La marche de l’opposition togolaise étouffée dans l’œuf à Lomé

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La marche à l’appel du Parti national panafricain (PNP), prévue ce samedi 19 août 2017, à Lomé, n’a pas pu se tenir.

Comme l’a annoncé jeudi dernier le ministre togolais de la sécurité, le colonel Yark Dameyane, la manifestation du PNP, a été étouffée.

Dès les premières lueurs du jour, les forces de l’ordre ont bouclé le site du démarrage de la marche, rendant tout rassemblement impossible.

Malgré l’engouement des organisateurs de la marche, de leurs militants et sympathisants, cette manifestation n’a pas pu se tenir.

Pour les rares manifestants qui ont voulu « tenir tête » aux agents de sécurité dépêchés sur les lieux, les gaz lacrymogènes ont eu raison d’eux.

Le ministre de la sécurité s’est dit retrouvé dans l’obligation d’empêcher la marche car les organisateurs n’ont pas voulu changer d’itinéraire.

La marche devait se dérouler sur une partie de la nationale N°1, dans la banlieue nord de Lomé.

Pour le ministre Dameyane, l’intention du PNP était de bloquer le pays en empêchant pour des heures la circulation sur ce tronçon de la nationale N°1.

Mauvaise foi, crie Atchadam Tikpi, le leader du PNP.

« Nous n’allions qu’occuper qu’une partie de la voie et laisser l’autre pour la circulation », a martelé M. Tikpi.

Pour le président de ce jeune parti de l’opposition, le gouvernement fait entorse à la loi qui régit les manifestations publiques dans le pays, ce qui constitue une violation des droits de l’homme.

Pour rappel, le PNP a appelé à cette manifestation pour demander le retour à la constitution togolaise de 1992, qui limite le mandat présidentiel et prévoit un scrutin à deux tours.

L’autre revendication de ce parti est l’octroi du droit de vote à la diaspora.

Reportage de Kayi Lawson à Lomé pour VOA Afrique

Par VOA Afrique | 19-07-2017

Référendum constitutionnel au Mali: IBK jette l’éponge, jusqu’à nouvel ordre

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Dans une adresse solennelle aux Maliens dans la nuit de vendredi à samedi, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a décidé de surseoir au référendum sur le projet de de révision sur la nouvelle Constitution. Sur la question, deux camps, partisans et opposants de la révision constitutionnelle, se défiaient de plus en plus ouvertement.

Plus question, jusqu’à nouvel ordre, d’organiser un référendum sur le projet de nouvelle Constitution. Le président malien IBK, s’adressant aux Maliens très tard dans la nuit de vendredi à samedi à la télévision nationale, a déclaré : « J’ai décidé, en toute responsabilité, de surseoir à l’organisation d’un référendum sur la révision constitutionnelle. Pour le Mali, aucun sacrifice n’est de trop ! »

Pour justifier sa décision, le président IBK évoque les tensions perceptibles sur le terrain ces derniers temps, au sujet du référendum. « J’ai enregistré avec inquiétude la montée des radicalités. Ces alarmes, nous les avons partagées, vous et moi. Je vous ai entendu exprimer vos craintes de voir notre cher pays dériver vers des affrontements tragiques ».

Incontestablement, le chef de l’Etat malien a tenu un discours d’apaisement. Il s’est même déclaré prêt à ouvrir un dialogue inclusif et dépassionné sur le sujet : nous devons nous écouter, a-t-il poursuivi.

Peu avant son allocution, autre geste de décrispation, IBK a reçu au palais présidentiel une délégation de la plateforme « Touche pas à ma Constitution », plateforme très présente sur le terrain de la contestation.

Par RFI | 19-08-2017

Salif Diallo, le Président de l’Assemblée nationale burkinabè, est décédé en France

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Le pays des Hommes intègres subit un autre sort après celui qui a causé la mort de 18 personnes lors de l’attaque terroriste contre le café-restaurant Aziz Istanbul dimanche 13 août. Il vient de perdre son président de l’Assemblée nationale, Salif Diallo, depuis Paris dans la nuit de vendredi à samedi 19 août, apprend on des sources concordantes, dont Jeune Afrique.

Salif Diallo est décédé à l’âge de 60 ans. Il s’était rendu récemment à Tunis pour se soigner, avant de rejoindre la capitale française pour un « repos médical », selon un proche interrogé par Jeune Afrique. Il y est décédé des suites d’une longue maladie.

Né le 9 mai 1957 à Ouahigouya dans la province du Yatenga, Salif Diallo a marqué la vie politique du Burkina Faso, durant ces trente dernières années.

Plusieurs fois ministre dans le gouvernement de Blaise Compaoré, il était Assistant au cabinet du ministre de la Justice dès 1986, avant d’être le directeur du cabinet de Blaise de 1987 à 1989 et son secrétaire d’état en 1991. Il fut ambassadeur en Autriche en 2008.

Il était président du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP – au pouvoir) dont il est l’un des co-fondateurs en 2014 avec Roch Marc Christian Kaboré, devenu chef de l’État, et Simon Compaoré, l’actuel ministre de la Sécurité.

Que son âme repose en paix !

Kouroukanfouganews

Rwanda : Paul Kagamé investi pour un 3ème mandat

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Le président rwandais Paul Kagame a été investi vendredi pour un troisième mandat de sept ans.

La cérémonie a eu lieu en présence de 19 chefs d’État africains au stade national de Kigali.

Il a remporté les élections du 4 août avec près de 99% des voix.

M. Kagamé dirige le Rwanda depuis la fin du génocide de 1994.

Dans son discours d’investiture, il s’en est pris aux critiques qui dénoncent l’absence de liberté d’expression dans son pays.

« Chaque pays africain doit faire face aux efforts destinés à nous faire vivre en des termes fixés par d’autres. Ils demandent que nous remplacions des systèmes qui fonctionnent bien pour nous par des dogmes dans lesquels leurs propres peuples perdent rapidement foi. », a déclaré le chef de l’Etat, âgé de 59 ans.

Les présidents burundais Pierre Nkurunziza et congolais Joseph Kabila, n’ont pas fait le déplacement pour assister à la cérémonie.

M. Kagame avait recueilli 98,79% des voix, loin devant l’indépendant Philippe Mpayimana (0,73%), et Frank Habineza (0,48%), leader du Parti démocratique vert, le seul parti d’opposition autorisé au Rwanda.

Par BBC Afrique | 18-08-2017

Sierra-Leone : après la catastrophe, 3 pays africains donnent (au moins) autant que l’UE à 27

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En Sierra Leone, plus de 4 jours après la coulée de boue qui a fait au moins 400 morts et des milliers de sinistrés, l’aide humanitaire promise à l’un des pays les plus pauvres au monde commence à arriver. Si certains gouvernements et ONG internationales sont très actives à Freetown en ce moment, la mobilisation pour aider leur voisin sinistré est encore très timide. L’UE (hors Royaume-Uni) n’a pour l’instant débloqué qu’une aide de 350.000 dollars.

L’appel à l’aide d’Ernest Baï Koroma semble avoir timidement été entendu. Avec un bilan définitif qui pourrait se chiffrer à plus de 1000 morts et presque autant de personnes portées disparues, l’aide internationale arrive au compte-gouttes. Dans les capitales africaines, la légendaire solidarité africaine prend des allures de mythe.

Certains chefs d’Etat africains plus enclins à la compassion…

Certains chefs d’Etat du Continent comme Ellen Johnson Sirleaf du Libéria, Faure Gnassingbé du Togo en sa qualité de président en exercice de la CEDEAO ou encore Alpha Condé de la Guinée, ont grimpé dans leurs avions pour assister aux funérailles des victimes en signe de compassion.

Et pourtant, en lieu et place d’une aide humanitaire concrète que la Sierra Leone réclame pour faire face à cette catastrophe historique, les gouvernements africains sont plutôt enclins aux messages de condoléances et appels à l’aide. Résultat, un timide soutien africain à ce pays parmi les pauvres du monde, dévastée par des pluies diluviennes à l’origine de l’hécatombe.

Au nom du gouvernement ivoirien, Alassane Ouattara a envoyé, mercredi 16 août, une tonne et demie de médicaments à la Sierra Leone en plus de proposer son « expertise technique » pour la gestion post-catastrophe. « C’est un acte humanitaire, un acte de solidarité et de soutien à un peuple frère qui est éprouvé », a commenté Adama Koné, le ministre ivoirien de l’Economie et des finances.

Dans son sillage, le Guinéen Alpha Condé a fait acheminer 50.000 tonnes de riz (le cours du riz tourne autour de 400 dollars la tonne) et une enveloppe de 100.000 dollars à son voisin sierra léonais, « en attendant que le pays sinistré exprime ses besoins humanitaires ». Le Sénégalais Macky Sall a dépêché à Freetown, Augustin Tine, son ministre des Forces armées pour remettre un chèque de 100.000 dollars à la Sierra Leone.

Pour l’heure, dans le reste du Continent, les Chefs d’Etat se sont confondus en condoléances et en prières à l’heure où les Sierra Léonais enterraient leurs 600 morts à Waterloo près de Freetown. Cette timide aide africaine contraste avec la mobilisation de nombreux gouvernements non-africains et ONG qui avaient promis d’aider la Sierra Leone. Plus importante, au compte-gouttes et avec des disparités criantes, l’aide internationale commence à parvenir.

La plus grosse enveloppe à destination de la Sierra Leone est venue de Londres. En plus de son soutien à la coordination des secours aux sinistrés, le gouvernement britannique a mis à disposition de son ancienne colonie, une enveloppe de 6,4 millions de dollars.

Loin derrière, l’Union européenne qui a débloqué un premier chèque d’un peu plus 350.000 dollars (300.000 euros) en guise de première aide d’urgence. En comparaison, deux pays africains – Sénégal et Guinée- ont donné une aide plus conséquente que plus que les 27 pays de l’UE réunis.

L’ambassade israélienne à Dakar qui couvre la sous-région a déjà envoyée 20.000 portions de nourriture. Une aide humanitaire accompagnée « d’un message de compassion et de solidarité » du peuple israélien au peuple sierra-léonais selon un communiqué de la représentation diplomatique de l’Etat hébreu. « L’envoi d’eau potable, de couvertures et d’autres produits nécessaires vont suivre », précise toujours la même source.

Deuil de sept jours en espérant que le ciel ne se remette pas à pleurer

Sur la liste des donateurs, de ONG au chevet des nombreuses victimes de la catastrophe. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a débloqué une enveloppe de 150.000 dollars d’aide d’urgence. Il faut ajouter à cette somme, la Croix-Rouge a débloqué une enveloppe 275.000 dollars pour les opérations de recherche.

Sous l’égide de l’Onu, des organismes comme le Programme alimentaire mondial (PAM) ou la Croix-Rouge mobilisent leurs ressources pour acheminer leur aide en médicaments, en vivres et un appui aux secours des sinistrés. « Des plans d’urgence sont mis en place pour juguler toute épidémie potentielle de maladies comme le choléra, la typhoïde et la diarrhée », soulignait Stéphane Dujarric, le porte-parole du secrétaire général de l’ONU.

Pour l’heure, la période de sept jours de deuil national reste difficile à faire avec le souvenir pas si lointain des 4.000 morts dans l’épidémie d’Ebola. Les yeux désormais rivés vers le ciel gris en cette période d’hivernage, les Sierra Léonais espèrent que le ciel ne va se remettre à pleurer.

Par La Tribune | 18-08-2017

Source: http://afrique.latribune.fr/politique/integration-regionale/2017-08-18/sierra-leone-apres-la-catastrophe-3-pays-africains-donnent-au-moins-autant-que-l-ue-a-27-747314.html

Harare a requis l’immunité diplomatique pour Grace Mugabe, accusée d’avoir cassé la gueule à une top model en Afrique du Sud

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L’on ignore où se trouve actuellement Grace Mugabe, l’épouse du président zimbabwéen Robert Mugabe, après avoir été accusée par la police sud-africaine d’avoir agressé dimanche un top model dans un hôtel de Johannesburg.

Mais, selon plusieurs sources, dont l’AFP, qui se basent sur une annonce mercredi du ministère sud-africain de la Police, les autorités du Zimbabwe ont requis l’immunité diplomatique pour la First Lady qui s’est muée en une Amazone dans le pays de Mandela.

Par ailleurs, le ministère avait ajouté dans un communiqué que l’épouse du président nonagénaire Robert Mugabe se trouvait toujours sur le territoire sud-africain, contrairement à des informations de presse affirmant qu’elle avait regagné Harare.

La police sud-africaine, qui avait assuré mercredi savoir où se trouvait Grace Mugabe, mais avait refusé de révéler si elle avait ou non quitté le territoire, avait également affirmé à l’AFP par la voix de son porte-parole, Vishnu Naidoo, que « Nous continuons l’enquête, aucun mandat d’arrêt n’a été délivré », en sous-entendant l’immunité imminente pour la Première dame.

Grace Mugabe, en pole position pour succéder à son époux Robert Mugabe, était soupçonnée, selon une première version, d’avoir cassé la gueule à deux jeunes femmes qui se trouvaient enfermées avec ses fils dans un hôtel de Johannesburg, et était visée par une plainte pour agression, comme l’avaient indiqué mardi les autorités sud-africaines.

Une de ses victimes présumées, Gabriella Engels, âgée de 20 ans, avait raconté dans un premier temps au quotidien sud-africain The Times, que pendant qu’elle se trouvait avec les fils de Mme Mugabe et deux amis, la première dame zimbabwéenne qui se trouvait dans une chambre voisine était venue les agresser dimanche soir.

Et d’ajouter: « On était tranquillement dans notre chambre et elle est arrivée pour nous frapper. J’ai le front ouvert. Je suis mannequin et je gagne de l’argent grâce à mon look ».

Tout laissait à penser de prime abord que cette nouvelle affaire dégénérerait en un nouveau bras de fer entre les autorités et la Justice sud-africaines, qui en feraient une logomachie sur l’immunité diplomatique, comme celui qu’avait suscité celle du président soudanais Omar el-Béchir, qui, poursuivi pour génocide au Darfour par la Cour pénale internationale (CPI), avait échappé de justesse à l’exécution du mandat d’arrêt international lancée par la Cour contre lui, quand il se trouvait en Afrique du Sud pour un sommet de l’UA en juin 2015. Mais, apparemment, la Justice sud-africaine ne s’est pas encore prononcée sur cette nouvelle affaire.

Grace Mugabe, 52 ans, qui se trouvait en Afrique du Sud pour soigner une blessure au pied, selon les médias zimbabwéens, fait partie des favorites pour succéder à son mari Robert Mugabe qui ne doute pas de sa capacité à lui succéder en la qualifiant de « feu d’artifice bien épicé et désormais capable d’affronter les tensions politiques au sein du parti » Zanu PF.

Kouroukanfouganews

Burkina/Attaque : l’opposition exige une lutte plus efficace contre le terrorisme

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L’opposition politique burkinabè a appelé mercredi le gouvernement à « mettre tout en œuvre pour permettre au pays de lutter plus efficacement contre le terrorisme », suite à l’attaque terroriste qui a fait dimanche 18 morts et 22 blessés à Ouagadougou.

L’opposition politique réitère sa condamnation vigoureuse de cette « attaque ignoble », peut-on lire dans un communiqué.

Elle présente ses condoléances les plus attristées aux familles éplorées, et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

Tout en félicitant les forces de défense et de sécurité pour leur engagement patriotique et leur professionnalisme, elle salue également les immenses efforts fournis par le corps médical pour apporter des soins rapides et appropriés aux blessés.

L’opposition invite l’ensemble des citoyens à l’unité d’action contre le terrorisme.

Dans la nuit de dimanche à lundi, des terroristes ont ouvert le feu dans un restaurant turc dénommé « Aziz Istanbul », où ils ont tué 18 personnes et blessé une vingtaine d’autres, avant d’être abattus par les forces de défense et de sécurité burkinabè.

Jusqu’à présent aucune revendication de l’attaque n’a été enregistrée.

Les familles des 18 personnes décédées, sont invitées à procéder à l’enlèvement des corps jeudi, selon le Comité de gestion de crise du pays.

Un deuil national de 72 heures à compter de ce lundi à minuit a été décrété par le président burkinabè suite à l’attaque.

Le Burkina Faso a été victime de plusieurs attaques ces dernières années.

En janvier 2016, des terroristes ont attaqué le Splendid Hôtel, un hôtel-restaurant de luxe situé dans le même quartier. Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) avait revendiqué sur un site web nommé « Jihad » cet attentat, qui avait fait une trentaine de morts.

Par Xinhua | 17-08-2017