Rwanda: deux ex-gradés condamnés à de lourdes peines de prison pour « incitation au soulèvement »

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Un tribunal militaire rwandais a condamné jeudi à Kigali à 21 ans et 20 ans de prison l’ancien chef de la garde présidentielle et un général en retraite, notamment pour « incitation au soulèvement », a constaté une journaliste de l’AFP.

« La cour condamne le colonel Tom Byabagamba à 21 ans de prison et à la dégradation militaire, et le général en retraite Frank Rusagara à 20 ans de prison », a déclaré le juge Narcisse Nsengiyumva.

Le colonel Byabagamba a également été reconnu coupable de rétention de preuves et le général Rusagara de possession illégale d’arme à feu. Tous deux avaient plaidé non coupable et ont immédiatement fait appel du verdict.

Le général Rusagara a notamment été secrétaire général du ministère de la Défense. Le colonel Byabagamba a été une figure-clé du dispositif sécuritaire, à la tête notamment de la garde présidentielle.

Ils avaient été arrêtés en août 2014, pour « incitation au soulèvement » et activités visant à « ternir l’image du pays ou du gouvernement ».

Tom Byabagamba et Frank Rusagara étaient accusés, pour le premier, d’avoir tenté de retourner des responsables militaires contre le pouvoir et, pour le second, d’avoir relayé la « propagande » du Congrès national rwandais (RNC).

Ce parti a été formé par des opposants en exil, notamment d’anciens compagnons de lutte du président rwandais Paul Kagame, qui les accuse aujourd’hui d’être des « terroristes » et des « traîtres ».

M. Kagame, 58 ans, est l’homme fort du pays depuis 1994 quand sa rébellion avait mis fin au génocide déclenché par les extrémistes hutu. Elu en 2003 et réélu en 2010, il a annoncé sa candidature pour un troisième septennat en 2017. Les Etats-Unis et l’Union européenne se sont dits déçus par cette décision, l’appelant à quitter le pouvoir en 2017.

M. Byabagamba est aussi le frère de David Himbara, l’ancien conseiller économique du président Kagame, désormais en exil et fervent critique du régime de Kigali.

Une autre personne jugée à leurs côtés, François Kabayiza, le chauffeur du général Rusagara, a été condamné à cinq ans prison pour rétention de preuves. Il avait également plaidé non coupable et a fait appel.

Par VOA avec AFP | 31-03-2016

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Côte d’Ivoire: faire de l’intervention de Coulibaly Sangafowa une polémique, c’est de l’errance dans la cabale

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« Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu ». Sacrée locution ! C’est pour dire que ce n’est ni une polémique, ni une incartade, du moins une lèse-majesté à s’excuser, quand ce brave descendant des Coulibaly qui n’ont peur ni de disgrâce, ni de descente aux enfers pour étaler la vérité, dit sans détours qu’il faudrait que le RHDP ait une dette de reconnaissance envers le Spartacus Guillaume Soro et les ex-Forces Nouvelles. Ma foi ! Combien faudrait-il des fois pour vous dire une fois pour toutes que le Petit Nicolas et les amis n’ont pas sauvé la Côte d’Ivoire ? Mais Kigbafori et compagnie.

Il semble que ceux qui s’attaquent jalousement ouvertement ou en sourdine à la véracité aporétique de notre honorable ministre de l’agriculture, M. Sangafowa Coulibaly Mamadou, errent dans cette cabale incapable de ternir l’image d’un homme dont nul n’ignore le héroïsme herculéen qui a pu libérer une nation tout entière du joug de l’oppresseur. Sinon voici un extrait de l’intervention de notre cher ministre symbole de la vérité absolue, l’intervention faite le 26 mars lors de la mobilisation des structures du RDR à Ferkessédougou, l’intervention ovationnée par les dignes fils de la région de Tchologo dont Soro est issu, l’intervention qui a mis toute une foule de militants du RDR en euphorie:

«…Avant de rentrer dans le vif du sujet, j’ai dit que je voulais rendre hommage à certaines filles et certains fils de Ferké.
Le premier fils de Ferké, le plus illustre dans le Tchologo ici, c’est le Président Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire… et je  voudrais tous qu’on lui rende un hommage, c’est le Président du Rassemblement des Républicains….

Vous permettez maintenant de rendre hommage à un autre illustre fils de Ferké, le Président de l’Assemblée nationale, SORO Kigbafori Guillaume.
Nous sommes ici dans un cadre politique. Donc nous pouvons parler politique… je voudrais dire merci à la notabilité du Tchologo. Lorsque cette cabale s’est déclenchée et qui visait à ternir l’image de votre fils, vous avez montré à la face du pays et au monde entier que votre fils a votre bénédiction.

A ces remerciements, j’associe tous ceux qui, individuellement ou collectivement ont pris position pour soutenir moralement le Président de l’Assemblée nationale, victime d’une intrigue politique, d’une cabale dont le seul but est de freiner sa carrière politique. Or le destin d’entre nous appartient au Créateur.
Ceux qui pensent qu’ils sont croyants ou non, qu’ils peuvent avoir la maîtrise des destins des autres, alors qu’ils n’ont aucune idée de leur propre destin, oui, ceux-là sont des prétentieux. 

Le destin des humains appartient au Tout-Puissant. Depuis que ce phénomène s’est déclenché, je n’ai jamais eu l’opportunité d’en parler.

Je voudrais être clair. Guillaume SORO et les ex-Forces Nouvelles ont une dette de reconnaissance sur le RHDP. De mon point de vue, il est temps que le RHDP songe à honorer cette dette de reconnaissance. Je ne voudrais pas revenir sur un débat pour le moins puéril qui s’est estompé, mais je ne voudrais pas le ressusciter… 

Avant de clore le chapitre sur le Président de l’Assemblée nationale, comme je vous l’ai dit, c’est un frère, c’est un ami, nous nous connaissons depuis que Guillaume était à l’université. Et depuis, chaque jour que Dieu fait, nous nous sommes retrouvés sur les champs de bataille politique. Jusqu’à ce jour, je n’ai jamais été déçu par la force de caractère, par la conviction enracinée de ce monsieur.

Voyez-vous, l’histoire est un témoignage. Et le témoignage, nous allons en faire aujourd’hui. Lorsque Guillaume a été choisi pour conduire le processus de sortie de crise qui devait être sanctionné par des élections ouvertes à tout le monde, je l’ai retrouvé un jour dans son bureau, alors qu’il venait d’être nommé Premier ministre, bien sûr pour l’encourager. Parce qu’à l’époque, être nommé Premier ministre, ce n’est pas un bonheur, surtout Premier ministre de Gbagbo en charge de conduire un processus de sortie de crise. J’étais allé l’encourager et lui dire que je mesure l’ampleur de sa tâche. Et qu’avec la bénédiction des anciens, j’ai la conviction qu’il pourrait s’en acquitter.

Mais je lui ai dit aussi que toute tâche dont vous acceptez la responsabilité, votre succès dépend de votre intention profonde. Et j’ai dit : ‘’monsieur le Premier ministre, je vous connais de longue date. Votre noble intention que je connais, votre souci de la justice, de l’égalité et de la prospérité de masse… cette noble intention permettra au Tout-Puissant de vous donner sa baraka. Et vous allez réussir’’. 

Il m’a répondu ceci: ‘’Quand je prenais fonction, je suis allé voir le Président Laurent Gbagbo. Je lui ai dit : tu sais qu’il a été difficile que j’accepte d’être Premier ministre. Mais j’ai fini par l’accepter. Mais si tu crois que j’ai accepté d’être Premier ministre pour qu’on puisse planter un couteau dans le dos de Bédié ou dans le dos d’Alassane Ouattara, je souhaite qu’on arrête ici. Parce que je ne le ferai jamais. Mais je peux te donner la certitude que je ne vais pas te lier les mains pour qu’eux aussi viennent te frapper. Je vais accomplir ma mission dans l’intérêt de la nation, dans l’équité avec les principes démocratiques qui guident une nation’’.

Avec une bonne intention, avec une bonne vision, comment pouvait-il en être autrement? Il a réussi sa mission. Il a offert à la Côte d’Ivoire ses premières élections ouvertes et démocratiques. 

Lorsque celles-ci se sont achevées et que le perdant a refusé de reconnaître sa défaite, il a pris sa foi chrétienne à témoin pour dire : ‘’au nom de ma foi chrétienne, je déclare que le vainqueur des élections c’est monsieur Alassane Ouattara’’.

On ne le dit pas assez. Toutes sortes de promesses à époque lui ont été faites. Ne serait-ce que pour obtenir son silence sur le vainqueur des élections. 
Mais, du fait de la noble intention qui l’a animée, il a suivi sa conscience. Il ne s’est pas arrêté là! Avec les Forces républicaines qu’il a mises en place, dont les ex-Forces Nouvelles faisaient l’essentiel de l’effectif, le Président démocratiquement élu avec l’appui de la communauté internationale a pu prendre fonction. C’est notre histoire récente. 

Et je voudrais vous faire un autre témoignage ; avant ces élections, je suis allé le trouver en lui disant : ‘’Guillaume, c’est vrai tu veux organiser des élections transparentes, propres, démocratiques. C’est normal. C’est ce que le pays attend de toi. Mais de toi à moi, il faut prier pour que le vainqueur de ces élections soit Alassane Ouattara. Parce qu’aussi démocratiques que soient ces élections, si le vainqueur ne sort pas du RHDP, on pourra te soupçonner d’avoir été de connivence avec le régime en place’’.

Voyez-vous, Dieu exauce les prières. Dieu merci, il a organisé des élections correctes dont la crédibilité du scrutin ne souffrait d’aucune contestation. 
Mais il a été heureux que le vainqueur soit du RHDP.

C’est pour cela que depuis que le RHDP est au pouvoir, je voudrais que nous puissions faire un témoignage de reconnaissance aux ex-Forces Nouvelles et à Guillaume SORO le Président de l’Assemblée nationale».

Propos recueillis et retranscrits par Maiga Idrissa.

Kouroukanfouganews
Publié le 31 mars 2016

Côte d’Ivoire: les chasseurs traditionnels Dozos veulent combattre les jihadistes

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Les chasseurs traditionnels Dozos, supplétifs de l’armée ivoirienne, ont décidé jeudi de « lutter activement » contre les jihadistes, après l’attentat sans précédent qui a fait 19 morts à
Grand-Bassam, une station balnéaire près d’Abidjan.
« Nous sommes prêts à épauler les forces régulières dans la lutte contre les jihadistes », a affirmé à l’AFP Seydou Traoré, le coordonnateur national de la confrérie des Dozos, ces chasseurs traditionnels qui assurent parfois des tâches de sécurité.
Des Dozos avaient été aperçus à Bassam, portant fièrement leurs longs fusils de chasse, après l’attaque qui a meurtri la cité balnéaire le 13 mars.
Les Dozos ont également décidé, « en tant qu’auxiliaires des forces de l’ordre, de ne pas rester les bras croisés, voir ces animaux féroces +les jihadistes+ détruire (notre) nation », après un conclave de deux jours tenu cette semaine à Gagnoa (230 km au nord-ouest d’Abidjan).
« Nous voulons user de nos pouvoirs mystiques, destinés au départ à maîtriser les animaux féroces, pour dompter ces terroristes jihadistes », a expliqué M. Traoré.
Ce conclave a décidé d' »une mobilisation des troupes +Dozos+, prêtes à riposter face à n’importe quelle attaque terroriste ».
Les Dozos sont devenus de facto des supplétifs des Forces républicaines (FRCI), l’armée ivoirienne, depuis la fin de la crise post-électorale de décembre 2010-avril 2011, qui a fait quelque 3.000 morts.
Les Dozos avaient combattu aux côtés des ex-rebelles du nord du pays, qui avaient porté le président Alassane Ouattara au pouvoir en avril 2011, après le refus de l’ex-chef de l’Etat Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à l’élection de novembre 2010.
Les Dozos seraient aujourd’hui environ 200.000, selon le ministère de l’Intérieur. Bien davantage que les forces de sécurité ivoiriennes.
Ces chasseurs traditionnels ont fait l’objet, fin 2013, d’un rapport accablant de l’Onuci, la mission de l’ONU en Côte d’Ivoire. Selon ce rapport, les Dozos ont tué au moins 228 personnes et en ont blessé 164 entre mars 2009 et mai 2013.
Quinze personnes ont été arrêtées dans le cadre de l’enquête de l’attaque à Grand Bassam, tandis que Kounta Dallah, le principal suspect est activement recherché.
L’attaque a été revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), en réponse à l’opération antijihadiste au Sahel menée par la France et ses alliés.

Par ck/eak/fra
Publié le mercredi 30 mars 2016  |  AFP

Source: http://news.abidjan.net/h/588215.html

CENTRAFRIQUE: LE NOUVEAU PRÉSIDENT TOUADÉRA S’ENGAGE POUR « LA PAIX »

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Le nouveau président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, élu le 14 février, a prêté serment mercredi à Bangui en promettant « de préserver la paix » dans son pays qui peine à sortir de trois années de graves violences intercommunautaires.

« Je jure de respecter scrupuleusement la Constitution (…) et de préserver la paix », a-t-il déclaré dans le stade de 20.000 places de Bangui, sécurisé par les Casques bleus. Le nouveau président s’est aussi engagé à remplir sa charge « sans aucune considération ethnique » et de ne jamais exercer son pouvoir « à des fins personnelles ».

Les chefs d’Etat de Guinée Equatoriale, Teodoro Obiang Nguema, et du Congo Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, ont assisté à la cérémonie d’investiture qui marque la fin de la transition née du renversement en 2013 de l’ex-président François Bozizé par la rébellion majoritairement musulmane de la Séléka et la courte prise de pouvoir de son chef, Michel Djotodia.

Egalement présents, les ministres français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault et de la Défense Jean-Yves Le Drian.

Le ministre de la Défense a annoncé, avant la prestation de serment de M. Touadéra, que la France allait mettre fin en 2016 à Sangaris, son opération militaire en Centrafrique, estimant sa mission de restauration de la sécurité accomplie.

« En l’espace de deux ans, la force Sangaris a réussi à ramener le calme et à empêcher l’inacceptable », a-t-il déclaré devant les forces françaises stationnées à l’aéroport M’Poko. « Bien sûr tout n’est pas résolu mais nous voyons enfin le pays sortir d’une longue période de troubles et d’incertitudes ».

Vêtu d’un costume sombre, le nouveau président s’est également engagé à « procéder à la refondation de l’armée, apolitique et non confessionnelle » et a lancé un appel à la « réconciliation nationale ».

– Panser les plaies –

Il a ensuite attentivement écouté le président de la Cour constitutionnelle, Zacharie Ndouba, s’adresser à lui.

« Vous incarnez désormais la nation toute entière et ses valeurs. Soyez fidèle au serment que vous avez prononcé. Vous serez le président de la réconciliation nationale », a déclaré Zacharie Ndouba, exhortant ses compatriotes à « taire nos rancoeurs et panser nos plaies ».

La Centrafrique, l’un des pays les plus pauvres au monde, tente de sortir de trois années de graves violences intercommunautaires qui ont ravagé son économie et l’ont profondément déstabilisé.

L’intervention de la force Sangaris fin 2013 et le déploiement de 12.000 Casques bleus de la Minusca ont fait retomber les violences, sans pour autant résoudre la somme de problèmes socio-économiques et sécuritaires.

La présidente de transition, Catherine Samba Panza, a remercié la communauté internationale pour son aide dans le « retour à l’ordre constitutionnel ». « Vive la République centrafricaine unie, réconciliée avec elle-même et désormais engagée sur la voie de la démocratie », a-t-elle lancé.

Parmi l’assistance, qui ne remplissait pas le stade, a priori pour des raisons de sécurité, Igor Ali, ingénieur, disait se réjouir « d’un grand événement qui nous permet de laisser les crises derrière nous ». « Nous sommes très émus », confiait-il.

« Nous avons trop souffert », déclarait Nadège, une commerçante, qui vit avec ses six enfants dans un camp de déplacés de la capitale. « Je veux que Touadéra désarme (les groupes armés) et que je puisse retourner chez moi ».

– ‘Un seul message: la paix’ –

Fred Belembi, un administrateur financier s’exclamait: « C’est une grande joie et une grande fierté de recevoir le monde ici. Il y a un seul message: la paix!. »

Tout au long du processus électoral de fin 2015, aux dates maintes fois reportées mais qui s’est déroulé dans le calme, les Centrafricains sont apparus unanimes pour souhaiter avant toute chose la paix. Nombre d’entre eux souffrent toujours des violences: sur une population d’environ 4,5 millions d’habitants, 450.00 sont encore déplacés et autant sont réfugiés dans les pays voisins, selon un récent rapport de Médecins sans Frontières.

« Il y a beaucoup d’espoir placé par les Centrafricains en Touadéra », constate une source diplomatique. « Les difficultés qui l’attendent sont nombreuses: Il devra notamment mettre en oeuvre le DDR (désarmement, démobilisation, réintégration) des groupes armés, or jusqu’à présent personne ne s’est réellement engagé à financer ce programme » estimé à 25 millions de dollars.

Autre défi du président: s’assurer d’une majorité parlementaire lui permettant de gouverner, alors qu’il a été élu comme candidat indépendant, au sein d’une classe politique minée par la corruption. Le second tour des législatives est prévu jeudi.

Cécile FEUILLATRE

Par IZF.net
Mercredi, 30 Mars, 2016
Bangui (AFP)

Egypte: lourdes peines de prison pour 23 pro-Morsi

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Un tribunal égyptien a condamné mercredi 23 partisans du président déchu Mohamed Morsi à de lourdes peines de prison pour une manifestation violente en 2013 après la destitution par l’armée du dirigeant islamiste, ont indiqué des responsables judiciaires.

Quinze d’entre eux ont été condamnés à la prison à vie -soit 25 années de détention en Egypte- pour des heurts qui ont coûté la vie à trois civils lors d’une manifestation le 5 juillet 2013, près des locaux de la télévision publique au centre de la capitale, selon deux responsables judiciaires.

Ils ont notamment été reconnus coupables « d’homicide volontaire », « d’usage d’armes » et de participation à un « attroupement », ont précisé ces responsables, qui ont ajouté que trois accusés avaient écopé de 15 ans de prison et cinq de 10 ans de prison dans cette même affaire.

Après l’éviction le 3 juillet 2013 de Mohamed Morsi, premier président élu démocratiquement en Egypte, le pays a connu plusieurs mois d’extrême violence durant lesquels les forces de sécurité ont réprimé dans le sang les rassemblements des pro-Morsi, tandis que des heurts opposaient dans les rues partisans et opposants du président islamiste.

Selon Amnesty international et Human Rights Watch, le nouveau pouvoir a tué en 10 mois plus de 1.400 manifestants pro-Morsi et emprisonné plus de 40.000 de ses partisans, notamment des membres de sa confrérie des Frères musulmans.

Le 14 août 2013, policiers et soldats (ont été accusés d’avoir) tué par balles plus de 700 manifestants pro-Morsi en faisant évacuer Rabaa al-Adawiya et une autre place du centre de la capitale.

Le chef de l’armée d’alors, le général Abdel Fattah al-Sissi, qui avait destitué M. Morsi, a ensuite été élu président en mai 2014, évinçant toute opposition de la scène politique.

Les organisations internationales de défense des droits de l’Homme accusent son régime d’être ultra-répressif et d’instrumentaliser la justice pour étouffer toute opposition. Des centaines d’islamistes, y compris M. Morsi, ont ainsi été condamnés à mort dans des procès de masse expéditifs dénoncés par l’ONU.

Par VOA avec AFP | 30-03-2016

Urgent ! Urgent ! : Des échauffourées entre les commerçants d’Adjamé et les forces de l’ordre

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©Photo archive Foum des marchés d`Adjamé, février 2015

Nous apprenons ce mercredi 30 mars que des échauffourées s’éclatent entre des commerçants du forum des marchés d’Adjamé, une commune située au nord d’Abidjan, la capitale économique de Côte d’Ivoire, et les forces de l’ordre.

Apparemment, nous n’avons pas d’informations détaillées à vous en faire un état de la situation, mais d’après ceux qui ont pu nous joindre par quelque moyen que ce soit, il semble évident que cela relève d’un litige entre lesdits commerçants et un Libanais qu’ils considèrent comme un chef de cartel qui veuille les exproprier de leur droit de bail après des clauses.

Nous vous en tiendrons informés ultérieurement.  Mais qu’il y ait une issue favorable à ce litige après l’implication des autorités, et que ces commerçants frappés d’une manière ou d’une autre par la crise économique mondiale, puissent regagner leurs commerces qu’ils ont désertés depuis quelques jours !

Kouroukanfouganews
Publié le 30 mars 2016

CI/Terrorisme: La prophétie nostradamusienne de Hamed Bakayoko sur la stigmatisation, voit le jour

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Rappelons-nous ces propos de notre  »sécuritocrate », Hamed Bakayoko, ministre de l’intérieur et de la sécurité, dans cette conférence de presse tenue le 22 mars à Abidjan, assistée par le procureur de la République, Christophe Adou Richard, dont le but était de dégager les nuages sur la zone d’ombre de l’attaque terroriste qui a endeuillé la cité balnéaire de Grand-Bassam, le 13 mars. « Nous n’avons aucun doute le concernant. Nous ne voulons pas donner de nationalité pour éviter des représailles au sein de la communauté. Il faut éviter de l’émotion au sein des populations », avait-il dit au sujet de Kounta Dallah, désigné après des enquêtes comme le suspect principal de cet acte terroriste lâche, pour devenir l’homme le plus recherché du pays, mais sans que sa tête ne soit mise à prix à plusieurs millions de francs CFA pour le retrouver immédiatement.

Il semble finalement que le ministre de l’intérieur ait eu raison sur l’indignation de certains ivoiriens dont la citoyenneté voulait que coûte que coûte des éclaircissements sur l’identité des terroristes soient faits, dont le suspect numéro un Kounta Dallah. Car après l’arrestation de deux maliens par les autorités maliennes, dans les localités de Gossi et Goundam, qui ont activement participé à l’attaque terroriste de 13 mars, la stigmatisation des ressortissants maliens par certains ivoiriens ayant le penchant xénophobe, voit malheureusement le jour.

Il suffit de mettre sur la Toile l’accent sur ces deux suspects interpellés par les autorités maliennes, vendredi 25 et samedi 26 mars, pour que quelques propos xénophobes à l’encontre des ressortissants maliens vivant dans la probité dans notre chère patrie soient inhérents à votre article. N’est-ce pas d’ignorer les efforts coopérationnels des forces de la lutte antiterroriste maliennes et de leur bonne foi ? N’est-ce pas d’être dépourvu de cet esprit subtil qui puisse prévoir l’utilisation des Ivoiriens par Aqmi dans des éventuelles opérations terroristes sur des terres étrangères ?

Kouroukanfouganews
Publié le 30 mars 2016