants intéressants pour moi », espère Jean-Pierre Duhamel, patron de SIA.

L’équipementier spécialisé dans la construction d’usines pour produits liquides réalise 100 % de son chiffre d’affaires en Afrique subsaharienne. Avec seulement six salariés et un chiffre d’affaires oscillant entre 3 et 5 millions d’euros depuis sa création en 2004, SIA a fait de sa petite taille un avantage. « Dans l’agroalimentaire, l’intérêt de l’Afrique pour les PME est qu’il n’y a pas beaucoup de concurrence. Le marché est trop petit pour les gros équipementiers, ils sont encore focalisés sur l’Asie », affirme Jean-Pierre Duhamel.

Opération séduction

La Côte d’Ivoire, locomotive de l’Afrique de l’Ouest et première puissance francophone de la sous-région, a tout intérêt à voir des petites sociétés françaises s’installer sur son sol. 80 % des entreprises ivoiriennes sont des PME mais leur contribution au PIB n’est que de 20 %.

Une coopération entre les deux pays permettrait à la Côte d’Ivoire de réaliser un des objectifs de son Programme national de développement 2016-2020 : doubler la contribution des petites et moyennes entreprises au PIB.

« Les PME françaises, ont ne les a pas assez senties jusqu’ici, regrette Jean Kacou Diagou, président de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (Cgeci). Nous souhaitons qu’elles viennent car elles sont à la dimension de nos investisseurs locaux. » « La France et la Côte d’Ivoire, c’est une affaire de cœur », a quant à lui déclaré Daniel Kablan Duncan, Premier ministre et Ministre de l’économie ivoirien.

Une opération séduction qui a ravi les autorités du Medef. « Pierre Gattaz est sur un petit nuage. De toutes les missions auxquelles j’ai participé, c’est ici, en Côte d’Ivoire, que l’accueil a été le plus chaleureux et prometteur », glisse un des proches du Président de l’organisation patronale.

Côté entrepreneurs français, certains saluent le discours ivoirien quand d’autres se montrent plus réticents et attendent que leurs affaires se concrétisent, redoutant tantôt la lenteur bureaucratique, tantôt les problèmes de corruption.

Il n’empêche, pendant quatre jours la Côte d’Ivoire a pu préparer le terrain en vue du Groupe consultatif ivoirien qui se tiendra à Paris les 17 et 18 mai prochain. Une visite évidemment économique dont l’objectif est de mobiliser des fonds auprès des partenaires français de la Côte d’Ivoire. Avec, à terme, l’intention de réaliser le grand dessin du Président Alassane Ouattara : faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent à l’horizon 2020.

Morgane Le Cam

Le Monde | 29-04-2016

Source: http://mobile.lemonde.fr/afrique/article/2016/04/29/le-medef-a-la-reconquete-de-la-cote-d-ivoire_4911207_3212.html

Ironie du sort: la justice va relancer de nouveaux mandats d’arrêt au Burkina Faso contre Blaise et Soro

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La justice burkinabè va relancer les mandats d’arrêt internationaux contre Blaise Compaoré et Guillaume Soro, après leur annulation la veille par la Cour de cassation pour vice de forme, a déclaré vendredi le commissaire du gouvernement.

« Les juges d’instruction vont reprendre les mandats. Si c’est pour des raisons de procédure, de forme, que la requête en annulation a été introduite (et acceptée, ndlr), il n’y a pas de raison que ces mandats ne soient pas repris », a déclaré à l’AFP le procureur militaire de Ouagadougou, le colonel Norbert Koudougou.

« Nous avions introduit la requête pour corriger un vice de procédure, cela étant fait, on ne voit pas d’empêchement particulier à ce que ces mandats puissent être repris », a insisté le colonel Koudougou.

La Cour de cassation de Ouagadougou a annulé jeudi le mandat d’arrêt international lancé par la justice militaire contre l’ex-président burkinabè Blaise Compaoré et le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire Guillaume Soro.

« Ces annulations ont été faites pour vice de forme parce qu’il aurait fallu demander les réquisitions du commissaire du gouvernement (procureur), du tribunal militaire avant d’émettre les mandats. Cette formalité n’ayant pas été accomplie, la Cour a donc décidé d’annuler tous les mandats internationaux », a indiqué le procureur général de la Cour de cassation, Armand Ouédraogo.

La justice militaire burkinabè avait lancé le 4 décembre un mandat d’arrêt international contre Blaise Compaoré, réfugié en Côte d’Ivoire depuis sa chute du pouvoir le 31 octobre 2014.

M. Compaoré a été inculpé pour son implication présumée dans l’assassinat du président Thomas Sankara, tué le 15 octobre 1987 lors d’un coup d’Etat qui l’avait porté au pouvoir.

Il est poursuivi pour « assassinat », « attentat » et « recel de cadavre » dans le cadre de l’enquête ouverte fin mars 2015, par les autorités de la transition burkinabé.

La justice militaire burkinabè avait par ailleurs émis le 8 janvier un mandat d’arrêt contre le président de l’Assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro pour son implication présumée dans le coup d’Etat manqué contre le gouvernement de transition burkinabè en septembre 2015.

La justice se base sur l’enregistrement d’une conversation téléphonique supposée entre Djibrill Bassolé, ex-ministre des Affaires étrangères du Burkina, et Guillaume Soro.

Djibrill Bassolé, homme clé du régime de Blaise Compaoré, et Guillaume Soro, ancien chef de la rébellion ivoirienne (2002-2010) ont tous les deux nié avoir eu cette conversation, dénonçant une « manipulation ».

Au total, dix-sept mandats internationaux ont été annulés.

Par VOA avec AFP | 29-04-2016

NB: le titre original de cet article, est: La justice va relancer de nouveaux mandats d’arrêt au Burkina Faso