« Pugilat » à la résidence de l’ambassade du Sénégal à Paris: Macky Sall « évacué » suite à une opération coup de poing de l’opposition

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Après Genève, le Président a encore été la cible de l’opposition à Paris. Selon le site afriqueconnection.com, quelques irréductibles opposants sénégalais à Paris se sont invités hier soir, à une réunion à la résidence de l’ambassade du Sénégal à Paris entre le président sénégalais et ses partisans venus de plusieurs pays européens.

« Ils n’ont certes pas réussi à pénétrer sous le chapiteau où leur bruit était audible. Mais leur opération coup de poing était suffisant pour mettre la résidence sens dessus dessous. En ce moment-là, c’est le coordonnateur de la DSE FRANCE, Demba Sow, qui était au micro. Plusieurs militants sont subitement sortis à leur rencontre pour en découdre avec eux. Des ministres ont ôté leurs vestes pour se bagarrer. Entre-temps Macky Sall a été évacué. La séance qui avait été interrompue pendant plus d’une demi heure vient de reprendre à l’instant. Le Président sénégalais a repris sa place « , témoigne le journaliste auteur de l’article qui promet d’y revenir avec des vidéos.

Du côté du pouvoir, on livre une autre version des faits. « Pendant que la réunion se déroulait dans une salle archi-comble, cinq individus ont tenté de s’infiltrer, profitant de l’arrivée de retardataires venant de l’Italie. Leur manœuvre a échoué, parce qu’ils ont vite été démasqués du fait de leur état. En effet, cela sautait à l’œil : ils avait visiblement pris des produits prohibés. Ils ont alors détalé, poursuivis par les membres de la Dse/ APR section Italie. Heureusement, les Crs (police française) se sont vite interposés et le pire a été évité », raconte Abdoul Aziz Mbaye, conseiller en Tic du chef de l’Etat.

Contacté par l’Observateur, le chargé de la Dse France confirme la tentative de sabotage, mais dément formellement la bagarre. « C’est invraisemblable! La vérité, c’est que ces gens-là sont venus à la porte de la résidence et se sont mis à chahuter. Leurs cris étaient assez forts pour être entendus jusque-là où se tenait la rencontre. Subitement, des jeunes, membres des délégations présentes, ont voulu sortir pour en découdre avec eux. Et il faut saluer le professionnalisme des forces de sécurité sénégalaises préposées à la résidence. Ces gendarmes ont fermé la porte de la résidence, empêchant les jeunes de sortir, sinon le pire allait se produire », a expliqué Moïse Sarr.

Par leral.net | 25-03-2017

Source: http://www.leral.net/Pugilat-a-la-residence-de-l-ambassade-du-Senegal-a-Paris-Macky-Sall-evacue-suite-a-une-operation-coup-de-poing-de-l_a196034.html#

Côte d’Ivoire/Affaire Ali Darwiche : Wattao cité dans le dossier, nie en bloc et charge la directrice du CCC

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L’homme d’affaires ivoiro-libanais prospère dans la région de la Mé, incarcéré à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (la MACA) pendant plusieurs semaines suite à une plainte du Conseil Café-Cacao pour le non-paiement sur les livraisons à crédit de 2200 tonnes de fèves de cacao dû aux planteurs d’Akoupé dans le sud de la Côte d’Ivoire, a été libéré mercredi soir. Mais le nom du lieutenant-colonel Issiaka Ouattara, alias Wattao, est désormais cité dans cette affaire, selon les informations de Jeune Afrique.

Il faut préciser que la mise en liberté d’Ali Darwiche, n’est que provisoire, intervenue après l’introduction d’une demande par la défense. Car des sources proches du parquet du tribunal de première instance d’Abidjan Plateau, ont confié au journal panafricain Jeune Afrique que la juge en charge du dossier [Adèle Kouassi N’dry] a lancé plusieurs commissions rogatoires.

Celles-ci visent la région d’Akoupé, lieu de domiciliation d’Ivoire Négoce d’Akouaba (INA, société fondée par Ali Darwiche), où des manifestations avaient éclaté le 23 janvier contre les impayés supposés de l’homme d’affaires ivoiro-libanais. Elles auront pour objectif d’attester du règlement entier des sommes dues aux planteurs, ou, à défaut, de l’ampleur des créances qu’il resterait à honorer.

Selon le dossier d’enquête consulté par Jeune Afrique, la directrice générale du CCC Massandjé Touré-Litsé, dans sa plainte déposée près le tribunal de première instance d’Abidjan Plateau, reprochait à celui qui a le monopole de l’achat de cacao dans la région de la Mé d’être à l’origine des troubles qui ont secoué la localité d’Akoupé le 23 janvier.

Wattao cité dans le dossier, nie en bloc et charge la directrice du CCC

Et dans le même dossier, la patronne du CCC, lors d’une audition dans son bureau le 10 février 2017, affirme avoir été informée des impayés supposés d’Ali Darwiche aux cacaoculteurs par le lieutenant-colonel Issiaka Ouattara, alias Wattao, récemment nommé commandant de la garde républicaine. Une information qui lui a ensuite été confirmée par les agents du CCC dans la région, l’amenant in fine à déposer plainte.

Joint au téléphone par Jeune Afrique, le lieutenant-colonel Issiaka Ouattara dit Wattao a nié en bloc cette affirmation de la directrice en la condamnant comme une “délation gratuite” : « C’est faux et c’est de la délation gratuite. Je n’ai jamais informé la directrice du CCC au sujet d’Ali Darwiche mais de manifestation ».

Par contre, le tout nouvellement promu Commandant de la Garde républicaine de la Côte d’Ivoire, charge la directrice du CCC, en précisant que c’est lui qui avait été joint par la patronne du CCC.

Et de conclure par ce qui sème le mystère autour de l’arrestation et l’incarcération de l’homme d’affaires ivoiro-libanais : « Le 23 janvier, quand des producteurs manifestaient à Akoupé, mes hommes stationnés dans la zone m’ont fait un rapport. Les planteurs qui manifestaient n’étaient pas des membres des coopératives avec lesquelles traitaient Monsieur Darwiche ».

KouroukanfougaNews

Un chef d’Ansarul Islam abattu au Burkina Faso

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Selon les informations, Harouna Dicko a été abattu sur une colline de Petega, un village situé à 25 kilomètres de Djibo dans le nord du pays. Dix-huit suspects ont aussi été interpellés dans le Nord.

Ouagadougou annonce la mort d’un certain Harouna Dicko. Il s’agit d’un présumé terroriste qui aurait perpétré plusieurs attaques dans le nord du pays.

« Cela fait quelques éléments nuisibles de moins » s’est félicité sur VOA Afrique le journaliste Ibrahim Maiga qui vit aux Etats-Unis et qui connait bien la région.

Selon les informations, Harouna Dicko a été abattu mercredi nuit sur une colline de Petega, un village situé à 25 kilomètre de Djibo dans le nord du pays. Il a été tué au cours d’une opération des forces de sécurité.

Operation menée après une attaque dimanche contre une unité mobile de gendarmes. Mercredi nuit, 18 personnes, qui seraient les hommes de main de Harouna Dicko, ont été interpellées et des armes récupérées, selon des sources sécuritaires.

Harouna Dicko est membre du groupe Ansarul Islam qui a revendiqué plusieurs attaques sanglantes dans le nord du Burkina. « Malam Ibrahim Dicko, le chef du groupe, lui, reste toujours introuvable. Ils n’ont pas de liens de parenté directe », selon M. Maiga.

Mi-décembre, un détachement de cette unité spéciale, déployée à Nassoumbou, à proximité de la frontière avec le Mali, avait subi l’attaque la plus meurtrière jamais perpétrée contre l’armée burkinabè, avec la mort de 12 soldats qui avait traumatisé tout le pays. Le Nord du Burkina, frontalier du Mali et du Niger, est le théâtre d’attaques jihadistes régulières depuis le premier trimestre 2015.

Par VOA | 23-03-2017

Gabon: Marie-Madeleine Mborantsuo visée par une enquête en France

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La présidente de la Cour constitutionnelle gabonaise Marie-Madeleine Mborantsuo est sous le coup d’une enquête en France pour des mouvements de fonds suspects. Une affaire pour le moins embarrassante.

La justice française s’intéresse de près au patrimoine de Marie-Madeleine Mborantsuo. La puissante présidente de la Cour constitutionnelle gabonaise est soupçonnée de recel de détournements, soustraction ou destruction de fonds publics et blanchiment en bande organisée. L’enquête préliminaire est menée par le parquet national financier.

Un recours présenté par son avocat a été soumis ce jeudi matin à la Chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris, qui a délibéré à huis clos. Cet avocat n’est autre que maître Pierre Haïk, considéré comme un ténor du barreau. Il a déjà défendu des politiciens connus comme Nicolas Sarkozy ou Laurent Gbagbo. Il était injoignable ce jeudi.

Selon le Canard Enchaîné, tout a commencé il y a trois ans. L’organisme anti-blanchiment Tracfin, qui dépend du ministère français de l’Economie, est alerté sur des mouvements de fonds suspects. Marie-Madeleine Mborantsuo réaliserait de très importants retraits et dépôts en espèces dans une série de banques au Canada, au Luxembourg, au Liban ou à Monaco, écrit le journal.

Le patrimoine immobilier de la magistrate à New York, en Afrique du Sud et en France aurait été examiné. Des policiers auraient d’abord saisi 100 000 euros en liquide dans un de ses appartements à Versailles, avant de mettre la main sur environ 1 million d’euros dans trois banques à Monaco. La présidente de la Cour constitutionnelle n’a pas répondu à nos sollicitations.

Par RFI | 23-03-2017

Le centre du Mali déplore huit morts dans le regain de violences intercommunautaires

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Le centre du Mali déplore au moins huit morts mercredi dans le regain de violences intercommunautaires ayant opposé la minorité peule à des ‘dozo’, chasseurs traditionnels appartenant essentiellement à l’ethnie majoritaire bambara, a-t-on appris des sources concordantes, dont l’AFP.

Un élu de la localité de Diabaly a rapporté à l’AFP que « Les ‘dozo’, chasseurs traditionnels, ont perdu de très nombreux boeufs, qui leur permettaient notamment de faire les travaux champêtres, mercredi dans le village de Tougou, situé à 60 km de Niono ».

« En représailles, ils ont poursuivi les +voleurs+ et un affrontement s’est déroulé à 20 km de Diabaly. Il y a eu au moins huit morts », a poursuivi cet élu sous le couvert de l’anonymat.

Une source sécuritaire malienne, à « Banikoro et à Songo, à une vingtaine de km de Diabaly », a confirmé ces affrontements et précisé que « la tension restait très vive  » dans le secteur.

Les dozo, d’après une autre source se confiant à l’AFP, dans leur expédition punitive, se sont déplacés à moto alors que depuis le 20 février, les Forces armées maliennes (FAMA) ont interdit la circulation des motos d’un village à l’autre dans cette région, en raison de leur utilisation « par les terroristes ».

Le bilan de huit morts, a été confirmée par une source à l’hôpital de Niono, qui a évoqué treize blessés qui y sont arrivés mercredi dans la soirée. « Parmi les civils blessés, certains nous ont effectivement parlé d’au moins huit morts. Nous avons donné les soins d’urgence », a ajouté cette source.

Par ailleurs, un renfort de l’armée malienne a été envoyé sur place « pour calmer les tensions », a affirmé à l’AFP une source militaire malienne basée à Gao (nord).

C’est la énième fois que des Peuls, éleveurs depuis la nuit des temps, et des Bambaras vaillants agriculteurs s’affrontent dans cette partie du Mali.

Mais il faut dire que depuis l’avènement du Front de Libération du Macina (FLM) d’Amadou Koufa, affiliée à des mouvements djihadistes actifs dans le nord du Mali, mais qui sévit dans le centre, les Bambara accusent souventes fois les Peuls d’être des informateurs ou des proches de ce groupe terroriste fondé par ce Peul.

En février dernier, des violences similaires avaient fait au moins 20 morts et des centaines de déplacés dans la même région. Quatre ministres, dont celui de la Justice, Mamadou Konaté, avaient été dépêchés par le gouvernement en vue de l’ouverture d’une enquête et apaiser les esprits tentés par le Diable.

Elles avaient causé en mai 2016 la mort d’une trentaine de personnes à Nampala, située dans la même zone. Les autorités maliennes avaient envoyé quelques temps après des médiateurs pour tenter de réconcilier les deux communautés.

Kouroukanfouganews avec AFP

Roméo Dou : l’Ivoirien qui vit de vers de terre

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A 37 ans, le jeune microbiologiste élève un drôle de troupeau. Des centaines de millions de lombrics. Si ces petites bestioles font peur à certains, elles lui rapportent à lui, beaucoup d’argent.

De l’engrais avec des vers de terre. Roméo Dou utilise ses lombrics pour produire un fertilisant 100% biologique à base de résidus de cacao. Quand il n’élève pas ses vers dans sa ferme, il récupère des cabosses de cacao en décomposition dans les champs.

Il s’est spécialisé dans le lombric compostage et son entreprise « Microfertile » ne vend qu’aux petits agriculteurs.

« J’ai réalisé que les vers de surface avaient un rôle vital pour les plantes. En analysant leurs excréments, on y retrouve une très grande richesse. Des éléments nutritifs et surtout des phytohormones qui sont très utiles à la plante », explique le lombriculteur.

En effet, les hormones végétales des lombrics renforcent les défenses immunitaires et favorisent la croissance des végétaux. Elles aident même à la conservation des fruits et améliorent la saveur. Et son produit séduit de plus en plus de petits producteurs.

« J’utilise l’engrais Microfertile depuis 4 mois et il faut dire que depuis que j’ai commencé à l’utiliser, mes productions ont quasiment doublé et sont de meilleure qualité. De plus, l’engrais de Roméo coûte dix fois moins cher que les engrais habituels qui sont pour la plupart chimiques », constate Abdoul Karim Diarrassouba, cultivateur de Poivron hors sol à Cocody à Abidjan.

Microfertile résiste également à l’eau de ruissellement qui souvent emporte près de 80% du produit déversé dans le sol. Cet engrais naturel peut rester incrusté pendant plusieurs mois aux pieds de la plante.

Par BBC Afrique | 21-03-2017

Côte d’Ivoire : Communiqué du conseil des ministres du mercredi 22 mars 2017

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Le mercredi 22 mars 2017, un Conseil des Ministres s’est tenu de 11h à 13h20, au Palais de la Présidence de la République à Abidjan, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République, Chef de l’Etat.

L’ordre du jour de cette réunion comportait les points suivants:

A/-Mesures Générales
⎯ Projets de décrets
B/-Mesures Individuelles
C/-Communications

A/– MESURES GENERALES

PROJETS DE DECRETS

1- Au titre du Ministère des Affaires Etrangères ;

Le Conseil a adopté un décret portant création du Comité National d’Organisation du 5e Sommet Afrique-Union Européenne qui se tiendra les 29 et 30 novembre 2017 en Côte d’Ivoire.

La Côte d’Ivoire a été désignée lors de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine, en sa 27e session, tenue les 16 et 17 juillet 2016 à Kigali, au Rwanda, pour abriter le 5e sommet Afrique-Union Européenne.
Ce Comité, placé sous la haute autorité du Vice-Président de la République, est chargé de mener les travaux préparatifs du sommet afin d’assurer le succès de cette rencontre de haut niveau.

2- Au titre du Ministère des Affaires Etrangères, en liaison avec le Ministère du Pétrole, de l’Energie et du Développement des Energies Renouvelables, le Ministère du Plan et du Développement, le Ministère du Budget et du Portefeuille de l’Etat et le Ministère de l’Economie et des Finances ;

Le Conseil a adopté un décret portant ratification de l’Accord de prêt n° 960, d’un montant total de sept millions (7 000 000) de Dinards Koweitiens, soit environ quatorze milliards trois cents millions (14 300 000 000) de francs CFA, conclu le 20 décembre 2016, entre le Fonds Koweitien pour le Développement Economique Arabe (KFAED) et la République de Côte d’Ivoire, en vue du financement du Projet de construction de la sous station 90/33 kV d’Adzopé.

Ce projet prévoit, outre la construction de la sous station 90/33kV et de ses extensions à Agboville et à Attakro, l’installation de lignes de 90 kV, l’une de 52 km entre Adzopé et Agboville et l’autre de 75 km entre Adzopé et Attakro ainsi que la construction d’un réseau de moyenne tension dans le département d’Adzopé.
Il s’agit pour le Gouvernement de réaliser, à l’aide de ce financement, un projet susceptible d’impacter positivement le développement du Département d’Adzopé, capitale de la Région du Mé, par l’augmentation de la production d’énergie électrique et par l’amélioration de la qualité de sa fourniture dans la région.

3- Au titre du Ministère des Affaires Etrangères, en liaison avec le Ministère de la Construction, du Logement, de l’Assainissement et de l’Urbanisme, le Ministère du Plan et du Développement, le Ministère du Budget et du Portefeuille de l’Etat et le Ministère de l’Economie et des Finances ;

Le Conseil a adopté deux décrets portant ratification d’accords de prêt :

• un décret portant ratification de l’Accord de Services Ijarah n°2 IVC-0047 d’un montant total de trois millions sept cent quarante mille (3 740 000) Euros, soit deux milliards quatre cent cinquante-trois millions deux cent soixante-dix-neuf mille cent quatre-vingts (2 453 279 180) francs CFA, conclu le 22 décembre 2016, entre la Banque Islamique de Développement (BID) et la République de Côte d’Ivoire, en vue du financement du Projet d’amélioration durable de la situation de l’assainissement et du drainage des eaux pluviales de la ville d’Abidjan ;

• un décret portant ratification de l’Accord de prêt Istisna’a n°2 IVC-0048 d’un montant total de soixante-seize millions sept cent vingt mille (76 720 000) Euros, soit cinquante milliards trois cent vingt-cinq millions vingt et un mille (50 325 021 000) francs CFA, conclu le 22 décembre 2016 entre la Banque Islamique de Développement (BID) et la République de Côte d’Ivoire, en vue du financement du projet d’amélioration durable de la situation de l’assainissement et du drainage des eaux pluviales de la ville d’Abidjan.

Ces deux accords de prêt ont pour objectif d’améliorer le cadre de vie des populations de la ville d’Abidjan, particulièrement celles des communes de Cocody et de Yopougon, à travers l’installation d’équipements de drainage des eaux pluviales, l’assainissement des eaux usées ainsi que la collecte et le ramassage effectifs des déchets solides.
Il porte précisément sur la réalisation des canaux primaires de drainage des eaux pluviales des bassins versants de Bounoumin-Riviera Golf et de Yopougon, sur la construction d’une station de traitement des boues de vidange, sur le raccordement de 10.000 ménages au réseau d’eaux usées dans le District d’Abidjan ainsi que sur l’acquisition de cent (100) containers à ordures ménagères.
Le Gouvernement entend ainsi mieux protéger les populations contre les inondations, garantir la santé publique, sécuriser les infrastructures routières et protéger les forages d’eau potable contre d’éventuelles contaminations.

4- Au titre du Ministère de l’Industrie et des Mines, en liaison avec le Ministère du Budget et du Portefeuille de l’Etat et le Ministère de l’Economie et des Finances ;

Le Conseil a adopté deux (02) décrets portant attribution de permis de recherche minière valables pour l’or :

• un décret portant attribution d’un permis de recherche minière à la Société TIETTO MINERALS COTE D’IVOIRE SARL dans les Départements de Zoukougbeu et d’Issia ;

• un décret portant attribution d’un permis de recherche minière à la Société LGL RESOURCES CI S.A dans les départements de Zoukougbeu et d’Issia.

Ces deux (02) permis de recherche minière sont délivrés pour une période de quatre (04) ans.

5- Au titre du Ministère de la Communication, de l’Economie Numérique et de la Poste, en liaison avec le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme ;

Le Conseil a adopté un décret portant identification des abonnés des services de télécommunications/TIC ouverts au public et des utilisateurs des cybercafés.

En application de l’ordonnance n° 2012-293 du 21 mars 2012 relative à l’obligation d’identification des utilisateurs des services de télécommunications/TIC et de la loi n° 2013-450 relative à la lutte contre la cybercriminalité, ce décret précise les règles d’identification des abonnés des services de télécommunications/TIC ouverts au public et des utilisateurs des cybercafés.
Ainsi, il rappelle que la commercialisation de toute carte Sim et de tout autre dispositif d’accès aux réseaux ou services de télécommunications doit faire l’objet d’une identification préalable de l’abonné. L’opération d’identification ne peut être effectuée en dehors des locaux de l’opérateur ou du fournisseur des services de télécommunications/TIC et de ceux de ses prestataires agréés. En conséquence, il interdit la vente ambulante de cartes Sim et de tout autre dispositif d’accès aux réseaux ou services de télécommunications. Il interdit également la vente de cartes Sim et de tout autre dispositif d’accès aux réseaux ou services de télécommunications pré-activés et/ou pré-identifiés par les opérateurs de téléphonie et les fournisseurs de services de télécommunications/TIC.
Aussi, le dispositif interdit l’abonnement aux services de télécommunications/TIC aux mineurs de moins de 16 ans. L’Autorité de Régulation des Télécommunications/TIC de Côte d’Ivoire (ARTCI) est autorisée à confisquer toute carte Sim ou tout dispositif d’accès non conforme aux prescriptions du présent décret, sans préjudice des autres sanctions prévues par les lois et règlements en vigueur.

6- Au titre du Ministère de l’Emploi et de la Protection Sociale, en liaison avec le Ministère auprès du Président de la République, chargé de la Défense, le Ministère du Budget et du Portefeuille de l’Etat et le Ministère de l’Economie et des Finances ;

Le Conseil a adopté un décret instituant un régime complémentaire au régime général de base de la Couverture Maladie Universelle (CMU) en faveur des fonctionnaires et agents de l’Etat.

Ce régime complémentaire, au bénéfice des fonctionnaires et agents de l’Etat, a pour but de prendre en charge les prestations ne relevant pas du régime général de base.
Le financement du régime complémentaire sera assuré par une partie des ressources financières issues des cotisations des fonctionnaires et agents de l’Etat affectées à la MUGEF-CI, qui sera également chargée de la gestion de ce régime complémentaire.

7- Au titre du Ministère de l’Emploi et de la Protection Sociale, en liaison avec le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, le Ministère du Budget et du Portefeuille de l’Etat et le Ministère du Commerce, de l’Artisanat et de la Promotion des PME ;

Le Conseil a adopté un décret fixant le barème financier de référence des mécanismes de prise en charge des frais de santé par la Couverture Maladie Universelle (CMU).

Ce décret établit, en application de la loi n° 2014-131 du 24 mars 2014 instituant la Couverture Maladie Universelle, le barème des tarifs des actes de santé et des prix des médicaments pris en charge par la CMU. Il fixe à 70%, pour la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et à 30% pour l’assuré, les proportions dans lesquelles sera effectuée la prise en charge des actes de santé et des médicaments. Il précise que ce taux peut être modulé pour les indigents ou dans certains cas spécifiques en lien avec des objectifs de santé publique, notamment dans les cas d’épidémie.
Un arrêté interministériel fixera ultérieurement, sur proposition de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie, les tarifs des actes de santé et les prix effectifs des médicaments pris en charge par la Couverture Maladie Universelle.

B/– MESURES INDIVIDUELLES

Au titre du Ministère des Affaires Etrangères ;

Le Conseil a donné son accord pour la nomination de :

• Monsieur TRAN Quoc Thuy, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Socialiste du Vietnam près la République de Côte d’Ivoire, avec résidence à Rabat (Maroc) ;

• Monsieur Girma Temesgen Barkessa, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Fédérale Démocratique d’Ethiopie près la République de Côte d’Ivoire, avec résidence à Abidjan ;

• Monsieur Stefano LO SAVIO, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République italienne près la République de Côte d’Ivoire, avec résidence à Abidjan ;

• Monsieur Acisclo Valladares Molina, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Guatemala près la République de Côte d’Ivoire, avec résidence à Londres (Royaume-Uni).

C/– COMMUNICATIONS

1- Au titre du Ministère de l’Industrie et des Mines, en liaison avec le Ministère du Budget et du Portefeuille de l’Etat et le Ministère de l’Economie et des Finances ;

Le Conseil a adopté une communication relative à la cession des participations détenues par la SODEMI dans la Société des Mines d’Or d’Ity (SMI).

Le Conseil des Ministres a autorisé la cession des 30% de parts détenues par la SODEMI dans le capital de la Société des Mines d’Or d’Ity (SMI), à raison de 25% au Groupe Endeavour Mining Corporation et de 5% au Groupe Didier Drogba.
Ainsi, le Groupe Endeavour Mining Corporation détiendra désormais 80% du capital de la SMI, le Groupe Didier Drogba 10% et l’Etat de Côte d’Ivoire 10%.
Cette opération permettra à Endeavour Mining de réaliser son plan d’investissement qui inclue la construction d’une usine d’une capacité de production de trois (3) millions de tonne d’or par an. Elle permettra également à la SODEMI d’intensifier ses activités de recherche et de prospection engagés dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie de développement minier de la Côte d’Ivoire.

2- Au titre du Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural ;

Le Conseil a adopté une communication relative à l’état de la commercialisation du cacao au 19 mars 2017.

Le niveau des stocks détenus dans les régions et en attente de déchargement dans les ports, qui était en moyenne de 60 000 tonnes sur la période allant de la mi-décembre à la mi-février, est aujourd’hui de l’ordre de 25 000 tonnes, avec une baisse hebdomadaire de l’ordre de 26% sur les deux dernières semaines. Aussi, au 19 mars 2017, le niveau cumulé des autorisations d’exportation est en hausse de 9,63% comparativement à la campagne 2015-2016. Le niveau des embarquements, à la même date, est en hausse de 7,11% comparativement à la campagne précédente.
Le ralentissement observé dans la commercialisation s’explique en partie par le niveau des cours à l’international, qui a connu une baisse significative au cours de la campagne. Ainsi, sur la période allant du 3 octobre 2016, début de la campagne principale 2016-2017, au 17 mars 2017, l’on note une baisse des prix internationaux de l’ordre de 27%, de 1704 francs CFA à 1239 francs CFA par kilogramme. Le prix payé au producteur ayant été maintenu sur toute la campagne, le Conseil du Café-Cacao a dû utiliser une part importante de ses ressources de stabilisation pour faire à ses obligations. Cela confirme l’effectivité du système de stabilisation, qui a permis le maintien du prix garanti de 1100 francs CFA le kilogramme de cacao.
A ce jour, le niveau actuel des stocks en région et le niveau des exportations traduisent une normalisation de la commercialisation du cacao au titre de la campagne principale qui s’achève le 31 mars 2017.

3- Au titre du Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, en liaison avec le Ministère du Budget et du Portefeuille de l’Etat et le Ministère de l’Economie et des Finances ;

Le Conseil a adopté une communication relative aux informations sur la collecte et sur l’utilisation des redevances prélevées sur la filière café-cacao au 31 décembre 2016.

La mise en œuvre de la réforme de la filière café-cacao entreprise par le Gouvernement, à travers le programme de vente anticipée à la moyenne, a permis, d’une part, de consolider le revenu du paysan en lui offrant un prix garanti bord champ d’au moins 60% du prix CAF et, d’autre part, d’améliorer les conditions de vie et de travail des producteurs et de leurs communautés.
En termes de résultats, le fonds de réserve technique, approvisionné par le Gouvernement pour garantir la viabilité du système des ventes anticipées à la moyenne, d’un montant initial de 40 milliards de francs CFA, a été porté à 70 milliards de francs CFA en juin 2015 et à 170 milliards de francs CFA en décembre 2016.
De janvier à décembre 2016, le cumul des achats déclarés de cacao s’établit à 1 634 424 tonnes contre 1 826 073 tonnes en 2015, soit une baisse de 10,50%. Sur la même période, les exportations de cacao s’établissent à 1 547 805 tonnes contre 1 814 481 tonnes sur l’année 2015, soit une baisse de 14,70%. Concernant le café, le cumul des achats déclarés entre le 1er janvier et le 31 décembre 2016 se chiffre à 105 601 tonnes contre 126 587 tonnes en 2015, soit une baisse de 16,58%. Sur la même période, les exportations de café s’élèvent à 85 923 tonnes en 2016 contre 85 243 tonnes en 2015 soit une hausse de 0,80%.
Au 31 décembre 2016, les redevances prélevées au titre de la campagne 2016-2017 s’élèvent à 10,43 milliards de francs CFA contre 10,38 milliards de francs CFA en 2015-2016, soit une hausse de 0,53%. Les décaissements effectués par le Conseil du Café-Cacao, en 2016-2017, au titre des investissements (FIMR, programme 2QC, sacherie brousse, relance caféière et réforme de la filière), s’élèvent à 7,84 milliards de francs CFA.

4- Au titre du Ministère de l’Economie et des Finances, en liaison avec le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme et le Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural ;

Le Conseil a adopté une communication relative à l’état d’avancement du remboursement des souscripteurs de l’agro-business.

Conformément aux décisions du Conseil des Ministres du 1er mars 2017, un administrateur séquestre a été nommé le 14 mars 2017 en vue d’assurer l’opération de remboursement des souscripteurs. Ainsi, la phase 1 concernant sept (7) sociétés dont les niveaux de ressources disponibles sont satisfaisants et permettent aux souscripteurs de recouvrer entre 50% à 100% de leur investissement initial, a effectivement démarré le 15 mars 2017. La phase 2, qui se rapporte aux entreprises dont les soldes bancaires disponibles sont compris entre 20% et 50%, démarrera le 23 mars 2017. Quant aux phases 3 et 4 qui concernent les sociétés dont les soldes sont compris entre 0 et 20%, les nombreuses réclamations portant sur les listes des souscripteurs concernés exigent un approfondissement des vérifications.
Par ailleurs, les investigations se poursuivent afin de retrouver de nouvelles ressources disponibles et/ou d’autres actifs dont la réalisation permettra de relever le taux de remboursement des souscripteurs concernés.

5- Au titre du Ministère de la Salubrité, de l’Environnement et du Développement Durable ;

Le Conseil a adopté une communication relative au bilan de la mise en œuvre de la 1ère édition de l’opération « Grand Ménage » dans les villes et communes de Côte d’Ivoire, le 04 mars 2017.

L’opération a effectivement démarré le 04 mars 2017 sous le parrainage de la Première Dame de Côte d’Ivoire, avec l’implication de décideurs, de leaders d’opinion et de certains groupements socio-professionnels.
L’opération a globalement connu un succès avec un taux de participation des communes d’Abidjan estimé à 76,92%. A l’intérieur du pays, 16 Directions Régionales du Ministère en charge de la Salubrité ont pu lancer l’opération, soit environ 62% de l’ensemble des Directions Régionales.
Aussi, dans le cadre de la poursuite de cette opération, et dans la perspective de pérenniser les acquis, le Conseil a instruit le Ministre chargé de la Salubrité à l’effet de renforcer la sensibilisation, d’améliorer la gestion des ordures ménagères et d’intensifier le contrôle de la salubrité de l’environnement ainsi que la répression des contrevenants aux règles d’hygiène publique, avec l’appui de la Police et de la Gendarmerie Nationale.
Le démarrage de la deuxième édition du « Grand Ménage » est prévu le samedi 1er avril 2017.

6- Au titre du Ministère de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration ;

Le Conseil a adopté une communication relative au point d’étape sur le dialogue social.

Dans le cadre du dialogue social engagé entre le Gouvernement et la plateforme des organisations syndicales, les parties ont convenu de la mise en place d’un comité de négociation d’une trêve sociale. A cet effet, un projet d’arrêté a été signé par le Premier Ministre et transmis aux organisations syndicales et au Conseil National du Dialogue Social pour observations. Les organisations syndicales ont désigné leurs représentants au sein du comité et les négociations relatives à la trêve sociale démarrent ce mercredi 22 mars 2017.

7- Au titre du Ministère du Commerce, de l’Artisanat et de la Promotion des PME, en liaison avec le Ministère du Budget et du Portefeuille de l’Etat, le Ministère de l’Economie et des Finances, le Ministère de l’Emploi et de la Protection Sociale, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, le Ministère de la Femme, de la Protection de l’Enfant et de la Solidarité et le Ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Emploi des Jeunes et du Service Civique

Le Conseil a adopté une communication relative à la signature d’un Accord-cadre de partenariat entre le Gouvernement et l’OIF pour la mise en place en Côte d’Ivoire, du « Programme de Promotion de l’Emploi par l’Entrepreneuriat chez les femmes et les jeunes en Afrique Subsaharienne Francophone ».

Ce programme, initié en 2015, vise à renforcer les capacités des pays ciblés afin de contribuer à la création d’emplois décents et de revenus durables par la promotion de l’entrepreneuriat chez les jeunes et les femmes dans les secteurs à fort potentiel de création d’emplois.
Pour la mise en place du programme, il est prévu la signature d’un Accord-cadre de partenariat entre l’OIF et la Côte d’Ivoire, qui figure parmi les 12 pays pilotes. Cet accord prévoit notamment l’accompagnement des porteurs de projets et d’entrepreneurs pour la mise en place d’incubateurs, l’appui au renforcement de l’environnement entrepreneurial et la mise en réseau des acteurs.

Fait à Abidjan, le 22 mars 2017
Bruno Nabagné KONE
Ministre de la Communication, de l’Economie Numérique et de la Poste,
Porte-parole du Gouvernement
porteparoledugvt@egouv.ci

Ministères | 23-03-2017