SODECI, vendeuse de l’eau de Javel à l’Ivoirien nouveau

image

La société de distribution d’eau de la Côte d’Ivoire (SODECI), dans la plupart des localités où elle se fait de la bonne fortune avec ses factures de plus ou moins chères incompatibles avec son approvisionnement sporadique, ne nous distribue pas de l’eau saine bien traitée, mais de l’eau excessivement javellisée.

Dans un pays, où consommer quotidiennement une bouteille d’eau minérale, coûtera cher au salaire d’un fonctionnaire moyen loyal, mettre une barrique d’eau de Javel dans une barrique d’eau à traiter, ne neutralisera pas les bactéries ou les microbes nuisibles à notre santé qui n’est pas du tout prise en charge, mais nous neutralisera plutôt avec son surdosage pernicieux.

Si l’eau de Javel a eu ses vertus sanitaires salutaires, depuis la découverte, en 1774, du dichlore Cl2 par le suédois Carl Wilhelm Scheele, et sa dissolution par le chimiste français Claude Louis Berthollet, en 1787, et son amélioration par le pharmacien Antoine Germain Labarraque, en 1820, l’eau de Javel pourra jouer un rôle nocif dans notre santé.

Ses effets désinfectant, bactéricide, fongicide, sporicide et virucide sont très utiles pour nos ménages, pour nos administrations et surtout pour nos hôpitaux, mais sachons que le dichlore est un gaz jaune verdâtre, toxique et irritant pour les yeux, la peau et les voies respiratoires. En outre, en atmosphère confinée (la douche par exemple), d’après les scientifiques, l’inhalation d’une importante quantité de ce gaz peut être fatale pour notre santé. Et de surcroît, à part cet avertissement des scientifiques, l’excès en toute chose nuit. Trop de viande rouge, aggrave les hémorroïdes.

Il serait temps donc que les autorités, en collaboration avec des services sanitaires, et pourquoi pas avec les responsables de la société civile, prennent des mesures concrètes, afin de veiller sur la santé de l’Ivoirien nouveau, en enjoignant aux responsables de cette SODECI qui se fait chaque année un gain de plus de 6 milliards de Francs CFA, d’accorder une formation adéquate à ses personnels qui traitent nos eaux qui nous sont vitales.

Par Kouroukanfouganews
Lundi 29 février 2016

Publicités

Le ring de 2020 aura bien lieu, mais Soro sera-t-il le candidat idéal pour la succession d’ADO ?

image

Alors que le PDCI et le RDR sont en conclusion d’un contrat de mariage forcé, Alain Lobognon, l’ex-ministre des Sports et du service civique, forcé à la démission suite à une affaire des malversations, persiste et signe, dans une déclaration qui fera sans doute mouche dans l’alliance RHDP, que Soro Kigbafori Guillaume serait (au conditionnel) le candidat idéal pour la succession d’Alassane Dramane Ouattara dit Ado.

Après le bouche-à-l’oreille, le journal La Tribune Ivoirienne en fait la Une de son son journal paru ce lundi 29 février 2016, que Kouroukanfouganews rapporte en respectant l’intégralité du texte d’auteur.

Titre: Bataille pour la succession de Ouattara/ Alain Lobognon déjà en campagne pour Guillaume Soro : «Il serait le candidat idéal… Que ceux qui ont mangé avec Houphouët cèdent la place»

Texte: Alain Lobognon était le samedi 27 février 2016, face à des jeunes de Marcory réunis au sein du Mouvement pour l’émergence de la République de Côte d’Ivoire (Merci). Ce mouvement qui se réclame de Guillaume Soro célébrait sa sortie officielle.
L’invité principal Alain Lobognon, s’est adressé à son auditoire en défenseur inconditionnel de Guillaume Soro qu’il présente comme un «exemple pour les générations actuelles». En dépit de tout ce qui est écrit sur lui, ces derniers temps, Alain Lobognon a invité les jeunes à rester concentrés derrière le président de l’Assemblée nationale. Un homme qu’il a couvert, sans se lasser, de tous les mélioratifs.
« Soro, homme de courage qui sacrifie sa vie pour les autres, Soro homme grâce à qui une élection transparente s’est déroulée en 2010, Soro combattant des libertés, Soro homme du moment… », a-t-il encensé à profusion. Lequel franchit même le rubicond quand il déclare sans sourciller: «Il serait l’homme idéal, le candidat idéal de la jeunesse de Côte d’Ivoire. Vous avez choisi Guillaume Soro peu importe ce qui sera dit sur lui. Forgez-vous des convictions en ayant vos convictions propres».
Alain Lobognon sans gants porter, va même plus loin en conseillant la retraite à la vieille garde politique. Pour lui, 2020 sera le temps d’une nouvelle génération politique. «Il ne faut pas qu’on nous dise que ceux qui ont mangé avec Houphouët doivent être Présidents. Les dinosaures doivent laisser la place aux jeunes», martèle l’ex-ministre des Sports et du service civique, évincé sur des soupçons de malversation portant sur la prime des Eléphants footballeurs.

Notons qu’à cette cérémonie, le député Idy Traoré représentait Guillaume Soro. C’est lui qui a investi le président du mouvement Merci Koné Moussa, dans ses fonctions.

SD

Par La Tribune Ivoirienne
Lundi 29 février 2016

NB: cet article est modifié par l’insertion d’un titre, d’une préface et d’une photo.

Merci pour votre visite

Afrique du Sud : Dlamini-Zuma s’y voit déjà

image

Son mandat à la tête de la Commission de l’UA arrivera à échéance en juin, et tout porte à croire qu’elle a choisi d’en rester là pour mieux se concentrer sur une autre bataille : celle qui pourrait lui permettre de remporter la présidence de l’ANC et, partant, celle du pays.

La nuit tombe sur Addis-Abeba en ce 31 janvier. Le 26e sommet de l’Union africaine (UA) vient de s’achever, et l’effervescence de ces dernières quarante-huit heures a déjà quitté le siège de l’organisation. Mais, dans le hall d’acier et de verre, un petit groupe de journalistes sud-africains continue de faire le pied de grue. Ils savent que, comme chaque année, leur compatriote et présidente de la Commission de l’UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, 67 ans, prendra le temps de les débriefer.

La voici qui finit par arriver, pas lent et sourire doux, malgré une fatigue visible. Quelques journalistes étrangers tentent de se mêler à leurs confrères. Ils ne seront pas admis – consigne de la présidente. Des années 1990 et de l’époque où, jeune ministre de la Santé de Nelson Mandela, elle a été critiquée pour avoir mal géré la lutte contre l’épidémie du sida, elle a gardé une défiance certaine à l’égard de la presse. Pour ne rien arranger, depuis qu’elle a ravi à Jean Ping la présidence de la Commission de l’UA, en juillet 2012, elle est sans cesse accusée de faire passer son pays avant le reste du continent.

Un poids lourd de l’ANC

La critique est récurrente ces derniers mois. Il faut dire que, en Afrique du Sud, une autre bataille s’annonce et que la campagne promet d’être au moins aussi violente que celle qui l’a opposée au candidat gabonais : en 2017, Jacob Zuma quittera la présidence du Congrès national africain (ANC). La place est à prendre, et l’enjeu est simple : le vainqueur de cette super-primaire sera le prochain président de l’Afrique du Sud. Or Nkosazana Dlamini-Zuma est un poids lourd de l’ANC. En 2007 déjà, son nom avait circulé pour succéder à Thabo Mbeki à la présidence. Aujourd’hui, elle fait partie des favoris au côté de Cyril Ramaphosa, vice-président du parti et du pays.

Comme de coutume à l’ANC, aucun des deux prétendants ne s’est déclaré officiellement. Mais leurs soutiens sont déjà sortis du bois. Trois influents gouverneurs de province (ils appartiennent à ce que l’on surnomme la premier league) ont appuyé la candidature de Dlamini-Zuma. Son ex-mari et père de ses quatre enfants ne fait pas non plus mystère de ses préférences (« L’Afrique du Sud est prête pour avoir une femme à sa tête », a-t-il déclaré) -, et ce soutien n’est pas mince quand on connaît l’habileté tactique du chef de l’État.

Bref, elle se prépare sans doute au combat d’une vie, et l’on comprendrait sans peine que cela accapare son esprit. À Jeune Afrique, qu’elle a finalement accepté de recevoir dans un salon immaculé du 18e étage du siège de l’UA, elle soutient pourtant le contraire. Cette femme autoritaire, qui a déjà rang de chef d’État, arrive précédée d’une délégation crispée. Se représentera-t-elle à la présidence de la Commission lors du prochain sommet de l’UA, à Kigali, en juin ? « Pour l’instant, je veux me concentrer sur ce qu’il me reste à faire pour le continent. »

Je suis fière de mon travail ici, assure-t-elle

Elle est plus prolixe pour évoquer son bilan à Addis-Abeba : « Je suis fière de mon travail ici », assure-t-elle, citant notamment l’Agenda 2063, son plan pour le développement du continent. Elle a soin d’insister aussi sur la féminisation de l’institution (il y a deux fois plus de femmes parmi les cadres de l’UA qu’avant son arrivée, ce qui suppose qu’il a fallu leur faire de la place…) ou de rappeler la création d’une académie pour former les futurs employés de l’UA.

Comme lors de son passage au ministère sud-africain de l’Intérieur, entre 2009 et 2012 (le portefeuille qui lui a valu le plus d’éloges), elle s’est donc concentrée sur les réformes administratives. Sa gestion de l’épidémie d’Ebola, dont elle se dit fière – 800 professionnels de santé ont été envoyés pour combattre la maladie en Afrique de l’Ouest – ne fait en revanche pas l’unanimité. Beaucoup lui opposent la lenteur de la réaction de l’UA. Les mêmes affirment qu’il y a bien peu de crises sécuritaires qu’elle pourrait se targuer d’avoir aidé à résoudre même si, en évoquant la possibilité d’envoyer une force au Burundi sans avoir l’aval de Bujumbura (projet aujourd’hui enterré), la Commission avait adopté une position particulièrement audacieuse. « J’ai participé à de nombreuses réunions sur le Burundi, le Soudan du Sud ou la Somalie, poursuit-elle. Mais les négociations de paix, cela ne se fait pas en public. Je ne veux pas non plus que mes discours donnent l’impression que l’Afrique est tout entière traversée de conflits : ce n’est pas vrai ! »

À vouloir projeter une vision idéalisée du continent, ne se voile-t-elle pas la face ? « Elle est très convaincue de la puissance de son pays, assure un ancien diplomate français. Elle croit aussi fondamentalement à la supériorité du dialogue sur la force. Lorsque nous travaillions ensemble sur la crise ivoirienne, au début des années 2000 [lorsqu’elle était ministre des Affaires étrangères], elle torpillait systématiquement toute mesure coercitive. »

Quels sont les reproches qui lui sont faits ?

Dans les couloirs de l’UA, certains (et ils sont surtout francophones) ont une explication plus simple : pour avoir des résultats, encore faudrait-il qu’elle passe plus de temps à Addis-Abeba et moins en Afrique du Sud… « Quand on ne la voit pas ici, cela ne veut pas dire qu’elle est en Afrique du Sud, répond son porte-parole, Jacob Enoh Eben. Son planning est très chargé. Elle veut délocaliser au maximum ses activités pour rapprocher l’UA des Africains. » Il n’empêche : Nkosazana Dlamini-Zuma n’a jamais quitté ni la Ligue des femmes de l’ANC ni le comité exécutif national du parti, son organe suprême. « Elle assiste toujours à leurs réunions », confirme un diplomate européen en poste à Pretoria. Son agenda, qui permettrait de trancher la question, n’est pas rendu public.

L’autre reproche qui lui est fréquemment adressé concerne son entourage, majoritairement constitué de ressortissants d’Afrique australe. Son ancien directeur de cabinet, le Burkinabè Jean-Baptiste Natama, n’est resté que deux ans et demi avant de démissionner pour se présenter à l’élection présidentielle dans son pays – il a été remplacé par une Zimbabwéenne, Jennifer Susan Chiriga. « Même s’il l’avait voulu, je ne suis pas sûr que Natama aurait tenu beaucoup plus longtemps », confie un membre du cabinet qui insiste sur la rivalité et le soupçon qui empoisonnaient les relations entre Natama et Baso Sangqu, le « conseiller principal » de Dlamini-Zuma.

Ancien ambassadeur sud-africain à l’ONU, cet homme constamment pendu à son téléphone est le véritable chef d’orchestre de l’équipe. Lui, comme deux autres conseillers et plusieurs autres membres de son staff aux fonctions moins prestigieuses, est directement payé par Pretoria. De quoi faire grincer quelques dents à Addis-Abeba. « C’est un mauvais procès, conteste Jacob Enoh Eben. Connaissez-vous un dirigeant qui ne choisisse pas des collaborateurs en qui il a toute confiance ? »

Il était entendu qu’elle ne ferait qu’un seul mandat et qu’après ce serait au tour de l’Afrique du Nord. Les Sud-Africains ont l’air de vouloir tenir parole, admet un diplomate algérien

Malgré tout, Dlamini-Zuma nie toute mainmise sud-africaine sur l’UA. « Cette présidence était au contraire un moyen de remercier le continent pour les sacrifices consentis pour la liberté de l’Afrique du Sud », affirme-t-elle, parlant déjà au passé. Il est vrai que l’Afrique du Sud est l’un des principaux pays contributeurs au budget de l’organisation. Mais son élection, en 2012, a pulvérisé pour longtemps la règle non écrite qui voulait qu’aucun grand pays n’occupe ce poste stratégique. Désormais, l’Algérie, l’Égypte ou encore le Nigeria seront fondés à le revendiquer… « Avant son élection, il y a eu un deal, affirme d’ailleurs un diplomate algérien. Il était entendu qu’elle ne ferait qu’un seul mandat et qu’après ce serait au tour de l’Afrique du Nord. Les Sud-Africains ont l’air de vouloir tenir parole. »

Mais comment Zuma a-t-il pu promettre aussi facilement que sa candidate ne ferait qu’un seul mandat ? Faut-il en déduire que, fin stratège, il avait tout prévu ? Qu’il réfléchissait, depuis plusieurs années déjà, aux possibles scénarios de sa succession et à la manière de s’assurer une retraite tranquille, à l’abri d’éventuelles poursuites judiciaires ? Divorcés depuis 1998, les anciens époux ont conservé de bonnes relations et, rétrospectivement, l’hypothèse est séduisante. Cela expliquerait pourquoi l’Afrique du Sud a mis tant d’énergie à détrôner Jean Ping au terme de son premier mandat et pourquoi Dlamini-Zuma a conservé un pied sur la scène politique sud-africaine. Si tout se passe comme prévu (mais la partie est loin d’être gagnée), le poste de présidente de la Commission aura été, pour elle, un marchepied de luxe vers le sommet de sa carrière.

LA PRÉSIDENTE DONT L’AFRIQUE DU SUD A BESOIN ?

Contrairement à son principal rival, le vice-président du parti et du pays, Cyril Ramaphosa, Nkosazana Dlamini-Zuma a peu de contacts dans les milieux d’affaires – contacts qui seraient sans nul doute utiles pour relancer une machine économique grippée. Elle a pour elle en revanche une réputation d’intégrité et de sérieux dans la gestion des administrations publiques.

Cette image, elle se l’est forgée au fil de ses passages au gouvernement (elle a été ministre sans discontinuer de 1994 à 2012 sous les présidences de Nelson Mandela, Thabo Mbeki et Jacob Zuma) et ce n’est pas rien compte tenu de la piètre efficacité de certains ministères – notamment celui de l’Éducation – et du climat de prédation qui anime une bonne partie de l’élite sud-africaine… Mais aura-t-elle les mains suffisamment libres si elle obtient ce poste grâce à son ex-mari ? Jacob Zuma, à n’en pas douter, a ses propres intérêts à cœur et ne jettera pas tout son poids dans la bataille sans avoir obtenu au préalable quelques garanties.

Pierre Boisselet

Par Jeune Afrique : http://www.jeuneafrique.com/mag/303885/politique/afrique-sud-dlamini-zuma-sy-voit-deja/

Gambie : appel à faire la lumière sur la mort d’un syndicaliste en prison

image

La Fédération internationale des travailleurs des transports appelle le président Jammeh à faire la lumière sur la mort en détention, le 21 février, d’un leader syndical gambien qui pourrait avoir été « torturé ».

La Fédération internationale des travailleurs des transports (ITF) appelle le président Yahya Jammeh à faire la lumière sur la mort en détention, le 21 février, d’un leader syndical gambien.

Sheriff Diba, dirigeant du Syndicat national des transporteurs de Gambie, affilié à l’ITF, est décédé dans une clinique près de Banjul après, « selon certaines informations, avoir été maltraité et torturé alors qu’il était entre les mains de la NIA », les services de renseignements gambiens, écrit l’ITF, dont le siège est à Londres, dans une lettre envoyée vendredi à M. Jammeh.

L’organisation appelle le chef de l’Etat gambien à mettre en place « une commission nationale d’enquête, comprenant des membres du Syndicat national des transporteurs de Gambie, pour faire la lumière sur les circonstances exactes de la mort de Sheriff Diba ».

Diba avait été évacué vers la clinique privée après un malaise survenu alors qu’il était, selon une source au sein de cet établissement et l’ITF, en garde à vue à Banjul avec huit autres membres de son syndicat. La date de leur arrestation n’a pas été précisée.

« Sheriff Diba est mort trente minutes après son arrivée à la clinique. Il était en compagnie d’un policier et de membres de sa famille et respirait difficilement. Les médecins ont vainement tenté de le réanimer », a affirmé à l’AFP une source au sein de la clinique.

Le syndicaliste et les huit autres responsables avaient été présentés à un juge le 11 février et accusés de « crime économique », selon une source proche du dossier.

Le gouvernement gambien avait interdit le Syndicat national des transports de Gambie le 25 janvier, l’accusant de « prélèvement illégal », de 2006 à 2015, sur les transporteurs du pays.

Selon l’ITF, les syndicalistes ont réclamé ces dernières semaines une baisse du prix du carburant en Gambie.

Les huit autres responsables des transporteurs ont été libérés sous caution le 21 février, après la mort de Sheriff Diba, selon l’ITF et la source proche du dossier.

Parvenu au pouvoir par un coup d’Etat sans effusion de sang en 1994 puis élu en 1996, et réélu trois fois depuis, M. Jammeh dirige d’une main de fer la Gambie, petit Etat anglophone d’Afrique de l’Ouest enclavé dans le territoire du Sénégal, hormis sa façade atlantique.

Par VOA avec AFP | 28-02-2016

Sauf la photo, le texte est une publication de VOA avec AFP

Une semaine après l’exécution sommaire de Yacou le Chinois, pas de mea culpa de Nindorera et ces ONG bizarres

image

Nous avons célébré le septième jour de l’exécution sommaire de Yacou le Chinois et ses co-détenus, dans la surdité-mutité des autorités qui nous ont promis, après le mensonge délibéré, l’ouverture d’une enquête judiciaire, et de ces ONG bizarres qui tiraient la sonnette d’alarme pour compatir à la quérimonie des détenus FPI, condamnés pour des crimes qu’ils ont commis pendant la crise post-électorale.

En flash-back, la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA) a été le théâtre d’un affrontement violent sanglant, samedi le 20 février passé, qui a opposé les gardes pénitentiaires appuyés par des forces de l’ordre de tout genre, aux détenus du bâtiment C, qui revendiquaient plus de droit de détention, notamment le droit de sortie à la journée dont le Satan peut bénéficier de Dieu à l’Enfer, mais qui leur a été refusé par un simple  »Niet ».

Le bilan officiel nécrologique de cette journée tragique, rendu public quelques temps après, était que l’on déplorait 2 morts, dont un garde pénitentiaire et le colonel Yacouba Coulibaly dit Yacou le Chinois, devenu célèbre par ses frasques qui dérangeaient finalement les autorités, mais, ce que l’on ne peut ignorer, par sa lutte pour mettre fin à certaines pratiques sexuelles que les prêtres et les ONG n’ont pu conjurer, nuisibles à la santé des détenus: pédophilie, sodomie, viol, et cetera.

Mais un jour après, le bilan a été 10 fois revu à la hausse avec 10 morts, 9 détenus abattus et un garde pénitentiaire dézingué, le poker menteur ayant été alors découvert, poussant honteusement les autorités à promettre l’ouverture d’une enquête judiciaire pour déterminer les circonstances affreuses de cette hécatombe qui fait des cas rares depuis la construction de cette geôle en 1980, sphère de toutes les privations de droit de détention, de tous les deal et trafics mafieux, dénoncés aujourd’hui par quelques voix inaudibles qui se sont levées.

Or, cette probable enquête, pourrait, d’après les révélations de certains confrères, buter contre la déportation, oh ! je veux dire contre le transfèrement des témoins oculaires et auriculaires, dans de différentes prisons à l’intérieur du pays: Bouaké, Dimbokro et Grand-Bassam.

A part la déclaration dans la foulée, contre toute attente, du FPI par la voix de son leader contesté, c’était au tour de parti politique, Liberté et démocratie pour la république (LIDER), dirigé par le Pr Mamadou Koulibaly, de condamner, fermement, par la voix de son leader, l’insécurité qui règne dans les prisons ivoiriennes. « LIDER condamne fermement l’insécurité qui règne dans nos prisons et réclame qu’une enquête diligente soit menée, que toute la lumière soit faite et portée à l’attention du public », a-t-il dit dans un communiqué rendu à la presse, le mardi qui suivait le deuil des parents.

Or les ONG, qui s’ingéraient sans retenue dans la gestion des affaires de nos prisons, qui se souciaient plus des prisonniers soi-disant politiques que des prisonniers de droit commun, sombrent aujourd’hui dans une totale surdité-mutité qui les empêche de faire leur mea culpa.

Rétrospectivement, précisément en mai 2014, nous pourrions entendre la voix papale d’Eugène Nindorera, le chef de la division droits de l’homme de la Mission des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci), s’inquiéter sur les ondes de Radio France internationale (RFI): « Yacou le Chinois est quelqu’un qui a le sentiment d’être au-dessus des lois et qui bénéficie de certaines protections. Il faudrait mettre fin à cette situation le plus rapidement possible. ». Une voix qu’on ne pourra plus entendre, à cause de la connotation suspecte de sa dernière phrase:  »Il faudrait mettre fin à cette situation le plus rapidement possible ».

Par Kouroukanfouganews
Publié le 27 février 2016

MOGADISCIO: AU MOINS 12 MORTS DANS UNE ATTAQUE SHEBAB CONTRE UN HÔTEL

image

Au moins 12 personnes ont été tuées vendredi soir à Mogadiscio dans une attaque contre un hôtel et un jardin public voisin, revendiquée par les insurgés islamistes shebab.

Deux explosions, suivies de tirs à l’arme automatique pendant plus d’une heure, ont secoué la capitale somalienne aux environs de 19H45 (16H45 GMT).

« L’une des explosions a eu lieu près du Peace Garden (un jardin public, ndlr) et l’autre près de l’hôtel (voisin) SYL. J’ai vu 12 civils tués, mais le nombre (de morts) pourrait être bien plus élevé », a déclaré Ibrahim Mohamed, un responsable de la police somalienne.

Selon un journaliste de l’AFP, les tirs entendus sur place avaient complètement cessé peu après 21H00 (18H00 GMT).

Alors qu’elle était toujours en cours, les islamistes radicaux shebab ont revendiqué l’opération, dans un bref communiqué posté sur leur compte Instagram.

« Des membres des moudjahidine ont lancé une attaque contre l’hôtel SYL près du palais présidentiel. L’attaque a débuté par un attentat-suicide et une fusillade s’en est suivie », a déclaré le groupe.

L’hôtel SYL, un établissement de bon standing, est situé près de l’enceinte ultra-sécurisée de la Villa Somalia, complexe fortifié abritant la présidence somalienne et les bureaux du Premier ministre.

Le Peace Garden est un jardin public situé à proximité de l’hôtel, très prisé des habitants de Mogadiscio, notamment le vendredi. Le jardin propose des jeux pour enfants et abrite des terrasses de café.

Selon le correspondant de l’AFP à Mogadiscio, la première explosion, de forte intensité, a retenti à 19H45 (16H45 GMT) et la seconde quelques minutes plus tard.

Des zones d’ombres entouraient encore l’opération des shebab: on ignorait notamment si un éventuel commando avait pu s’introduire dans l’hôtel SYL.

– Modus operandi éprouvé –

Les shebab ont mené ces derniers mois des opérations avec un mode opératoire récurrent: un véhicule piégé est lancé à vive allure contre l’enceinte souvent fortifiée d’un hôtel, par un chauffeur kamikaze. Puis un commando armé pénètre à l’intérieur de l’établissement pour abattre la clientèle et le personnel.

Le 1er novembre, une douzaine de personnes avaient été tuées dans l’attaque menée à l’aube par les shebab de l’hôtel Sahafi, situé près du carrefour K4 au centre de Mogadiscio et fréquenté par des parlementaires, des fonctionnaires et des hommes d’affaires.

En février 2015, une attaque similaire avait visé un hôtel de standing de Mogadiscio, le Central Hotel, faisant plus de 20 morts.

Un mois auparavant, en janvier 2015, c’était l’hôtel SYL qui était déjà visé par un attentat-suicide ayant fait cinq victimes.

Confrontés à la puissance de feu supérieure de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom), déployée en 2007 en Somalie, les shebab ont été chassés de Mogadiscio en août 2011.

Ils ont ensuite perdu l’essentiel de leurs bastions, refusant le plus souvent le combat conventionnel au profit d’opérations de guérilla et d’attentats-suicides.

Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides – souvent jusque dans la capitale somalienne – contre les symboles du fragile gouvernement somalien ou contre l’Amisom.

Ces derniers mois, ils ont revendiqué des opérations spectaculaires, tant à Mogadiscio que contre des bases de l’Amisom.

Le 2 février, ils ont ainsi affirmé être les auteurs d’un attentat à l’explosif en partie raté contre un avion de ligne d’une compagnie régionale au départ de Mogadiscio, qui a fait un mort, le poseur de bombe présumé.

Fin janvier, ils s’en étaient pris à un restaurant très populaire, le Lido Sea Food, sur le front de mer de Mogadiscio, faisant une vingtaine de morts.

Une semaine plus tôt, ils avaient mené une attaque de grande envergure contre un camp du contingent kényan de l’Amisom à El-Adde, dans le sud de la Somalie. Ils ont depuis affirmé avoir tué plus de 100 soldats kényans, des informations invérifiables mais jugées crédibles par deux sources sécuritaires à Nairobi et soutenues par la publication de photos montrant des dizaines de soldats kényans tués dans la base détruite.

Par IZF: http://www.izf.net/afp/mogadiscio
Vendredi, 26 Février, 2016
Mogadiscio (AFP)

Sarko et le sarkozysme aveuglant : l’usurpation d’une révolution ivoirienne

image

Le Nègre n’aime pas entrer dans l’histoire, aujourd’hui l’on peut le concevoir et le dire, comme Sarkozy dans son blingbling l’a lui-même dit autrement, au Sénégal, lors de son fameux discours devant les étudiants, les enseignants et les personnalités politiques à l’université Cheikh-Anta-Diop de Dakar, que «le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire». Donc n’en faisons plus un tollé, car cela s’apparente vrai, d’autant plus que l’Homme ivoirien, d’un camp ou d’un autre, lui a vendu, comme un produit chintok bon marché, sa révolution victorieuse de plus d’une décennie désastreuse.

Parler de sarcophage de Sarkozy couvert d’un large drap patchwork à trames tissées par des affaires Pygmalion, Les Sondages de l’Élysée, Karachi, Financement libyen, Lagarde/Tapie, Voyages d’affaires suspects, et cetara et cetera, retardera notre introduction à la matière. Envoyons-les aux calendes grecques, car nous n’en aurions besoin plus que le dossier de la crise politico-militaire ivoirienne de 19 septembre 2002 dont le dénouement heureux fut l’organisation d’une première élection présidentielle transparente en octobre et novembre 2010, remportée par Dr. Alassane Dramane Ouattara, grâce à une coalition baptisée RHDP (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix).

La crise politico-militaire de 19 novembre 2002 au 28 novembre 2010

De manière coordonnée, mais déjouée, car n’ayant été sans doute d’une des stratégies de l’art de la guerre de Sun Tzu, trois principales villes de Côte d’Ivoire (Abidjan, Bouaké, Korhogo) sont attaquées par des hommes lourdement armés jusqu’aux dents, qui se rangeront plus tard sous la bannière des Forces armées des forces nouvelles (FAFN), dirigées politico-militairement par des acteurs affichés et occultes, dont l’ancien secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci), Soro Kigbafori Guillaume.

Lors de ces attaques simultanées, Gbagbo Laurent alors jouissant sur un fauteuil présidentiel qu’il a ramassé dans la rue, en roulant le général Robert Guéï dans la farine levurée, tombé tout de suite dans la paranoïa, ordonna des tentatives d’assassinat pour vouloir la peau de ceux qu’il considérait comme les commanditaires de cette tentative de putsch : Alassane Ouattara et autres se sont retrouvés dans des endroits sûrs, mais Guéï et autres abattus â bout portant.

Bien sûr que c’était une tentative de coup d’État avortée, mais Soro et ses acolytes et ses parrains indexés burkinabè qui leur avaient accordé une formation militaire ingénieuse au camp de Pô, avaient un plan B qui remédiera bientôt aux revers d’un plan A: couper le pays en deux pour pouvoir dans état de force négocier surtout sur le concept d’ivoirité suicidaire, cause de la marginalisation des ressortissants du Nord et des étrangers naturalisés conformément à certains articles de citoyenneté, mais cause valable de chasser un régime xénophobe du pouvoir.

Quoiqu’ils perdent Abidjan, les villes de Korhogo, au Nord, et de Bouaké, au Centre, resteront sous leur contrôle, à partir desquelles ils étendront leur territoire jusqu’à l’Ouest, et n’eût été l’ingérence militaire de Paris qui exigea une zone tampon, les FAFN auraient reconquis Abidjan échappé à leur main, pour arrêter Laurent ou le pousser à l’exil.
image
L’ingérence de l’ancienne puissance coloniale dans cette guerre civile est, d’après quelques analyses minutieuses, quasi-totalement néocolonialiste. Elle maintenait toujours et sans faille un vieil accord militaire séculaire, qui lui permettait de faire la mainmise sur les richesses du pays, qui, en cas d’attaque étrangère ou de tentative de déstabilisation de la Côte d’Ivoire, lui conférait tous les droits de faire intervenir ses centaines de soldats stationnés en Côte d’Ivoire, avant et après la colonisation. Les Forces nouvelles, ayant été des dignes fils du Pays, qui combattaient les forces maléfiques de l’exclusion, et n’ayant pas été des forces d’une attaque étrangère, le colonisateur n’était embarrassé sur le champ de bataille que de protéger la force présence de ses ressortissants et de leurs biens et ses biens au détriment du bien-être d’une partie du peuple exclu en détresse.

Nous allons connaître plusieurs accords (Linass-Marcoussis, le premier, le 26 janvier 2003 et multiple Accra et Ouaga) et gouvernements piétinés par le camp de l’homme versatile que tout le monde surnommait finalement  »Le boulanger », rien que pour tirer l’épine du pied du pays et le sortir d’une ornière pleine de malheurs, de misères et d’événements mortuaires. Et même l’armée française forte de la présence de ses centaines de soldats, qui jouait le chat et la souris, n’en était pas épargnée ; elle en a payé un lourd tribut, le 6 novembre 2004, en perdant neuf de ses soldats plus un humanitaire américain zigouillés dans des bombardements de deux Sukhoï SU-25 de l’aviation des Forces loyales à Gbagbo, lancés contre le QG des FAFN, Bouaké, mais qui par erreur, s’il y avait erreur, ont frappé la base française. Les pilotes de ces Sukhoï étaient des biélorusses qui, dix jours après, se sont retrouvés sur le sol togolais, et évanouis dans la nature.

Avant que Chirac, très en colère, ne donne l’ordre de détruire tous les moyens aériens militaires d’un État souverain, les forces françaises avaient déjà riposté en détruisant les deux Sukhoï ainsi que trois Mil Mi-24 et un Mil Mi-8 postés sur la base de Yamoussoukro, une quinzaine de minutes suivant la prétendue bévue. Voici le début d’un sentiment anti-français animé par le  »Général de la rue »: Charles Blé Goudé.
image

L’apaisement de cette crise socio-politico-militaire, hantée des fantômes de charniers, jalonnée de fosses communes creusées par les Escadrons de la mort, émaillée des exactions, des exécutions sommaires, des viols, que les deux camps belligérants se renvoient jusque maintenant, seront les accords mémorables de Ouagadougou signés le 4 mars 2007 sous l’égide de Blaise Compaoré qui a pu permettre un contact entre les deux parties belligérantes pour en finir une fois pour toutes avec plusieurs années de guerre dévastatrice et sanglante. Nous en connaissons les fruits: la reconduction de Gbagbo dans son poste, la nomination de Soro comme Premier ministre d’un gouvernement de transition, la Flamme de la paix, l’organisation de l’élection présidentielle le 31 octobre 2010.

La crise post-électorale

Le 2 décembre, suite à la proclamation des résultats de l’élection présidentielle de 28 novembre 2010, par Youssouf Bakayoko, président de la Commission électorale indépendante (CEI), qui annonça la victoire d’Alassane Ouattara avec 54,10 % des voix, contre 45,90 % pour Laurent Gbagbo, avec un taux de participation de 81,1 %, un autre malheur s’abat sur l’espoir des Ivoiriens qui vont trébucher sur leur seule planche de salut dans une mer houleuse.

Le Conseil constitutionnel, par la voix de son président, Paul Yao N’Dre, un des proche de la Première dame d’alors, Simone Gbagbo, nommé plus tôt par Gbagbo, le 8 août 2009, conteste les résultats proclamés par Bakayoko. Pour lui, la date de l’annonce des résultats, ayant été retardée, c’était au Conseil constitutionnel de les proclamer.

Après cette annonce ahurissante, les forces régaliennes fermeront les frontières (sous leur contrôle), et N’Dre pourra annoncer le 3 novembre ses résultats à lui comme bon lui semblera, en muant le vainqueur en vaincu, et le vaincu en vainqueur. Pour cela, on annulera les résultats dans sept régions du Nord. On inversera donc ces résultats en faveur de Gbagbo qui sera alors crédité de 51,45 % des votes alors que Alassane Ouattara n’aura plus que 48,55 %.

Les voix, de l’opinion nationale et internationale, se lèvent partout pour dénoncer l’abus extrajudiciaire de Paul Yao N’Dre, et même l’envoyé spécial de l’Onu en Côte d’Ivoire, Young-jin Choi, proclame haut et fort la victoire de Ouattara : « Les résultats du second tour de l’élection présidentielle tels qu’annoncés le 2 décembre par la commission électorale ne changent pas, ce qui confirme que le candidat Alassane Ouattara a remporté le scrutin».

Malgré cela, Gbagbo, comme l’on le sait trop récalcitrant, Gbagbo s’investira le 4 décembre, et après avoir déclaré que : « La souveraineté de la Côte d’Ivoire, c’est elle que je suis chargé de défendre et elle je ne la négocie pas », nommera Gilbert Aké, un économiste qui lui est proche, comme Premier ministre.

Ouattara ne tardera pas à prêter serment, et lui aussi après avoir déclaré que « Je voudrais vous dire que la Côte d’Ivoire est maintenant en de bonnes mains », reconduira Guillaume Soro comme Premier ministre.

Gouvernement Hôtel du Golf, gouvernement Bunker, qui délogera qui ?

Les terrasses de l’Hôtel du Golf devenu le Palais du vainqueur, Ouattara, et du Palais présidentiel officiel, occupé par le vaincu, Gbagbo, pour devenir un bunker poudrière, résonneront des cliquetis des ballets diplomatiques pour essayer de trouver une solution immédiate qui puisse sortir le pays de cet autre chaos.

Encore, malgré tous les efforts des Président de la CEDEAO de le faire partir par la voie diplomatique, M. Gbagbo sera sourd-muet à toutes les concession et propositions. Et le 2 décembre, Thabo M’beki, mandaté par l’Union africaine (UA), monte au créneau. Le but, rencontrer les deux parties opposées pour trouver une issue favorable à la crise. De même que, le 17 décembre, Jean Ping, président alors de la Commission de l’Union, qui tentera une méditation, mais pas de solution. J’ai gagné. Non, c’est moi qui ait gagné ! Quel obstacle !

L’Union africaine, très préoccupée, ne tergiverse pas, lors de son Conseil de paix et sécurité de 28 janvier 2011, mais rappelle que toute solution de sortie de crise ne serait que pacifique. Elle annonce le 31 janvier la composition d’un panel. Composé des présidents d’Afrique du Sud, Jacob Zuma, de la Mauritanie, Mohamed Ould Abdel Aziz, du Burkina-Faso, Blaise Compaoré, de la Tanzanie, Jakaya Kikwete et du Tchad, Idriss Deby Itno, ce panel est déjà contesté par les deux camps adverses.

Nous nous rappelons des réactions proférées des deux parties opposées. Les Forces nouvelles de Côte d’Ivoire qui soutiennent Ouattara, déclarent : « […] les Forces nouvelles appellent le Président sud-africain, Monsieur Jacob Zuma et l’Afrique du Sud à ne pas s’opposer, ni ruser avec la Démocratie en Afrique. L’Afrique du Sud ne doit pas jouer le jeu de la confiscation du pouvoir et des présidences à vie en Afrique». Charles Blé Goudé, ministre de Gbagbo et chef des jeunes patriotes, déclare : « Pour nous, Blaise Compaoré doit être récusé et nous le récusons. Et il n’est pas le bienvenu en Côte d’Ivoire. Il est un danger pour la sous-région. C’est lui qui a déstabilisé la Sierra-Léone, le Libéria».

Mais, quoique ces réactions aient eu des effets immédiats (surtout celles des jeunes patriotes) sur la composition de ce panel pour récuser Blaise Compare, Gbagbo ne se relèvera jamais de la sentence du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine. Elle venait, après des consultations de 9 et 10 mars de reconnaitre la victoire de Ouattara.

Sur ces entrefaites, les exactions, les exécutions sommaires, les crimes les plus abominables contre l’humanité se commettaient à Abidjan, la capitale économique du pays le plus grand producteur de cacao sur le marché mondial, mais Abobo avec son Commando Invisible, commandé par Ibrahim Coulibaly dit IB, défiait les troupes loyales à Laurent Gbagbo malgré son aviation qui larguait des feux sur les habitants innocents de ce quartier populaire fidèle à Alassane Dramane Ouattara dit ADO.
image
Les machines de guerre sont rodées, mais les forces de Gbagbo sont défaites partout à l’intérieur du pays, par les Forces nouvelles fidèles à Ouattara qui de conquêtes à conquêtes finissent par encercler Abidjan pour que l’on puisse y voir la débandade d’une poignée de forces fidèle à Laurent.

Après la sécurisation des dix communes d’Abidjan, surtout les trois dernières (Cocody, Plateaux et Yopougon), récompenses de dix jours de combats intenses, l’assaut est lancé contre le bunker du président vaincu Gbagbo, la résidence présidentielle à Cocody. Et Laurent Gbagbo et la première des premières dames Simone (Gbagbo est polygame) et leurs entourages sont capturés par les FRCI, jadis FAFN, épaulées indirectement par l’ONUCI et la Force Licorne, et ce, par l’application de la résolution 1975 du Conseil de sécurité de l’ONU.
image

Sarko et le sarkozysme aveuglant

Il est à constater que du début jusqu’à la fin de cette crise socio-politico-militaire ivoirienne, Sarkozy, qui s’en vante, n’a joué un epsilon de rôle qui puisse faire entrer son nom dans quelque livre d’or que ce soit. Les acteurs clés français dont la restriction temporelle ne nous a pas permis de mentionner les noms, sont le Président Chirac (déjà sus-cité), Dominique de Villepin (à l’époque ministre de l’intérieur, et des affaires étrangères après), Michèle Alliot-Marie (défense) Michel Barnier (affaires étrangères), dont les trois ministres sont poursuivis aujourd’hui par la Cour de justice de la République, dans l’affaire de la mort de ces neuf soldats français et un humanitaire américain.

Et sans que l’on ne puisse y voir une fois de plus le nom de Sarkozy, l’on n’omettra pas d’en citer le nom de ce grand marchand d’armes, Robert Montoya, un ancien d’Elysée, on ne sait sous François Mitterrand, qui fournissait, depuis Togo, au vu et au su de DGSE, l’armement à Gbagbo, dont les deux Sukhoï qui ont fait passer de vie à trépas ces neuf soldats français et cet humanitaire américain.

La seule ingérence, pour ne pas dire intrusion, si je peux dire par certification, de Sarko dans cette crise socio-politico-militaire, qu’il se l’achète et qu’on le lui vend au prix des pacotilles, sera pendant le fameux Printemps arabe, précisément pendant cette ratée de révolution libyenne, dans laquelle Sarkozy et compagnie promue Les Amis de la Libye (l’Occident et les pays  »démocratiques » du Golf), pour couvrir les traces de quelques affaires louches ou pour se venger, ont commis (ou ont permis de commettre) des crimes inimaginables dans notre siècle des Lumières, des crimes contre l’humanité, et des crimes de guerre, en assassinant le seul révolutionnaire de la Libye, Mouammar Kadhafi, en lynchant nos frères et soeurs immigrés, parce que mercenaires imaginaires. Nous en avons recueilli quelques témoignages auprès de quelques rescapés de cette sale guerre, déplacés en Tunisie. C’est affreux… !

Alors que Sarkozy et compagnie étaient sévèrement critiqués par les panafricanistes et l’opinion internationale, suivie par quelques folliculaires à leur service qui en ont pris finalement conscience, pour avoir contourné la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU (Zone d’exclusion aérienne, le 17 mars 2011), et pour avoir été indifférents à la crise post-électorale ivoirienne qui ne faisait que des morts (car il n’y est pas de pétrole en gogo), Sarkozy était chargé alors par ses compairs compères qui gouvernent le monde vicieusement, de déposer le dossier ivoirien sur la table de l’ONU, avec quelques gouttes de larmes dessus, histoire de légitimer leur sale guerre en Libye et d’éliminer le colonel Kadhafi.

Au lieu de dénoncer tous ces crimes que l’homme noir a subi en Libye, le beau nègre au gros nez, surtout l’Ivoirien nouveau qui n’y voit rien, se fait adepte d’un sarkozysme aveuglant, ne cédant même plus de place à des analyses et critiques à l’encontre de Sarkozy et compagnie, coupables de l’expansion du terrorisme en Afrique noire, sous les pieds desquels l’État ivoirien a déroulé un long tapis rouge, lors de l’investiture de son Président élu.

Que ceux qui contribuent aujourd’hui à l’usurpation de l’histoire de l’Afrique, sachent que cette citation est de même Sarkozy :  » Ouvrez les yeux, jeunes d’Afrique ».

Par Kouroukanfouganews
Publié le 26 février 2016